« Le meilleur des livres est celui qui ne se contente pas de me pro­cu­rer un plai­sir en venant satis­faire mon attente : au contraire, il la sur­prend, la dépasse, me tire hors de mon état ini­tial ; et c’est en me dépas­sant, à sa lec­ture, que je m’ap­proche de ce que je suis, de ce que je pense, res­sens et vis. Par son ouvrage, l’au­teur ne m’offre pas qu’un diver­tis­se­ment : il aug­mente en moi ma propre liber­té — il m’aug­mente de moi-même, pour­rait-on dire. C’est d’ailleurs là le prin­cipe même de son auto­ri­té l’auc­tor est celui dont le propre est d’au­gere, d’aug­men­ter. Ce que l’au­teur fait croître en moi, ce n’est pas seule­ment un conte­nu de savoir, une quan­ti­té de culture, un capi­tal à entre­te­nir, mais l’être même que je suis. »

Fran­çois-Xavier Bellamy
Les Déshé­ri­tés ou l’urgence de trans­mettre, édi­tions Plon, 2014

À propos de l'auteur

François-Xavier Bellamy, né le 11 octobre 1985 à Paris, est un professeur agrégé de philosophie, essayiste et homme politique français. Adjoint au maire de Versailles de 2008 à 2019, il conduit aux élections européennes de 2019 en France la liste des Républicains (LR), qui arrive en quatrième position. Il siège depuis au Parlement européen.
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Les 10 dernières citations

Il faudra bien un jour dans ce pays que ça craque…

« – Tu penses comme moi. Il fau­dra bien un jour dans ce pays que ça craque.
– Si nous par­lons du même pays, je pense même que ça craque depuis les der­niers Valois. »

Michel Audiard
Alain Delon et Daniel Cec­cal­di dans Mort d’un pour­ri (film), 1977, in Audiard par Audiard, édi­tions René Châ­teau, 2005

La justice, c’est comme la Sainte-Vierge…

« La jus­tice, c’est comme la Sainte-Vierge, si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s’installe. »

Michel Audiard
Phi­lippe Noi­ret dans Pile ou Face (film), 1980, in Audiard par Audiard, édi­tions René Châ­teau, 2005

L’autorité conduit souvent à l’isolement…

« L’autorité conduit sou­vent à l’isolement qui conduit les empe­reurs sur les rochers et les céli­ba­taires dans les cuisines. »

Michel Audiard
Dans Les Bons Vivants (film), 1965, in Audiard par Audiard, édi­tions René Châ­teau, 2005

La vérité n’est jamais amusante…

« La véri­té n’est jamais amu­sante. Sans cela tout le monde la dirait. »

Michel Audiard
Lino Ven­tu­ra dans Les Bar­bouzes (film), 1964, in Audiard par Audiard, édi­tions René Châ­teau, 2005

Car il n’est rien qui puisse me satisfaire…

« Car il n’est rien qui puisse me satisfaire ;
La nou­veau­té, sur terre, est si tôt défraîchie ;
Je me sens aspi­ré sans cesse vers le haut, plus détaché,
Proche de plus en plus de la splen­deur solaire. »

Yukio Mishi­ma
Poème Icare in Le soleil et l’acier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

Le sang s’écoule, l’existence est détruite…

« Le sang s’écoule, l’existence est détruite et les sens anéan­tis accré­ditent pour la pre­mière fois l’existence conçue comme un tout, com­blant l’espace logique entre voir et exis­ter… C’est cela, la mort.
Voi­là com­ment j’appris que l’heureux sen­ti­ment d’exister éprou­vé un moment au cou­cher du soleil dans une vie de sol­dat ne pou­vait être fina­le­ment accré­di­té que par la mort. »

Yukio Mishi­ma
Le soleil et l’a­cier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

S’il était vrai que mon moi fût ma demeure…

« S’il était vrai que mon moi fût ma demeure, mon corps figu­rait en ce cas un ver­ger à l’entour. Il m’était loi­sible soit de culti­ver à plein ce ver­ger, soit de le lais­ser enva­hir par la mau­vaise herbe. Libre à moi de choi­sir, mais cette liber­té n’allait pas de soi autant qu’on pour­rait le croire. Bien des gens, à la véri­té, vont jusqu’à bap­ti­ser des­ti­née” les ver­gers de leur demeure.
Un beau jour, il me vint à l’esprit de culti­ver mon ver­ger de toutes mes forces. À cette fin, j’utilisai le soleil et l’acier. »

Yukio Mishi­ma
Le soleil et l’a­cier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

Le besoin où j’étais d’éduquer mon corps…

« Le besoin où j’étais d’éduquer mon corps aurait pu être pré­vu dès l’instant où je res­sen­tis l’attirance des don­nées pro­fondes de la sur­face. Je savais que la seule chose qui pou­vait for­ti­fier une telle idée c’était le muscle. Qui accorde la moindre atten­tion à un théo­ri­cien d’éducation phy­sique décrépit ? »

Yukio Mishi­ma
Le soleil et l’a­cier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

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