« Une période de décadence se reconnaît au déclin des valeurs morales qui permettent la survie d’une société. »
Ivan Blot
Les décadences dans l’histoire, deuxième opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 7 octobre 2015
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« Une période de décadence se reconnaît au déclin des valeurs morales qui permettent la survie d’une société. »
Ivan Blot
Les décadences dans l’histoire, deuxième opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 7 octobre 2015
« Les élites décadentes, coupées de leur vraie mission de servir Dieu, la famille, la patrie, ont l’argent comme préoccupation première. Les valeurs dont elles se gargarisent sont surtout des valeurs financières. L’esprit de Juda qui, dans l’Évangile, est payé pour avoir trahi le Christ n’est jamais loin. »
Ivan Blot
La trahison des élites, sixième opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 2 février 2016
« Les signes s’accumulaient, sans que nous en percevions, tout au nord du pays, loin de la capitale et de ses clochers dorés, les exactes conséquences.
Nous comprenions vaguement comment, sans savoir réellement pourquoi. Tout allait vite, avec des modifications tangibles dans notre vie de tous les jours, mais rien n’était net. Tout changeait dans le flou, comme si une sorte de guimauve envahissante, poisseuse et tenace, transfusée dans les artères vivantes du pays, gelait le cœur et les âmes, et aussi les rouages de l’Etat, les activités de la nation, pétrifiant jusqu’au corps profond de la population. Dans quel but ? »
Jean Raspail
Septentrion, éditions Robert Laffont, 1979, réed. 2007
« La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés. »
Antonio Gramsci
Cahiers de prison (Quaderni del carcere), 1929 – 1935, trad. Monique Aymard et Françoise Bouillot, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de philosophie, 1996
« (…) nous avons suivi le joueur de flûte et il nous mène à travers les décors qu’il a construits sur notre chemin. Il imite la voix de la conscience et des pénitents l’accompagnent, se flagellent et gémissent sons leur cagoule. Et le chant de la conscience universelle, les vêpres de la conscience universelle, s’élèvent comme la nuée du tabernacle en tête de la procession : leur faux-bourdon emplit le ciel, les haut-parleurs dans les nues le répercutent comme un requiem désespéré, il s’élève entre les façades comme le chant immense de tous les hommes. Et les psaumes de ce miserere ne nous disent qu’une chose, qui est de tuer en nous la voix qui ne veut pas se taire, de tuer en nous la colère intraitable, de tuer en nous la bête indocile qui refuse le joug et le troupeau : et elle invite à respecter “les maîtres”. »
Maurice Bardèche
Sparte et les Sudistes, éditions Les Sept Couleurs, 1969
« Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son ensemble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis, ainsi que, bien entendu, l’Organisation des Nations unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société tout entière. »
Alexandre Soljenitsyne
Le déclin du courage, discours à l’université de Harvard du 8 juin 1978, trad. Geneviève et José Johannet, éditions Les Belles Lettres, 2014
« La disparition ou la marginalisation du modèle héroïque est caractéristique du phénomène de la décadence. Pour Heidegger, il faut être en veille pour pouvoir accompagner l’éclaircie de l’être quand elle se produira. Alors, l’homme redeviendra un homme véritable qui tel saint Georges réussira à vaincre le dragon par l’alliance de la force du cœur et de l’élévation de l’esprit. »
Ivan Blot
Les décadences dans l’histoire, deuxième opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 7 octobre 2015
« Au nom des principes moraux, on détruit le spirituel ; au nom du primat de l’économie, on détruit la famille, au nom du droit, on détruit l’armée et son esprit, au nom de la raison, on détruit les traditions. »
Ivan Blot
Le héros dans notre civilisation : héros tragiques et héros historiques, huitième opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 2 mai 2017
« De même que j’étais antisoviétique et pro-russe, je suis anti-UE et pro-européen. L’UE est cette antiphrase orwellienne qui brouille ce qu’elle prétend pacifier et qui divise ce qu’elle veut unir. Cette construction-là est morte, ce n’est plus qu’un navire fantôme qui court sur son erre. »
Slobodan Despot
Entretien accordé à la revue Rébellion, nº 55, juillet-août 2012
« Face à la décadence, trois genres de réaction révèlent un type d’homme : les uns, la majorité, acceptent sans broncher de ne pas voir ce qui les tue et frémissent ou ricanent si d’aventure un éveillé tente de leur ouvrir les yeux. Cynisme ou perversion, une minorité jouit des décadences comme s’il était possible de ne pas être englouti par la montée des eaux d’égout. Une autre minorité, les purs, refuse les fatalités trompeuses ; elle prend les armes et combat. »
Christopher Gérard
Préface au Chant des alouettes de Thibaud Cassel, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2017
« “La nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon”.
C’est l’ultime message que nous a laissé Dominique Venner et nous ressentons clairement aujourd’hui l’importance que revêt le troisième élément de ce triptyque fondateur. Au moment où le fanatisme islamique détruit méthodiquement le patrimoine archéologique et artistique oriental et où le prétendu “art contemporain” impose partout sa laideur et ses provocations dérisoires, il est devenu impossible de faire l’économie d’une réflexion sur le rapport que les Européens ont, au fil du temps, entretenu avec la beauté.
Celle des paysages où se manifeste, de Delphes à Brocéliande, le souffle de l’esprit, celle des sanctuaires où, de Vézelay à Chartres, ils ont affirmé leur foi, celle des palais où le beau a légitimé le pouvoir… Dans ses diverses manifestations, l’art européen s’est imposé, contre la tentation iconoclaste venue d’Orient, comme le reflet de la vie, comme le moyen d’exprimer la transcendance que recèle le monde. »
Philippe Conrad
La beauté comme horizon, allocution au deuxième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 25 avril 2015
« C’est une vocation héroïque que d’affronter la vague la plus tourbillonnante et de savoir que deux destins sont à égale distance, le destin de ceux qui finiront avec la dissolution du monde moderne et le destin de ceux qui se retrouveront dans l’axe central et royal du nouveau courant. »
Julius Evola
Révolte contre le monde moderne (Rivolta contro il mondo moderno), 1934, éditions Kontre Kulture, 2019