Nous combattons à la fois pour l’héritage des ancêtres…

« Pour­quoi nous com­bat­tons ? Nous ne com­bat­tons pas prio­ri­tai­re­ment pour la « cause des peuples », car l’identité de chaque peuple le regarde et ne nous regarde pas, et parce que l’histoire est un cime­tière de peuples et de civi­li­sa­tions. Nous com­bat­tons pour la cause du des­tin de notre seul peuple. Même dans l’action poli­tique, cultu­relle ou méta­po­li­tique la plus quo­ti­dienne, la plus terre-à-terre (et qui est indis­pen­sable), la plus humble, même dans la for­mu­la­tion de pro­grammes pra­tiques, il faut avoir en tête cet impé­ra­tif de Grande poli­tique : nous com­bat­tons à la fois pour l’héritage des ancêtres et pour l’avenir des enfants. »

Guillaume Faye
Pour­quoi nous com­bat­tons – Mani­feste de la Résis­tance euro­péenne, Édi­tions de L’AEncre, 2001

Le combat est père de toute chose…

« Le com­bat est père de toute chose, de toutes les lois ; les uns, il les porte à la lumière comme dieux, les autres comme hommes ; les uns, il les fait esclaves, les autres, libres. »

Héra­clite
Frag­ments, 53, 576 – 480 av. notre ère, trad. Jean-Fran­çois Pra­deau, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2018

Les longues périodes de paix favorisent certaines illusions…

« Les longues périodes de paix favo­risent cer­taines illu­sions d’optique. L’une d’elles est la croyance que l’inviolabilité du domi­cile se fonde sur la Consti­tu­tion, est garan­tie par elle. En fait, elle se fonde sur le père de famille qui se dresse au seuil de sa porte, entou­ré de ses fils, la cognée à la main. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

L’heure est au parler vrai, entre soldats qui vont au feu…

« L’heure est au par­ler vrai, entre sol­dats qui vont au feu. Les mâchoires sont cris­pées, les phrases sont courtes, les regards directs. Demain, nous aurons des morts et des bles­sés, mais il fau­dra pour­suivre, tirer, pous­ser nos hommes. C’est le rôle des offi­ciers et des sous-offi­ciers. […] Il leur fau­dra ne pas lâcher, ne pas subir. Il leur fau­dra la volon­té, celle qui fait la dif­fé­rence, celle qui fait plier l’adversaire, celle qui entraîne les hommes mal­gré la mort du voi­sin, les cris des blessés. »

Géné­ral Ber­nard Barrera
Opé­ra­tion Ser­val, Notes de guerre — Mali 2013, édi­tions du Seuil, 2015

Non seulement un homme, un chef…

« Je me levai, tout entier. […] Qu’est-ce qui sou­dain jaillis­sait ? Un chef. Non seule­ment un homme, un chef. Non seule­ment un homme qui se donne, mais un homme qui prend. Un chef, c’est un homme à son plein ; l’homme qui donne et qui prend dans la même éja­cu­la­tion. J’étais un chef. Je vou­lais m’emparer de tous ces hommes autour de moi, m’en accroître, les accroître par moi et nous lan­cer tous en bloc, moi en pointe, à tra­vers l’univers. »

Pierre Drieu la Rochelle
La Comé­die de Char­le­roi, 1934, édi­tions Gal­li­mard, coll. L’Imaginaire, 1996

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