Thème
Citations philo
Les plus beaux présents…
« Les plus beaux présents des dieux sont gratuits. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
Je les ai vus, Monsieur le Ministre…
« – Je les ai vus, Monsieur le Ministre. Le frère, la sœur et trois garçons avec des visages d’ancien temps.
– Que voulez-vous dire par là ?
– Le REGARD. Chez les adolescents d’aujourd’hui, on ne trouve plus de regards comme cela, heureusement.
– Précisez, je vous prie.
– Je n’aime pas ce mot mais je n’en trouve pas d’autre. La PURETÉ. Ces trois-là ressemblent à l’autre. Une limpidité de regard à vous dégoûter à jamais d’être né. »
Jean Raspail
Sire, Éditions de Fallois, 1991
Les rats ne lâcheront pas le fromage…
« Eh oui ! Pour toujours. Les rats ne lâcheront pas le fromage “occident” qu’après l’avoir dévoré en entier et comme il était de grasse et belle taille, ce n’est pas pour demain. Ils y sont encore. »
Jean Raspail
Le Camp des saints, éditions Robert Laffont, 1973
La lâcheté devant les faible…
« La lâcheté devant les faibles est une des formes les plus actives, les plus subtiles et les plus mortelles de la lâcheté. »
Jean Raspail
Le Camp des saints, éditions Robert Laffont, 1973
C’est le mot vérité qui compte…
« C’est le mot “vérité” qui compte. Nous vivons une époque où seule la vérité fait peur. C’est un mot mystérieux. On ne sait pas ce qu’il cache. On ne veut pas savoir. On l’évite. Mais il fait peur. Et le moment venu, chez les peuples sains, il se trouve parfois un nombre suffisant de types qui ont tellement la trouille qu’ils se retournent au lieu de s’enfuir et font face à leur peur et lui courent dessus pour en détruire la cause. C’est ce que j’espère. Sans trop y croire. Pensez-vous que ce pays soit encore un pays sain ? »
Jean Raspail
Le Camp des saints, éditions Robert Laffont, 1973
Il existe au total un fond de pensées helléniques très diversifié…
« Il existe au total un fond de pensées helléniques très diversifié, qui fut dans toute l’Europe, et vingt-sept siècles durant, l’inspirateur de longs débats entre écoles. Plus que les querelles de doctrines qui agitent les commentateurs, on peut en retenir deux leçons décisives. Elles sont, aujourd’hui encore, très éclairantes dans l’examen des erreurs qui parsèment les histoires respectives des nations européennes.
La première leçon hérite de l’Iliade, précisément de ce passage dans lequel le maître de l’Olympe, en pleine bataille confuse, saisit un détail décisif : un archer vise le combattant Hector. Homère note : “Cela n’échappa pas (ou lèthé) à la sagacité prudente de Zeus”, lequel dévia la flèche. Il y a là une forme verbale (ou lèthé) de ce qui, chez les philosophes, désignera sous une forme nominale la vérité (alèthéïa). La vérité, ici, n’est pas un contenu doctrinal descendu de cieux inconnaissables, mais l’expression d’une subtilité d’observation dont le sage sait tirer les bonnes conclusions. Toutes les écoles philosophiques antiques s’accordèrent sur ce point : la vérité est d’abord ce qui, à l’expérience ou à la réflexion, n’échappe pas à un examen subtil et sagace, évidemment conditionné par les circonstances du moment. Penser, c’est s’adapter.
Un second point d’accord unit les différentes écoles : l’hubris, la démesure, l’excès, est pour elles une faute cardinale mettant en danger non seulement ceux qui frayent avec elle, mais aussi ceux qui les écoutent ou les imitent et, à terme, la Cité elle-même. Toute action, en d’autres termes, doit s’accorder à ses fins particulières, qui sont précieuses mais limitées ; et les actions des uns et des autres n’ont qu’une seule fin générale : la protection et l’accroissement de l’oïkos, de ce bien commun suprême qu’est la Cité, malheureusement absente des soucis européens modernes. »
Jean-François Gautier
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018
Une communauté subsiste tant que parmi ses membres…
« Une communauté subsiste tant que parmi ses membres les causes d’amitié et d’union restent supérieures aux causes d’inimitié et de division. Les tribunaux sont établis pour châtier, réprimer et, s’il le faut, exclure ceux de chaque communauté qui montrent envers leurs confrères ce visage de loup qu’ils doivent réserver à l’ennemi commun. De même les honneurs anthumes ou posthumes ont servi de tout temps à récompenser ceux des membres de la communauté qui se sont montrés les plus “loups” envers l’ennemi ou, s’il est permis d’ainsi dire, les plus “dieux” envers leurs amis et compatriotes. Beaucoup de héros ont été déifiés ainsi, à titre militaire ou civil. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, Éditions L’Âge d’Homme, 2002
Ce n’est pas par des paroles que s’engagent les décisions…
« Ce n’est pas par des paroles que s’engagent les décisions, mais seulement par le travail. »
Martin Heidegger
Qu’est-ce qu’une chose ? (Die Frage nach dem Ding), 1935 – 1936, trad. Jean Reboul et Jacques Taminiaux, éditions Gallimard, 1971, coll. TEL, 1988
Vivre, c’est faire de son rêve un souvenir…
« Vivre, c’est faire de son rêve un souvenir. »
Sylvain Tesson
Petit traité sur l’immensité du monde, éditions des Équateurs, 2005
C’est aux âmes les plus spirituelles…
« C’est aux âmes les plus spirituelles, en admettant qu’elles soient les plus courageuses, qu’il est donné de vivre les tragédies les plus douloureuses : mais c’est bien pour cela qu’elles tiennent la vie en honneur, parce qu’elle leur oppose son plus grand antagonisme. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
Il faut vivre comme on pense…
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