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Citations sur l'identité

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L’identité, socle de la cité

En prenant des années, je me sens plus que jamais habitée par la manie de la transmission…

« En pre­nant des années, je me sens plus que jamais habi­tée par la manie de la trans­mis­sion : il ne suf­fit pas d’être, encore moins d’avoir été ; il faut aus­si léguer. Je me sens un ins­tru­ment au ser­vice de la vie, un maillon de la chaîne, et non une fin en soi. J’ai reçu, je dois transmettre. »

Clau­dine Vincenot
Confi­dences des deux rivages, édi­tions Anne Car­rière, 1999

Il remarqua que le soleil se couchait loin dans le nord…

« Il remar­qua que le soleil se cou­chait loin dans le nord. Il lui revint à l’esprit qu’on appro­chait du sol­stice et, voyez comme vont les choses, il pen­sa tout à coup aux feux de la Saint Jean qu’il aurait aimé sau­ter en tenant Eve par la main. »

Hen­ri Vincenot
Le pape des escar­gots, édi­tions Denoël, 1972

La nostalgie est un penchant de paresseux…

« La nos­tal­gie est un pen­chant de pares­seux. Elle auto­rise à ne pas tra­quer dans le moment pré­sent les rai­sons de s’enthousiasmer. Elle per­met de se conten­ter de feuille­ter le gri­moire du pas­sé, en pleur­ni­chant sur les âges d’or per­dus. Elle affran­chit de tout effort explo­ra­toire, consti­tue la revanche des geignards. »

Syl­vain Tesson
Pré­face à Car­nets d’aventures, La Guilde euro­péenne du raid / Presses de la Renais­sance, 2007

Les formes du pouvoir nobiliaire n’ont pas cessé de changer…

« Au fil des siècles, chez les peuples euro­péens et dans cha­cune de leurs cultures par­ti­cu­lières, les formes du pou­voir nobi­liaire n’ont pas ces­sé de chan­ger, et sou­vent de façon rapide, mais la fonc­tion poli­tique et morale de la noblesse, en Grèce, à Rome, en Ger­ma­nie, dans l’Europe médié­vale ou moderne, est res­tée iden­tique pour l’essentiel. La noblesse n’est pas l’aristocratie ; il y a des aris­to­cra­ties de la for­tune et de l’argent. Elle n’est que par­tiel­le­ment dépen­dante de l’hérédité. Elle repose sur le mérite, et celui-ci doit tou­jours être confir­mé. La noblesse se gagne et se perd. Elle vit sur l’idée que le devoir et l’honneur sont plus impor­tants que le bon­heur indi­vi­duel. Ce qu’elle a en propre c’est son carac­tère public. Elle est faite pour diri­ger la chose publique, la res publi­ca. Sa voca­tion n’est pas d’occuper le som­met de la socié­té mais le som­met de l’État. Ce qui la dis­tingue, ce ne sont pas les pri­vi­lèges, mais le fait d’être sélec­tion­née pour com­man­der. Elle gou­verne, juge et mène au com­bat. La noblesse est asso­ciée à la vigueur des liber­tés publiques. Ses terres d’élection sont les liber­tés féo­dales et les monar­chies aris­to­cra­tiques ou consti­tu­tion­nelles. Elle est impen­sable dans les grandes tyran­nies orien­tales, Assur ou l’Égypte. En Europe même, elle s’étiole ou dis­pa­raît chaque fois que s’établit un pou­voir des­po­tique, ce qu’est le cen­tra­lisme éta­tique. Elle implique une per­son­na­li­sa­tion du pou­voir qui huma­nise celui-ci à l’inverse de la dic­ta­ture ano­nyme des bureaux. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

Voici 8 000 ans commençait pour nous l’aventure néolithique…

« Voi­ci 8 000 ans com­men­çait pour nous l’aventure néo­li­thique. Je l’appelais révo­lu­tion parce que j’y dis­cer­nais l’apparition d’un état d’esprit nou­veau. La volon­té y tenait la pre­mière place et elle n’allait pas ces­ser de domi­ner notre monde, jusqu’à l’avènement des idées sui­ci­daires aujourd’hui à la mode. Pas­ser de la cueillette et de la chasse à l’agriculture et à l’élevage repré­sente un bond en avant pro­di­gieux. En un sens, dans cette plaine nor­dique si cruelle aux pay­sans aux prises avec un cli­mat impi­toyable, c’était un défi qui rejoi­gnait la légende hel­lène de Pro­mé­thée déro­bant le feu aux dieux. »

Jean Mabire
Thu­lé : le soleil retrou­vé des Hyper­bo­réens, édi­tions Robert Laf­font, 1978, édi­tions Par­dès, 2002

Notre monde est en train de naître…

« Notre monde est en train de naître. Invi­sible comme les fleurs et les blés de demain, il fait son che­min sous la terre. Nous avons déjà nos racines, soli­de­ment enfon­cées dans la nuit des âges, ancrées dans le sol de nos peuples, nour­ries du sang de nos anciens, riches de tant de siècles de cer­ti­tude et de cou­rage que nous sommes les seuls à ne pas renier. »

Jean Mabire
Les sol­stices, his­toire et actua­li­té, Le Flam­beau, 1991

Mais, hors de l’église, autour des bornes et des marches…

« Mais, hors de l’église, autour des bornes et des marches, les serfs étaient cou­chés côté à côte, rang sur rang, dans la terre, tous pareils, tous entre eux, comme des poi­gnées de terre prise aux labours. Là, toutes ces têtes dures et toutes ces pauvres mains étaient tom­bées en pous­sière. Dix noms effa­cés par les pluies, et c’était toute la force éteinte et renou­ve­lée de Sabo­las, depuis le temps où l’évêque Isarn chas­sa les Sar­ra­sins… Ces tré­pas­sés n’avaient en leur vie guère par­lé plus que les bœufs du sillon et les mou­tons du pâtis — et pour­tant ils lais­saient à leurs des­cen­dants maintes leçons. Nul gri­moire ne conser­vait aux coffres de Mor­tut le sou­ve­nir de mille manants défunts. Qu’est-ce que l’on savait d’eux ? Rien que ces noms qu’ils avaient trans­mis avec la peur de l’enfer, et le res­pect du sei­gneur, et l’appel confus de l’humaine fatigue vers l’avenir menteur… »

Hen­ri Béraud
Le bois du tem­plier pen­du, 1926, édi­tions Le Livre de Poche, 1965

Tu ne trouveras le répit…

« Tu ne trou­ve­ras le répit que dans la marche for­cée et la recons­truc­tion d’un pro­jet. Oui, pars pour que les choses adviennent et changent. Pars pour connaître le bon­heur plein de se décou­vrir, chaque matin un être nou­veau. Et pars dès l’aube quand le monde est encore pur. »

Clau­dine Vincenot
Confi­dences des deux rivages, édi­tions Anne Car­rière, 1999

La tradition musicale peut encore ouvrir de nouveaux champs de réflexion…

« La tra­di­tion musi­cale peut encore, non sans quelque impli­ca­tion poli­tique, ouvrir de nou­veaux champs de réflexion aux créa­teurs curieux des splen­deurs per­dues. Par où doivent-ils pas­ser ? Un com­pos­teur esto­nien comme Arvo Pärt a ten­té de déblayer un che­min en repar­tant des tra­vaux de l’école de Notre-Dame et des par­ti­tions de Jos­quin des Prés. D’autres pas­se­ront par d’autres voies et d’autres voix. La pro­chaine clai­rière de l’Europe musi­cale s’ouvrira, comme disait Rilke, quelque part dans l’inachevé”, là où ces che­mins mèneront. »

Jean-Fran­çois Gautier
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

À côté des grands courants de ce monde, il existe encore des hommes ancrés…

« À côté des grands cou­rants de ce monde, il existe encore des hommes ancrés dans les terres immo­biles”. Ce sont géné­ra­le­ment des incon­nus qui se tiennent à l’écart de tous les car­re­fours de la noto­rié­té et de la culture moderne. Ils gardent les lignes de crêtes et n’appartiennent pas à ce monde. Bien que dis­per­sés sur la terre, ils sont invi­si­ble­ment unis et forment une chaîne” incas­sable dans l’esprit tra­di­tion­nel. Sa fonc­tion cor­res­pond au sym­bo­lisme du feu éter­nel”. Grâce à ces hommes, la Tra­di­tion est pré­sente mal­gré tout, la flamme brûle secrè­te­ment, quelque chose rat­tache encore le monde au supra­monde. Ce sont les veilleurs”. »

Julius Evo­la
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomi­ni e le rovine), 1953, trad. Gérard Bou­lan­ger, édi­tions Par­dès, 1984

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