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Thème

Citations sur l'éducation

Le meilleur des livres…

« Le meilleur des livres est celui qui ne se contente pas de me pro­cu­rer un plai­sir en venant satis­faire mon attente : au contraire, il la sur­prend, la dépasse, me tire hors de mon état ini­tial ; et c’est en me dépas­sant, à sa lec­ture, que je m’ap­proche de ce que je suis, de ce que je pense, res­sens et vis. Par son ouvrage, l’au­teur ne m’offre pas qu’un diver­tis­se­ment : il aug­mente en moi ma propre liber­té — il m’aug­mente de moi-même, pour­rait-on dire. C’est d’ailleurs là le prin­cipe même de son auto­ri­té l’auc­tor est celui dont le propre est d’au­gere, d’aug­men­ter. Ce que l’au­teur fait croître en moi, ce n’est pas seule­ment un conte­nu de savoir, une quan­ti­té de culture, un capi­tal à entre­te­nir, mais l’être même que je suis. »

Fran­çois-Xavier Bellamy
Les Déshé­ri­tés ou l’urgence de trans­mettre, édi­tions Plon, 2014

Rien n’est plus beau que d’apprendre par cœur…

« Rien n’est plus beau que d’ap­prendre par cœur, c’est-à-dire de rece­voir plei­ne­ment une par­celle de cet immense héri­tage qui reste tou­jours à com­prendre. L’ex­pres­sion même mani­feste, de façon lumi­neuse, l’u­ni­té de l’in­tel­li­gence et de la sen­si­bi­li­té, aug­men­tées ensemble de ce qui nous est trans­mis. Apprendre par cœur, c’est lais­ser un texte, une musique, un savoir nous habi­ter, nous trans­for­mer, éle­ver et élar­gir notre esprit et notre cœur jus­qu’à leur propre hau­teur. De cette matu­ra­tion, notre être même a besoin. »

Fran­çois-Xavier Bellamy
Les Déshé­ri­tés ou l’urgence de trans­mettre, édi­tions Plon, 2014

Les totalitarismes du XXe siècle s’intéressaient…

« Les tota­li­ta­rismes du XXe siècle s’intéressaient prin­ci­pa­le­ment à l’embrigadement de la jeu­nesse, enten­dez les ado­les­cents ou les enfants de plus de 10 ans. Le tota­li­ta­risme du XXIe siècle va plus loin. L’enfant est édu­qué – réédu­qué plu­tôt – dès l’école pri­maire, la mater­nelle, voire la crèche. À tra­vers des livres et des exer­cices visant à nier les dif­fé­rences de sexe et d’origine par exemple. »

Jean-Yves Le Gallou
Seize thèses sur la socié­té de pro­pa­gande, Polé­mia, 15 juin 2019

Le culte du héros commence avec le premier…

« Le culte du héros com­mence avec le pre­mier livre de la tra­di­tion occi­den­tale, L’Iliade, d’Homère, écrite vers le VIIe siècle avant notre ère. C’est le per­son­nage d’Achille qui res­te­ra un modèle pour l’éducation grecque : celui-ci pré­fère une vie courte et glo­rieuse à une vie longue et sans gloire. Achille dit qu’on lui a appris à tou­jours vou­loir être le pre­mier et à sur­pas­ser tous les autres. »

Ivan Blot
Le héros dans notre civi­li­sa­tion : héros tra­giques et héros his­to­riques, pre­mier opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 sep­tembre 2015

La novlangue – la distorsion du sens des mots…

« La nov­langue – la dis­tor­sion du sens des mots pour chan­ger la nature de ce qu’ils dési­gnent – carac­té­rise l’ordre post-démo­cra­tique euro­péen. Elle est la langue des domi­nants qui vou­draient bien qu’elle devienne aus­si celle des sujets du Sys­tème afin qu’ils s’y soumettent. »

Jean-Yves Le Gal­lou (dir.)
Nou­veau dic­tion­naire de nov­langue, La nov­langue revi­si­tée (avant-pro­pos), Polé­mia édi­teur, 2013

En excitant la combativité de la jeunesse…

« En exci­tant la com­ba­ti­vi­té de la jeu­nesse, on la rend plus orgueilleuse et bruyante, en la pre­nant d’une main mal­adroite, on la rend laide. La jeu­nesse à l’é­tat natu­rel est tou­jours modeste, gen­tille, recon­nais­sante pour tout ce qu’on lui accorde avec cœur, mais qui­conque se mêle d’é­du­quer sans savoir éveiller le res­pect, n’a pas à s’é­ton­ner s’il n’é­veille qu’in­so­lence et cruauté. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

La promotion de l’idéal diversitaire justifie un harcèlement médiatique…

« La pro­mo­tion de l’i­déal diver­si­taire jus­ti­fie un har­cè­le­ment média­tique per­ma­nent pour ame­ner les popu­la­tions à s’y conver­tir et pour iden­ti­fier ceux qui résistent à ses sirènes. Il est même néces­saire de heur­ter le sens com­mun, de le désta­bi­li­ser et lui faire perdre toute valeur d’é­vi­dence, pour qu’il ne sub­siste qu’à la manière de sté­réo­types à congé­dier et de pré­ju­gés à décons­truire – cela per­met­tra de démas­quer ceux qui s’y attachent exa­gé­ré­ment. C’est ce qu’on appel­le­ra pudi­que­ment des cam­pagnes pour faire évo­luer les mentalités. »

Mathieu Bock-Côté
L’Em­pire du poli­ti­que­ment cor­rect, Les Édi­tions du cerf, 2019

La propagande est triplement efficace…

« La pro­pa­gande est tri­ple­ment effi­cace : par le gavage, par la sidé­ra­tion, par l’intimidation.
Le condi­tion­ne­ment est quo­ti­dien. En cer­taines cir­cons­tances (guerre, atten­tat, émeutes, crise finan­cière), la pres­sion de pro­pa­gande est telle qu’elle abou­tit à la sidé­ra­tion des cibles (c’est-à-dire des citoyens), inca­pables de résis­ter et de bouger.
La pro­pa­gande a aus­si une fonc­tion inti­mi­dante : celui qui tente de résis­ter risque d’être balayé, ostra­ci­sé, frap­pé d’interdit sco­laire ou pro­fes­sion­nel ou de mort civique ou média­tique. »

Jean-Yves Le Gallou
Seize thèses sur la socié­té de pro­pa­gande, Polé­mia, 15 juin 2019

Le vieil ordre des valeurs maintenait au cœur des hommes…

« Les monar­chies avaient déjà empli d’une autre cire les alvéoles de la féo­da­li­té, mais les alvéoles exis­taient tou­jours, elles for­maient le gâteau d’où le miel débor­dait : ain­si la morale mili­taire res­tait l’ar­ma­ture sur laquelle un per­son­nage nou­veau, le gen­til­homme, fai­sait repo­ser des manières qui parais­saient très éloi­gnées de l’es­prit féo­dal, mais qui se rap­por­taient au même code. Les inon­da­tions, les raz-de-marée de l’his­toire pas­saient sur ce ter­rain humain sans en détruire de relief : les falaises et les crêtes tom­baient, mais, après ces ébou­le­ments, le vieil ordre des valeurs main­te­nait au cœur des hommes ses col­lines et ses étagements. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

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