« Citoyens, il faut choisir, se reposer ou être libre. »
Périclès cité par Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 avant notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990
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« Citoyens, il faut choisir, se reposer ou être libre. »
Périclès cité par Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 avant notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990
« Le courage est toujours quelque chose de saint, un jugement divin entre deux idées. Défendre notre cause de plus en plus vigoureusement est conforme à la nature humaine. Notre suprême raison d’être est donc de lutter ; on ne possède vraiment que ce qu’on acquiert en combattant. »
Ernst Jünger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erlebnis), 1922, trad. Jean Dahel, éditions Albin Michel, 1934
« Plutôt le sang d’autrui sur mon couteau que le couteau d’autrui dans mon propre sang ! »
Hermann Löns
Le Loup-Garou (Der Wehrwolf), 1910, trad. Jean-Paul Allard, éditions Art et Histoire d’Europe, coll. Action, 1988
« Oui, il faut que nous nous employions à la sauvegarde des gens mariés, des veuves, des vieilles gens et des orphelins. Mais pour cela nous devons être plus nombreux, il faut que nous arrivions à être une centaine et davantage, tous des gars comme nous, qui restent capables de rire, même si la grenaille de plomb ne veut pas se détourner de leur chemin. Chacun doit donc se trouver un ou deux ou trois bons amis qui devront nous aider en cas de besoin. Mais il faut qu’ils soient tous garçons et qu’aucun ne soit fils unique d’une veuve, et s’il y en a un qui a déjà fait un gosse à une fille, il faut qu’il réfléchisse avant de s’engager envers nous. Mais s’il y en a un dans ce cas-là et qu’il lui arrive malheur, ce sera notre devoir de venir en aide à la femme et à l’enfant pour les tirer de la détresse et du besoin. Et maintenant, nous allons nous jurer fraternité, pour les jours de détresse jusqu’à la mort, pour le meilleur et pour le pire, afin que nous agissions tous pour un et un pour tous, mais aussi nous tous pour tous ceux qui vivent dans le marais et sont de notre race. »
Hermann Löns
Le Loup-Garou (Der Wehrwolf), 1910, trad. Jean-Paul Allard, éditions Art et Histoire d’Europe, coll. Action, 1988
« Tout cela avait perdu sa valeur, tout cela appartenait au temps des victoires, lorsque les drapeaux pendaient à toutes les fenêtres. Maintenant il n’y avait plus de victoires, maintenant les drapeaux avaient perdu leur radieuse signification, maintenant, à cette heure trouble où tout s’écroulait, la voie à laquelle j’avais été destiné était devenue impraticable, maintenant je me trouvais, sans pouvoir m’en saisir, en face de choses nouvelles, en face de choses qui accouraient de toutes parts, de choses sans forme, où ne vibrait aucun appel clair, aucune certitude qui pénétrait irrésistiblement le cerveau, sauf une pourtant, celle que ce monde où j’étais enraciné, que je n’avais eu ni à accepter ni à adopter, et dont j’étais une parcelle, allait s’effondrer définitivement, irrévocablement, et qu’il ne ressusciterait pas, qu’il ne renaîtrait jamais. […]
La désagrégation de l’ancien ordre jointe au déchaînement des convoitises et des désirs les plus profonds, les plus secrets, et au relâchement de tous les liens, faisait que tous s’éloignaient les uns des autres et il ne semblait plus nécessaire à personne de dissimuler le véritable fond de son être. […] Et tous avaient raison, cette damnée raison était de leur côté, et ils usaient de raisonnements sages et mesurés pour étrangler toute protestation, tout brûlant enthousiasme. […]
Plus de choses s’étaient anéanties pour nous que les seules valeurs que nous avions tenues dans la main. Pour nous s’était aussi brisée la gangue qui nous retenait prisonniers. La chaîne s’était rompue, nous étions libres. Notre sang, soudain en effervescence, nous jetait dans l’ivresse et l’aventure, nous jetait à travers l’espace et le péril, mais il poussait aussi l’un vers l’autre ceux qui s’étaient reconnus parents jusqu’au plus profond de leurs fibres. Nous étions une ligue de guerriers, imprégnés de toute la passion du monde, farouches dans le désir, joyeux dans nos haines comme dans nos amours. […] Si jamais du nouveau vient au monde, c’est bien du chaos qu’il surgit, à ces moments où la misère rend la vie plus profonde, où, dans une atmosphère surchauffée, se consume ce qui ne peut pas subsister et se purifie ce qui doit vaincre. Dans cette masse en ébullition, en fermentation, nous pouvions jeter nos désirs et nous pouvions voir s’élever la vapeur de nos espoirs. »
Ernst von Salomon
Les Réprouvés (Die Geächteten), 1930, trad. Andhrée Vaillant et Jean Kuckenberg, éditions Plon, coll. Feux croisés, 1931
« Un homme doit garder la capacité de résister, de s’opposer, de dire non. Ensuite, il n’a pas à s’excuser. Trop d’hommes agissent selon la direction du vent. Leurs actes disjoints, morcelés, n’ont plus aucun sens. […] L’injustice du monde doit beaucoup à l’incertitude de ces êtres flottants, qui agissent comme des bouchons de liège au gré des courants. »
Hélie Denoix de Saint Marc
Les sentinelles du soir, éditions les arènes, 1999
« Puis, les Cavaliers de la Maison du Roi défilèrent autour du tombeau montés sur des chevaux blancs, chantant en chœur un chant sur Théoden fils de Thengel, composé par son ménestrel Gléowine, qui n’en fit plus d’autre par la suite. Les accents lents des Cavaliers, émurent même les cœurs de ceux qui ne connaissaient pas la langue de ce peuple, mais les paroles du chant firent naître une lueur dans les yeux de ceux de la Marche qui entendaient de nouveau le tonnerre des sabots du Nord et la voix d’Eorl dominant le bruit de la bataille dans le Champ de Célébrant, et l’histoire des rois se poursuivit, le cor de Helm retentissait dans les montagnes, jusqu’à ce que l’Obscurité tombât et que le Roi Théoden se levât pour traverser à cheval l’Ombre jusqu’au feu et mourir en splendeur, tandis que le Soleil, revenant contre tout espoir, resplendissait au matin sur le Mindol-aluin.
Hors du doute, hors des ténèbres, vers le lever du jour
il chevaucha, chantant dans le Soleil et l’épée hors du fourreau.
Il ranima l’espoir, et dans l’espoir il finit,
au-dessus de la mort, au-dessus de la peur, au-dessus du destin élevé,
hors de la ruine, hors de la vie, vers une durable gloire. »
J.R.R. Tolkien
Le Seigneur des Anneaux (The Lord of the Rings), 1954 – 1955
« Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »
Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 avant notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990
« “Délivrez la patrie, vos enfants, vos femmes, les demeures des dieux et les tombeaux de vos aïeux ! Maintenant, c’est le suprême combat !” Eschyle, dans sa tragédie Les Perses (à la bataille de Salamine (-480) s’adressant aux grecs pour les encourager à repousser les envahisseurs). »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
« Lorsqu’on recherche et qu’on découvre les véritables causes du combat, on honore l’héroïsme, on l’honore partout, et tout d’abord chez l’ennemi. C’est pourquoi, après une guerre, la réconciliation devrait d’abord se faire entre adversaires combattants. J’écris en tant que guerrier, ce qui n’est peut-être pas d’actualité. Mais pourquoi donc, nous, combattants, ne chercherions-nous pas à nous rencontrer et à nous accorder sur notre propre terrain, celui du courage viril ? Nous ne risquerons pas une déception plus grande que celle qu’éprouvent chaque jour, dans leur propre domaine, les hommes d’État, les artistes, les savants et même les mystiques. N’avons-nous pas serré la main qui venait de nous lancer une grenade, alors que ceux de l’arrière s’enfonçaient toujours plus profondément dans les broussailles de leur haine ? N’avons-nous pas planté des croix sur les tombes de nos ennemis ? »
Ernst Jünger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erlebnis), 1922, trad. Jean Dahel, éditions Albin Michel, 1934
« L’épaisseur du rempart compte moins que la volonté de le prendre. »
Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 av. notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990