« Le moi a beau se réfugier dans un groupe pour récupérer une apparence de puissance : rien n’est plus malléable que la masse. »
Marcel De Corte
De la force, 1980, éditions Dominique Martin Morin, 2019
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« Le moi a beau se réfugier dans un groupe pour récupérer une apparence de puissance : rien n’est plus malléable que la masse. »
Marcel De Corte
De la force, 1980, éditions Dominique Martin Morin, 2019
« Les inventions techniques d’aujourd’hui sont l’instrument d’une extraordinaire domination sur les masses. […] Le choix entre la liberté et l’asservissement n’est pas donné dans la technique en tant que telle. Celle-ci peut être révolutionnaire ou réactionnaire, elle peut servir la liberté ou l’oppression, la centralisation ou la décentralisation. »
Carl Schmitt
La notion de politique (Der Begriff des Politischen), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Steinhauser, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2009
« L’anticipation d’une tyrannie douce mais, néanmoins, implacable met très souvent en lumière la manipulation de la mémoire, de la réalité et de l’information comme moyen de domination. Une anticipation remarquable de la postdémocratie occidentale ! »
Michel Geoffroy
Bienvenue dans le meilleur des mondes. Quand la réalité dépasse la science-fiction, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2023
« Je ne pense pas que même le Pouvoir ou la Domination soit le véritable centre de mon histoire. Cela fournit le thème de la Guerre, d’une chose suffisamment sombre et menaçante pour paraître d’une importance extrême, à cette époque ; mais il s’agit avant tout d’un “cadre” permettant aux personnages de se révéler. Le véritable thème, pour moi, est lié à quelque chose de beaucoup plus intemporel et difficile : la Mort et l’Immortalité : le mystère de l’amour du monde dans le cœur d’un peuple “condamné” à le quitter et à le perdre (apparemment). »
John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 186, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005
« Le mariage et la maternité sont parfois perçus comme des esclavages. Le rapport hétérosexuel, même consenti, relèverait du viol, car il perpétuerait la domination des mâles. »
Georges Guiscard
Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ?, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2021
« L’ennui avec les droits de l’homme est que nul ne saurait en jouer qu’au détriment de certains hommes. »
Michel Villey
Le droit et les droits de l’homme, Presses Universitaires de France, coll. Quadrige, 2014
« C’est dans le divertissement, dans l’amusement, dans l’avachissement ludique, que les digues de la raison cèdent et que le cerveau se rend disponible pour les grandes multinationales, qu’en somme la régression se substitue à la sublimation : “s’amuser signifie être d’accord”. »
Baptiste Rappin
Tu es déjà mort ! Les leçons dogmatiques de Ken le survivant, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2019
« La dénonciation des puissances d’argent fait oublier celle qu’exerce celui qui à chaque instant nous concerne. La critique du capital dispense de s’interroger sur les vices et les vertus de l’économie monétaire dont il n’est qu’un avatar, sur l’infection subtile que la “mise en valeur”, la magie des prix, le jeu des pièces et des billets exercent dans l’esprit de chaque individu. »
Bernard Charbonneau
Il court, il court le fric…, éditions Opales, 1996
« Avec 1789 débute le règne de l’Argent, fondé sur le papier qui lui donne l’ubiquité sans laquelle il n’aurait pas dominé la terre. »
Bernard Charbonneau
Il court, il court le fric…, éditions Opales, 1996
« Nous vivons l’époque des évidences oubliées. Répétons-nous donc. La nature, c’est tout ce qui, dans l’univers, n’est pas fait de main d’homme. Tout ce que homo faber, dans son obsession du contrôle total, ne contrôle, justement, pas.
La nature autour et en face de nous est la limite de notre pouvoir sur la matière, sur le monde et sur notre propre destin. »
Slobodan Despot
« Sortir de la tour sans porte », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« L’idée-principe de la modernité (du 17e siècle à la moitié du 20e) reposait sur la séparation entre la culture et la nature. L’homme était considéré “comme maître et possesseur de la nature” (Descartes). Cette domination forcenée a abouti à la dévastation du monde. Les saccages écologiques, dont l’actualité n’est pas avare le prouvent abondamment. Cette conception : le sujet pensant dominant un objet inerte, a conduit, déchaînement technologique aidant, à une véritable décadence spirituelle ! »
Michel Maffesoli
« L’émergence d’une sensibilité écosophique », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« C’est commettre une erreur grosse de conséquences, de postuler comme tant d’auteurs que la grande formation politique, l’État, résulte naturellement de la sociabilité humaine. Cela paraît aller de soi, car tel en effet est sans doute le principe de la société, fait de nature. Mais cette société naturelle est petite. Et l’on ne peut passer de la petite société à la grande par le même processus. Il faut ici un facteur de coagulation, qui dans la très grande majorité des cas n’est pas l’instinct d’association, mais l’instinct de domination. C’est à l’instinct de domination que le grand ensemble doit son existence. »
Bertrand de Jouvenel
Du pouvoir, 1945, éditions Hachette, coll. Pluriel, 1972