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Citations d’un auteur français

La politique concerne l’exercice de la puissance…

« La poli­tique concerne l’exercice de la puis­sance : les hommes poli­tiques sont cen­sés être des hommes de pou­voir. Or, du pou­voir, ils n’en ont pra­ti­que­ment pas. Ils s’en sont des­sai­sis, ils l’ont fui ou l’ont reje­té. En tout cas, ils ont lais­sé échap­per cet attri­but majeur qui consti­tue pour­tant l’apanage des hommes de leur espèce. Aus­si sont-ils aujourd’hui aux vrais poli­tiques ce que les droïdes” sont aux humains. Appa­rem­ment par­faits, il leur manque pour­tant l’essentiel. »

Bru­no Mégret
L’Autre scé­na­rio pour la France et l’Europe, Édi­tions Cité liber­té, 2006

Ils sont bêtes, mais c’est pour faire rire…

« Ils sont bêtes, mais c’est pour faire rire. Ils ne savent rien, mais ils ont réponse à tout. Ils n’ont rien à dire, mais ils parlent tout le temps. Tout chez eux est incor­rect, sauf leurs idées. Ils n’ont que des amis car ils peuvent détruire ceux qui ne le sont pas. Ils ont tou­jours rai­son car ils sont applau­dis sur com­mande. Ils n’ont peur de rien, sauf de l’audimat.
Ils sont ani­ma­teurs de talk-shows ou de rea­li­ty-shows. Ils passent en prime time tous les jours ou toutes les semaines. Ils invitent les intel­lec­tuels, les artistes et les hommes poli­tiques, mais ils s’invitent aus­si entre eux. Ils disent ce qu’il faut pen­ser, ce qu’il faut aimer et ce qu’il faut détes­ter. Ce sont les grands prêtres de la pen­sée unique. »

Bru­no Mégret
L’Autre scé­na­rio pour la France et l’Europe, Édi­tions Cité liber­té, 2006

Hier ils voulaient interdire d’interdire…

« Hier ils étaient presque tous che­ve­lus, aujourd’hui beau­coup sont chauves. Hier ils lut­taient contre le pou­voir, aujourd’hui ils sont au pou­voir. Hier ils vou­laient inter­dire d’interdire, aujourd’hui ils décident de ce qui est inter­dit. Hier ils lan­çaient des pavés, aujourd’hui ils lancent des anathèmes. »

Bru­no Mégret
L’Autre scé­na­rio pour la France et l’Eu­rope, Édi­tions Cité liber­té, 2006

La gauche ne s’est jamais heurtée à un adversaire…

« Pen­dant toute la période où elle domi­nait, la gauche ne s’est jamais heur­tée, au sein du sys­tème ins­ti­tu­tion­nel en tout cas, à un adver­saire doc­tri­nal, à un pro­jet alter­na­tif, à une idéo­lo­gie de rem­pla­ce­ment. Par consé­quent, si elle dis­pa­raît, il ne reste pra­ti­que­ment rien de poli­tique. »

Bru­no Mégret
L’Autre scé­na­rio pour la France et l’Eu­rope, Édi­tions Cité liber­té, 2006

Écrire c’est une sorte d’ébénisterie…

« Le manie­ment de cet extra­or­di­naire agen­ce­ment qu’est la langue fran­çaise… Écrire c’est une sorte d’é­bé­nis­te­rie, de menui­se­rie : il y a une gram­maire, il y a une syn­taxe, il y a des mots, il faut que ça s’emboîte, il faut que ça s’emboîte bien, il faut que la colle tienne, etc… C’est toute une affaire. »

Jean Ras­pail
Fes­ti­val Éton­nants Voya­geurs, Saint-Malo, lun­di 23 mai 1994. Avec Michel Déon.

C’est le rôle de l’entreprise…

« Aujourd’hui, c’est le rôle de l’entreprise, comme de toute struc­ture humaine qui vise sa propre per­pé­tua­tion, que d’identifier, révé­ler et mettre en situa­tion (plu­tôt que for­mer) les chefs de demain. »

Phi­lippe Schleiter
Mana­ge­ment, le grand retour du réel, VA Press édi­tions, 2017

Sens de la hiérarchie et volonté de pérennité…

« Sens de la hié­rar­chie et volon­té de péren­ni­té. Ces deux traits suf­fisent à décrire l’entreprise comme une ins­ti­tu­tion tran­chant radi­ca­le­ment avec la pro­pen­sion actuelle à l’avachissement et à la dissolution. »

Phi­lippe Schleiter
Mana­ge­ment, le grand retour du réel, VA Press édi­tions, 2017

Être gai, savoir l’être au plus âcre des souffrances du corps…

« Être gai, savoir l’être au plus âcre des souf­frances du corps, le res­ter lorsque la dévas­ta­tion et la mort frappent dure­ment auprès de vous, tenir bon à ces assauts constants que mènent contre le cœur tous les sens sur­ex­ci­tés, c’est pour le chef un rude devoir, et sacré. Je ne veux point fer­mer mes sens pour rendre ma tâche plus facile. Je veux répondre à toutes les sol­li­ci­ta­tions du monde pro­di­gieux où je me suis trou­vé jeté, ne jamais esqui­ver les chocs quand ils devraient me démo­lir, et gar­der mal­gré tout, si je puis, cette belle humeur bien­fai­sante vers laquelle je m’ef­force comme à la conquête d’une ver­tu. »

Mau­rice Genevoix
Ceux de 14, 1949, édi­tions Flam­ma­rion, 2013

L’ardente volonté de réussir me possède…

« Je cours, pen­dant que les balles sifflent à mes oreilles et font jaillir la boue autour de mes jambes. À cette minute encore, je me sens sou­le­vé, jeté en avant par une force qui n’est plus en moi : il faut trou­ver le com­man­dant de la bri­gade, lui par­ler, pro­vo­quer l’ordre néces­saire. Je ne mesure pas le poids de ma res­pon­sa­bi­li­té ; mais je la sens lourde, et l’ar­dente volon­té de réus­sir me pos­sède tout entier. »

Mau­rice Genevoix
Ceux de 14, 1949, édi­tions Flam­ma­rion, 2013

Leurs voix rauques s’entendent à travers la fusillade…

« Hur­rah ! Vorwärts !…”
Ils s’ex­citent en hur­lant, les sau­vages. Leurs voix rauques s’en­tendent à tra­vers la fusillade, déchi­que­tées par les déto­na­tions pres­sées, char­riées par le vent avec les rafales de pluie. Vent furieux, pluie for­ce­née ; il semble que la rage des com­bat­tants gagne le ciel. »

Mau­rice Genevoix
Ceux de 14, 1949, édi­tions Flam­ma­rion, 2013

La conscience de cette allégresse toute-puissante…

« Je suis dans cet état étrange qui fut le mien, pour la pre­mière fois, à Som­maisne. Mes jambes se meuvent toutes seules, je me laisse mar­cher, sans réflexion, seule­ment avec la conscience de cette allé­gresse toute-puis­sante qui me ravit à moi-même et fait que je me regarde agir. »

Mau­rice Genevoix
Ceux de 14, 1949, édi­tions Flam­ma­rion, 2013

À cinq heures, le feu prend à l’église…

« À par­tir de trois heures, l’ar­tille­rie lourde alle­mande bom­barde Rem­ber­court. À cinq heures, le feu prend à l’é­glise. Le rouge de l’in­cen­die se fait plus ardent à mesure que les ténèbres aug­mentent. À la nuit noire, l’é­glise est un immense bra­sier. Les poutres de la char­pente des­sinent la toi­ture en traits de feu appuyés et en hachures incan­des­centes. Le clo­cher n’est plus qu’une braise énorme au cœur de laquelle on aper­çoit, toutes noires, les cloches mortes.
La char­pente ne s’ef­fondre pas d’un seul coup, mais par larges mor­ceaux. On voit les poutres s’in­flé­chir, céder peu à peu, res­ter sus­pen­dues quelques ins­tants au-des­sus de la four­naise, puis y dégrin­go­ler avec un bruit étouf­fé. Et chaque fois jaillit, très haut, une gerbe d’é­tin­celles claires dont le rou­geoie­ment, comme un écho, flotte long­temps sur le ciel sombre. Je suis res­té des heures les yeux atta­chés à cet incen­die, le cœur ser­ré, dou­lou­reux. Mes hommes, endor­mis sur la terre, jalon­naient de leurs corps inertes la ligne des tran­chées. Et je ne pou­vais me déci­der à m’é­tendre et à dor­mir, comme eux. »

Mau­rice Genevoix
Ceux de 14, 1949, édi­tions Flam­ma­rion, 2013

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