« Je convins ce soir-là que l’héroïsme peut ne pas s’accompagner du chant du clairon et que l’on peut être un grand patriote sans haïr personne. »
Henri Vincenot
Walther, ce boche mon ami, éditions Denoël, 1954
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« Je convins ce soir-là que l’héroïsme peut ne pas s’accompagner du chant du clairon et que l’on peut être un grand patriote sans haïr personne. »
Henri Vincenot
Walther, ce boche mon ami, éditions Denoël, 1954
« Le monde, aujourd’hui, est à la veille sinon de sa propre perte, du moins d’un tournant de l’Histoire qui ne le cède en rien en importance au tournant du Moyen Âge sur la Renaissance : ce tournant exigera de nous une flamme spirituelle, une montée vers une nouvelle hauteur de vues, vers un nouveau mode de vie où ne sera plus livrée à la malédiction, comme au Moyen Âge, notre nature physique, mais où ne sera pas non plus foulée aux pieds, comme dans l’ère moderne, notre nature spirituelle. »
Alexandre Soljenitsyne
Le déclin du courage, discours à l’université de Harvard du 8 juin 1978, trad. Geneviève et José Johannet, éditions Les Belles Lettres, 2014
« La disparition ou la marginalisation du modèle héroïque est caractéristique du phénomène de la décadence. Pour Heidegger, il faut être en veille pour pouvoir accompagner l’éclaircie de l’être quand elle se produira. Alors, l’homme redeviendra un homme véritable qui tel saint Georges réussira à vaincre le dragon par l’alliance de la force du cœur et de l’élévation de l’esprit. »
Ivan Blot
Les décadences dans l’histoire, deuxième opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 7 octobre 2015
« Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon (…) [S]“il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté antiislamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. »
Charles Maurras
L’Action française, 13 juillet 1926, à propos de l’inauguration de la grande mosquée de Paris
« Ne se sentir aucun devoir vis-à-vis de ses ancêtres finit toujours par éliminer tous sens du devoir vis-à-vis de ses enfants. On ne s’émancipe des impératifs du passé que pour se soustraire aux responsabilités de l’avenir. »
Julien Rochedy
Twitter, 21 février 2020
« Je me répétais : “Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation”. »
Hélie Denoix de Saint Marc
Les sentinelles du soir, éditions les arènes, 1999
« Ces questions s’aiguisent avec le temps, surtout certains soirs, quand la vitalité et parfois le courage diminuent. La tentation du découragement plane, comme un aigle qui tourne autour de sa proie, en cercles rapprochés. C’est alors que l’on se tourne vers cet enfant que l’on a été, débordant d’un appétit de vivre que rien ne semblait pouvoir rassasier, grave de la vérité de la vie. Surtout, pense-t-on en soi-même, faites que je ne le déçoive pas. »
Hélie Denoix de Saint Marc
Les sentinelles du soir, éditions les arènes, 1999
« Ce qui est en jeu, ce n’est pas d’arrêter le mouvement ; c’est au contraire de sauver la possibilité d’un mouvement authentique. Pour qu’un changement effectif nous approche du meilleur, encore faut-il un point d’appui : “Donnez-moi, demandait Archimède, un point fixe et un levier, et je soulèverai la terre.” Si l’on nous refuse tout point fixe, nos leviers même les plus puissants ne nous serviront à rien… En affirmant que tout est mobile, on tue en fait le mouvement. Le progressisme a détruit l’idée de progrès en décrivant le changement comme nécessaire par principe. Il faut sauver de cette illusion absurde les progrès véritables dont nous avons besoin : et voilà comment nous pourrons remettre la main sur notre propre destin. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
« La conscience humaine ne vise à rien de moins que l’éternité. Et c’est précisément ce que professe la philosophie naissante face à la sophistique : quand l’intelligence n’a d’autre but que de changer aussi vite que les ombres qui passent, elle devient inconsistante comme elles et tout aussi inféconde. De la même manière, quand le progressisme moderne s’enorgueillit d’être l’art d’épouser au mieux le mouvement, quand il considère par principe qu’il faut changer, bouger, évoluer, alors il détruit la possibilité de tout progrès authentique. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
« La science elle-même se déploie dans le temps, bien sûr : elle découvre peu à peu de nouvelles connaissances, de nouvelles vérités, qui ajustent l’une après l’autre notre représentation du réel. Mais si la science a une histoire, c’est celle d’un mouvement vers cette vérité qui n’en a pas, et dont la nécessité est étrangère à nos découvertes. L’histoire des sciences a un sens, parce que les sciences s’approchent peu à peu dans le temps de ce qui est extérieur au temps. Et on peut parler de ce cheminement de la science comme d’un progrès, si l’on considère ce cheminement par rapport à l’objectif immuable que constitue la vérité, vers laquelle tout chercheur tente simplement d’avancer.
On ne peut donc parler de progrès que pour décrire un mouvement qui se connaît pour but un point d’arrivée immobile. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018