Citation

L’épaisseur du rempart compte moins que la volonté de le prendre…

« L’épaisseur du rem­part compte moins que la volon­té de le prendre. »

Thu­cy­dide
His­toire de la guerre du Pélo­pon­nèse, 431 – 411 av. notre ère

À propos de l'auteur

Thucydide est un homme politique, stratège et historien athénien, né vers 465 av. J.-C dans le dème d'Halimunte (Attique), mort, peut-être assassiné, entre 400 et 395 av. J.-C. Il est l’auteur de La Guerre du Péloponnèse, récit d'un conflit athéno-spartiate qui se déroula entre 431 av. J.-C. et 404 av. J.-C. Durant ses trente premières années, Thucydide a dû se préparer aux charges gouvernementales qui allaient lui incomber, mais sa vie se situe entre deux moments extrêmes de l'histoire d'Athènes : entre la splendeur des années triomphantes du milieu du Ve siècle av. J.-C. et le dernier quart du siècle, où la cité sort exsangue et humiliée de l'occupation spartiate. Thucydide est un véritable historien au même titre qu'Hérodote au sens où il rationalise les faits et explore les causes profondes des événements, en écartant tout ce qui procède du mythe ou de la rumeur. Pour lui, la qualité fondamentale de son métier est l'exactitude, qui implique l'impartialité, et son premier devoir consiste donc à rechercher la vérité. Lui-même expose d'emblée sa méthode (I, XX, XXI, XXII), en expliquant le soin qu'il a mis à recueillir tous les documents, tous les témoignages, et à les comparer pour en tirer ce qu'ils contenaient de vérité. En effet, Thucydide ne fait pas dans l'imaginaire, le merveilleux. De plus, il prévient ses lecteurs de se méfier des logographes comme Hérodote, par exemple. Cette impartialité n'exclut ni le patriotisme ni les préférences politiques : dans plus d'un passage, on reconnaît l'œuvre d'un Athénien fier de sa patrie. Thucydide admire Périclès et approuve son pouvoir sur le peuple, tout en n'approuvant ni les démagogues qui le suivent, ni la démocratie radicale qu'il prône. Il juge cependant la démocratie acceptable entre les mains d'un dirigeant rationnel.
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Les droits de l’homme ne sont pas pour n’importe quel individu…

« Mais les droits de l’homme ne sont pas pour n’importe quel indi­vi­du. Les droits de l’homme sont amé­na­gés pour le pro­fit d’une classe sociale, du côté de laquelle Locke est enga­gé ; la classe des riches. La cri­tique de Marx est fon­dée. Les droits de l’homme de 1789 ser­virent la des­truc­tion de la monar­chie, mais lui sub­sti­tuèrent une oli­gar­chie. Ils ont signi­fié la domi­na­tion poli­tique de la classe bour­geoise ; dans l’économie du capitalisme. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

L’état de nature revêt la fonction d’une hypothèse scientifique…

« L’état de nature revêt la fonc­tion d’une hypo­thèse scien­ti­fique. L’état de nature est fait d’une pous­sière d’hommes iso­lés, et la socié­té, les ins­ti­tuions seront néces­sai­re­ment recons­truites à par­tir des hommes. Ren­ver­se­ment de la phi­lo­so­phie d’Aris­tote. Car Aris­tote observe dans la nature” des hommes enser­rés dans des groupes sociaux ; l’homme est natu­rel­le­ment poli­tique. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

Cette science du droit n’est pas concentrée sur l’individu…

« Cette science du droit n’est pas concen­trée sur l’individu. Elle ne fait pas de robin­son­nades. Héri­tière de la phi­lo­so­phie réa­liste de l’Antiquité, elle envi­sage l’individu tel qu’il est, situé dans un groupe. Le droit est rela­tion aux autres, avec qui nous com­mu­ni­quons par l’intermédiaire du par­tage des choses extérieures. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

C’est un thème éminemment grec que celui du droit…

« C’est un thème émi­nem­ment grec que celui du droit. Aris­tote est le pre­mier phi­lo­sophe du droit au sens strict. Les stoï­ciens s’occupèrent sur­tout de morale. Pla­ton avait les yeux tour­nés vers le ciel. Aris­tote regarde vers la terre. Tant en Grèce que pour les Romains, l’idée de droit est soli­daire de celle de jus­tice. Jus dérive de jus­ti­tia. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

Le fric qui efface paysages et pays est un phénomène bactérien…

« Le fric qui efface pay­sages et pays est un phé­no­mène bac­té­rien, cor­rup­teur et des­truc­teur. Aux biens natu­rels, au plai­sir de l’œuvre per­son­nelle, il sub­sti­tue ses fan­tasmes qui se suc­cèdent sur l’écran de télé qu’on offre au peuple en guise de vie. Les vraies richesses qui sont le fruit de la terre ou le don de l’homme, le fric si prompt à nous en pri­ver, est impuis­sant à nous les don­ner. Vrai­ment, où va le fric ? Ques­tion stu­pide : au fric. »

Ber­nard Charbonneau
Il court, il court le fric…, édi­tions Opales, 1996

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