Citation

À côté des grands courants de ce monde, il existe encore des hommes ancrés…

« À côté des grands cou­rants de ce monde, il existe encore des hommes ancrés dans les terres immo­biles”. Ce sont géné­ra­le­ment des incon­nus qui se tiennent à l’écart de tous les car­re­fours de la noto­rié­té et de la culture moderne. Ils gardent les lignes de crêtes et n’appartiennent pas à ce monde. Bien que dis­per­sés sur la terre, ils sont invi­si­ble­ment unis et forment une chaîne” incas­sable dans l’esprit tra­di­tion­nel. Sa fonc­tion cor­res­pond au sym­bo­lisme du feu éter­nel”. Grâce à ces hommes, la Tra­di­tion est pré­sente mal­gré tout, la flamme brûle secrè­te­ment, quelque chose rat­tache encore le monde au supra­monde. Ce sont les veilleurs”. »

Julius Evo­la
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomi­ni e le rovine), 1953

À propos de l'auteur

Giulio Cesare Andrea Evola, plus connu sous le nom de Julius Evola, né à Rome le 19 mai 1898 et mort dans la même ville le 11 juin 1974, est un philosophe, « métaphysicien », poète et peintre italien. Fortement influencé dans sa jeunesse par le futurisme puis le dadaïsme, ainsi que par la lecture de Nietzsche et Guénon, il est l’auteur d’une œuvre à la fois inclassable et radicale. « Érudit de génie » pour Marguerite Yourcenar ou « triste et insensé personnage » pour Umberto Eco, Evola est le théoricien d'un élitisme antimoderne, cherchant à concilier l'action politique contre-révolutionnaire avec les doctrines traditionnelles et affirmant la nécessité d'une « restauration héroïque » de la civilisation traditionnelle. « Compagnon de route » du fascisme et inspirateur de la droite radicale d’après-guerre, il est notamment l’auteur de Révolte contre le monde moderne (1934), Les Hommes au milieu des ruines (1953), Métaphysique du sexe (1958) ou encore Chevaucher le tigre (1961).