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Citations sur la stratégie

Influence : Stratégie indirecte visant à obtenir…

« Influence : Stra­té­gie indi­recte visant à obte­nir d’autrui un assen­ti­ment ou un com­por­te­ment, soit par le pres­tige de son image, soit par une forme quel­conque de per­sua­sion ou de for­ma­tage” des cri­tères de juge­ment, soit, enfin, par la média­tion d’alliés ou de réseau. »

Fran­çois-Ber­nard Huyghe
Maîtres du faire croire, de la pro­pa­gande à l’influence, édi­tions Vui­bert, coll. Com­prendre les médias, 2008

Dans un fameux passage de l’Iliade le poète décrit la phalange achéenne…

« Dans un fameux pas­sage de l’Iliade le poète décrit la pha­lange achéenne : « La lance fait un rem­part à la lance, le bou­clier au bou­clier, cha­cun étayant l’autre ; l’écu s’appuie sur l’écu, le casque sur le casque, le guer­rier sur le guer­rier. » Ce n’est pas seule­ment la pré­fi­gu­ra­tion de l’ordre hopli­tique que l’on entre­voit ici, mais sur­tout l’expression de ce qu’est une com­mu­nau­té soli­daire où chaque membre peut se repo­ser sur les autres, où la déser­tion d’un seul anéan­ti­rait ins­tan­ta­né­ment le tout indis­so­ciable. Pas ques­tion de « contrat » ici, mais d’obligations mutuelles ins­crites dans le pacte fon­da­teur du clan, de la tri­bu, de la cité et de la phalange. »

Domi­nique Venner
Un samou­raï d’Occident. Le Bré­viaire des insou­mis, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2013

L’un des risques associés aux opérations fondées…

« L’un des risques asso­ciés aux opé­ra­tions fon­dées sur le choc a trait aux consé­quences invo­lon­taires” ou au déclen­che­ment de réac­tions impré­vues. Par exemple, des attaques mas­sives contre l’infrastructure d’une nation, son réseau élec­trique ou son sys­tème éco­no­mique peuvent créer des souf­frances telles que, à cause du contre­coup, nous fouet­tons la volon­té natio­nale de nos oppo­sants de com­battre au lieu de l’affaiblir. »

Lt-Cnl John N. T. Shanahan
« Shock-based-ope­ra­tions », Air & Space Power, 2001

Quand des hommes combattent sur un plan supérieur…

« Quand des hommes com­battent sur un plan supé­rieur, spi­ri­tuel, ils intègrent la mort dans leur stra­té­gie. Ils acquièrent quelque chose d’invulnérable ; la pen­sée que l’adversaire veut leur des­truc­tion phy­sique n’est, par consé­quent, plus effrayante pour eux. […] Il y a des moments dans l’histoire où des hommes sai­sissent la mort comme un bâton de com­man­de­ment. Dans le pro­cès des Tem­pliers, par exemple, où le Grand Maître de l’Ordre montre sou­dai­ne­ment le vrai rap­port entre lui et les juges — ain­si un navire laisse tom­ber son camou­flage et s’offre, avec ses pavillons et ses canons, au regard stu­pé­fait. Le soir même, il fut brû­lé vif, mais on pos­ta des gardes, dès cette nuit, à l’endroit du bûcher pour empê­cher le peuple d’y venir cher­cher des reliques. La pous­sière elle-même fait peur aux tyrans ; elle aus­si doit disparaître. »

Ernst Jün­ger
Pre­mier jour­nal pari­sien (in Strah­lun­gen), 1949, édi­tions Le Livre de poche, 1998

Que faire quand la fortune se dérobe…

« Que faire quand la « for­tune » se dérobe, quand le fac­teur « por­teur » est absent ? On peut, bien enten­du, de façon très euro­péenne, se jeter quand même dans une action inutile mais héroïque. En fait, il y a des moments où il faut savoir se reti­rer en soi en atten­dant que la situa­tion change. Et elle change tou­jours [car] l’Histoire est plus riche d’enseignements que tous les concepts que nous fabri­quons pour la saisir. »

Domi­nique Venner
L’Imprévu dans l’Histoire, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2012

Il perd, celui qui sait ce qu’il va faire…

« Il perd, celui qui sait ce qu’il va faire s’il gagne. Il gagne, celui qui sait ce qu’il va faire s’il perd. »

Nico­las Machiavel
Le Prince (Il Prin­cipe), 1532, trad. Yves Lévy, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 1980

À l’ENA, on ne leur a pas appris la différence…

« À l’ENA, on ne leur a pas appris la dif­fé­rence entre la poli­tique et le poli­tique. On leur a seule­ment par­lé de régimes poli­tiques, de pra­tique gou­ver­ne­men­tale et de météo­ro­lo­gie élec­to­rale. La plu­part d’entre eux s’imaginent que la poli­tique se réduit à une ges­tion admi­nis­tra­tive ins­pi­rée du mana­ge­ment des grandes entre­prises. C’est, là, confondre le gou­ver­ne­ment des hommes avec l’administration des choses, et croire qu’il faut s’en remettre à l’avis des tech­ni­ciens et des experts. Dans une telle optique, il n’y aurait pour chaque pro­blème poli­tique qu’une seule solu­tion opti­male : « Il n’y a pas d’alternative » est un mot d’ordre typi­que­ment impo­li­tique. En poli­tique, il y a tou­jours des alter­na­tives parce qu’un même fait peut tou­jours être jugé dif­fé­rem­ment selon le contexte et les cri­tères d’appréciation rete­nus. Une autre forme clas­sique d’impolitique consiste à croire que les fins du poli­tique peuvent être déter­mi­nées par des caté­go­ries qui lui sont étran­gères – éco­no­miques, esthé­tiques ou morales par exemple. En réa­li­té, chaque acti­vi­té humaine a sa propre fina­li­té, sa propre morale et ses propres moyens. Dire qu’il y a une essence du poli­tique, c’est dire que la poli­tique est une acti­vi­té consub­stan­tielle à l’existence humaine au seul motif que l’homme est, par nature, un ani­mal poli­tique et social, et que la socié­té ne dérive pas, contrai­re­ment à ce qu’affirment les théo­ri­ciens du contrat, d’un « état de nature » pré­po­li­tique ou pré­so­cial. [Pour] Julien Freund, comme toute acti­vi­té humaine, la poli­tique pos­sède des pré­sup­po­sés, c’est-à-dire des condi­tions consti­tu­tives qui font qu’elle est ce qu’elle est, et non pas autre chose. Freund en retient trois : la rela­tion du com­man­de­ment et de l’obéissance, la rela­tion du public et du pri­vé, enfin la rela­tion de l’ami et de l’ennemi. Cette der­nière rela­tion est déter­mi­nante, car il n’y a de poli­tique que là où il y a pos­si­bi­li­té d’un enne­mi. Si, comme le dit Clau­se­witz, la guerre est la pour­suite de la poli­tique par d’autres moyens, c’est que le poli­tique est intrin­sè­que­ment conflic­tuel. Il en résulte qu’un monde sans fron­tières serait un monde d’où le poli­tique aurait dis­pa­ru. C’est en ce sens qu’un État mon­dial est une absurdité. »

Alain de Benoist
Entre­tien avec Nico­las Gau­thier, Bou­le­vard Vol­taire, 12 sep­tembre 2014

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