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Citations d'un auteur allemand

On a pas hésité à donner à l’homme bon une valeur supérieure…

« On a pas hési­té à don­ner à l’homme bon” une valeur supé­rieure dans le sens du pro­grès, de l’utilité, de la pros­pé­ri­té de l’homme. Et si le contraire était vrai ? Et s’il y avait chez le bon” aus­si un symp­tôme de régres­sion qui per­met­trait au pré­sent de vivre en quelque sorte aux dépens de l’avenir ? »

Frie­drich Nietzsche
La Généa­lo­gie de la morale – Un écrit polé­mique (Zur Genea­lo­gie der Moral – Eine Streit­schrift), 1887, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Le Livre de Poche, 2000

Tout peuple incarne une idée particulière…

« Tout peuple incarne une idée par­ti­cu­lière qui est un tout indi­vi­sible et lui appar­tient, comme il est lui-même un tout indi­vi­sible qui s’appartient. Il est né avec cette idée. C’est avec cette idée qu’il est sor­ti du sein mater­nel de la race et de la terre pour se jeter dans son espace historique. »

Arthur Moel­ler van den Bruck
La révo­lu­tion des peuples jeunes, recueil de textes écrits entre 1916 et 1923, trad. Jean-Paul Allard, édi­tions Par­dès, 1993

L’humanité sur cette terre se trouve dans une situation dangereuse…

« L’humanité sur cette terre se trouve dans une situa­tion dan­ge­reuse. Pour­quoi ? Est-ce pour la seule rai­son qu’une troi­sième guerre mon­diale peut écla­ter brus­que­ment et qu’elle entraî­ne­rait la des­truc­tion com­plète de l’humanité et la ruine de la terre ? Non pas. Un dan­ger beau­coup plus grand menace les débuts de l’âge ato­mique – et pré­ci­sé­ment au cas où le risque d’une troi­sième guerre mon­diale pour­rait être écar­té […] (Ce dan­ger, c’est) qu’un jour, la pen­sée cal­cu­lante fût la seule à être admise et à s’exercer […] Alors la plus éton­nante et féconde vir­tuo­si­té du cal­cul qui invente et pla­ni­fie s’accompagnerait… d’indifférence envers la pen­sée médi­tante, c’est-à-dire d’une totale absence de pen­sée. Et alors ? Alors l’homme aurait nié et reje­té ce qu’il pos­sède de plus propre, à savoir qu’il est un être pensant. »

Mar­tin Heidegger
Séré­ni­té (Gelas­sen­heit), 1955, in Ques­tions III, édi­tions Gal­li­mard, 1966

Le pays n’est pas un slogan : ce n’est qu’un petit…

« Le pays n’est pas un slo­gan : ce n’est qu’un petit mot modeste, mais c’est aus­si la poi­gnée de terre où leur âme s’enracine. L’État, la nation sont des concepts flous, mais ils savent ce que pays veut dire. Le pays, c’est un sen­ti­ment que la plante est capable d’éprouver. »

Ernst Jün­ger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erleb­nis), 1922, trad. Jean Dahel, édi­tions Albin Michel, 1934

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