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Citations d’un auteur français
Il y a au fond trois féminismes…
« Il y a au fond trois féminismes : celui qui défend les femmes et rappelle que les valeurs féminines ne sont pas moins respectables que les valeurs masculines – c’est le seul qui soit à la fois légitime et nécessaire -, celui qui veut mettre les hommes plus bas que terre parce que la Terre doit être “délivrée du mâle”, et celui qui décrète que tout compte fait il n’y a ni hommes ni femmes : le sexe n’est rien, le “genre” est tout. Le mélange des trois aboutit à des contradictions. De même qu’il est difficile de défendre à la fois la parité et la “non-mixité”, il est assez contradictoire de dire que les hommes sont des “porcs”, que les femmes sont “des hommes comme les autres” et que le masculin n’est qu’une illusion. »
Alain de Benoist
« La passion neutre », Éléments n°170, février-mars 2018
Il s’agit aussi d’abolir la nature humaine…
« Mais il s’agit aussi d’abolir la nature humaine. L’homme est carnivore, donc prédateur, donc carnassier, donc agresseur, donc violeur en puissance. L’idéal serait qu’il devienne herbivore. On assiste à la condamnation des hommes, non seulement parce qu’ils sont des hommes, mais parce qu’ils s’obstinent, en manifestant leur attirance pour l’autre sexe, à témoigner du fait que l’espèce humaine est sexuée et qu’il y a en elle du masculin et du féminin. »
Alain de Benoist
« La passion neutre », Éléments n°170, février-mars 2018
La notion de foyer devrait être au centre…
« La notion de foyer devrait être au centre d’un écologie véritable. Le mot écologie dérive lui-même du grec oikos, qui signifie “demeure, maison “. L’écologie véritable doit remettre le foyer domestique au cœur de la vie sociale afin de rééquilibrer le désencastrement (pour reprendre la formule de Karl Polayni dans La Grande Transformation) de l’économie de la société. »
Eugénie Bastié
« Pour un souverainisme vert », Front Populaire n°1, été 2020
Limite, foyer, prudence, beauté : tels devraient être les points cardinaux d’une écologie authentique…
« Limite, foyer, prudence, beauté : tels devraient être les points cardinaux d’une écologie authentique. Il faudrait lui en ajouter une cinquième : l’écologie de la conscience, c’est-à-dire le droit de préserver son âme de la publicité, du bruit, de la pollution lumineuse et de tout ce qui dans le monde moderne “conspire contre toute forme de vie intérieure” (Bernanos). »
Eugénie Bastié
« Pour un souverainisme vert », Front Populaire n°1, été 2020
L’écologie est une invitation à la cohérence…
« L’écologie est une invitation à la cohérence. Il est invraisemblable que certains écologistes défendent la PMA généralisée tout en s’opposant fermement aux OGM. Ou proclament le droit à la préservation des peuples autochtones d’Amazonie tout en prônant l’ouverture totale des frontières pour les peuples occidentaux. Le no-borderisme, tout comme la surenchère sociétale, sont incompatibles avec une écologie authentique. »
Eugénie Bastié
« Pour un souverainisme vert », Front Populaire n°1, été 2020
Entre un écologisme pour qui la nature…
« Entre un écologisme pour qui la nature n’est que le prétexte d’une idéologie révolutionnaire antisystème et un technolibéralisme qui voudrait continuer comme si de rien n’était la grande marche en avant destructrice, y‑a-t-il une autre voie ? Nous le pensons, et celle-ci pourrait prendre la forme d’un souverainisme vert, réaliste et décent, qui allie le souci de l’enracinement avec celui de la préservation de la beauté du monde. »
Eugénie Bastié
« Pour un souverainisme vert », Front Populaire n°1, été 2020
C’est aussi en posant des limites à notre emprise…
« Ce n’est pas simplement en voulant optimiser nos relations avec notre habitat (par une gestion durable des écosystèmes) que nous nous sauverons. C’est aussi en posant des limites à notre emprise, en respectant l’espace du sauvage pour ce qu’il est, en posant un regard gratuit et, en un sens, fraternel sur le loup, le lynx et l’ours des Pyrénées, sur le sanglier et le crapaud accoucheur, sur la chouette de tengmalm et l’azuré des paluds. Ainsi seulement, nous approcherons peut-être, un peu mieux, ce que nous sommes et la signification de notre appartenance au monde. Méditons les vers d’Hölderlin : “C’est en poète que l’homme habite sur cette terre.” »
Fabien Niezgoda
Le sens de l’écologie politique : une vision par delà droite et gauche, éditions Sang de la Terre, 2017
N’aborder la nature que dans le rapport utilitaire…
« N’aborder la nature que dans le rapport utilitaire que l’homme peut entretenir avec elle est pourtant très problématique, y compris pour l’homme lui-même, comme j’ai cherché à le montrer précédemment en m’appuyant sur la philosophie de Heidegger. Quoi qu’il en soit, entrer dans la logique comptable de l’intérêt et ne pas accorder à la nature une valeur intrinsèque, c’est risquer de la voir passer par pertes et profits. L’évaluation de l’avantage résultant de la préservation d’un espace naturel peut très bien estimer cet avantage inférieur à celui d’une exploitation à court terme ou d’une destruction pure et simple. »
Fabien Niezgoda
Le sens de l’écologie politique : une vision par delà droite et gauche, éditions Sang de la Terre, 2017
À proximité des nuits précédant Noël…
« À proximité des nuits précédant Noël ou les équinoxes, périodes rituelles de transition et nuits de tempête propices aux déploiements imaginatifs, on voyait se déchaîner dans les cieux tourmentés une chevauchée fantastique qu’Henri Heine a décrite dans un bref poème :
C’est l’heure où les esprits
Font leur Chasse sauvage…
Halloh ! Hussa ! Hennissements aigus,
Claquement des fouets, mugissement des cors.
Et les abois, et les cris, et les éclats de rire
Font raisonner l’espace »
Dominique Venner
Dictionnaire amoureux de la chasse, éditions Plon, coll. Dictionnaire amoureux, 2006
Ils avaient concentré sur eux…
« Pendant des siècles et même des millénaires, ils avaient concentré sur eux toutes les terreurs des campagnes profondes où l’on colportait sur leur compte des histoires à vous glacer le sang. Ainsi, tout en effrayant le Gévaudan, les loups ont-ils hanté les fantasmes de maints petits chaperons rouges, peuplant aussi l’imaginaire d’hommes et de garçons que séduisait leur réputation de fierté sauvage et indomptée. Les Romains ne furent pas les seuls à se proclamer “fils de la louve”. Incorporé vers l’âge de huit ans dans une meute de “louveteaux”, je me suis initié à la fraternité des loups que nous enseignait Rudyard Kipling. Il m’en est resté quelque chose. »
Dominique Venner
Dictionnaire amoureux de la chasse, éditions Plon, coll. Dictionnaire amoureux, 2006
L’histoire, comme une bonne fée veillant sur la France…
« L’histoire, heureusement, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire souvenir qu’il n’y a pas à désespérer. Les situations les plus catastrophiques trouvent toujours un dénouement. Le sursaut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cherchant à retrouver les fondements de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que millénaire. »
Louis Alphonse de Bourbon
Vœux aux Français de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon à l’occasion de la Fête des Rois, legitimite.fr, 6 janvier 2019
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