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Citations d'un auteur italien

Citations d'un auteur italien : découvrez 41 citations de Antonio Gramsci, Julius Evola, Nicolas Machiavel, Mario Rigoni Stern, Léon XIII, Andrea Palladio

La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt…

« La crise consiste jus­te­ment dans le fait que l’ancien meurt et que le nou­veau ne peut pas naître : pen­dant cet inter­règne on observe les phé­no­mènes mor­bides les plus variés. »

Anto­nio Gram­sci
Cahiers de pri­son (Qua­der­ni del car­cere), 1929 – 1935, trad. Monique Aymard et Fran­çoise Bouillot, édi­tions Gal­li­mard, coll. Biblio­thèque de phi­lo­so­phie, 1996

Il n’y a pas de progrès qui vaille…

« Il n’y a pas de pro­grès qui vaille (et qui puisse rendre super­flu la fonc­tion que peut avoir la reli­gion au sens le plus haut et sévère, pour l’homme non dégra­dé), quand il s’agit de pro­blèmes plus réels, qui sont ceux de la mort, de l’angoisse exis­ten­tielle, de bou­le­ver­se­ments dus à l’irruption de l’irrationnel, aux pas­sions et aux ins­tincts eux-mêmes. Croire le contraire, croire que le pro­grès, la science, la tech­no­cra­tie ou même le Christ quand il est pré­sen­té comme un modèle d’altruisme huma­ni­taire, puisse résoudre de tels pro­blèmes, relève du pri­mi­ti­visme et d’un manque com­plet de sens du tra­gique de la vie et de la condi­tion humaine. »

Julius Evo­la
Il Conci­lia­tore, 15 juin 1969

Par culture traditionnelle, on entend une culture organique…

« Par culture tra­di­tion­nelle, on entend une culture orga­nique, dont toutes les acti­vi­tés sont ordon­nées autour d’une idée cen­trale et, à pro­pre­ment par­ler, du haut vers le haut”. Vers le haut” signi­fie vers quelque chose de supé­rieur à ce qui est sim­ple­ment natu­ra­liste et humain. Cette orien­ta­tion pré­sup­pose un ensemble de prin­cipes ayant une valeur de norme immuable et un carac­tère méta­phy­sique. À un tel ensemble, on peut don­ner le nom de Tra­di­tion au sin­gu­lier, parce que les valeurs et les prin­cipes de base sont essen­tiel­le­ment les mêmes dans les tra­di­tions his­to­riques dis­tinctes, en dehors des adap­ta­tions et for­mu­la­tions qui leur sont propres. Qui recon­naît de telles valeurs et les affirme, peut se dire un homme de la Tra­di­tion. »

Julius Evo­la
inter­view de Gian­fran­co de Tur­ris, « L’Italiano », novembre 1970

Il n’y a pas de croissance économique ou de prospérité à la séduction…

« Il n’y a pas de crois­sance éco­no­mique ou de pros­pé­ri­té à la séduc­tion de laquelle on doive céder quand le prix à payer serait une limi­ta­tion essen­tielle de la liber­té et de l’espace néces­saire pour que cha­cun puisse réa­li­ser ce qui lui est acces­sible au-delà de la sphère condi­tion­née de la matière et des besoins de la vie ordi­naire. »

Julius Evo­la
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomi­ni e le rovine), 1953

Toute la science moderne n’a pas la moindre valeur de connaissance…

« Toute la science moderne n’a pas la moindre valeur de connais­sance ; elle se base sur un renon­ce­ment for­mel à la connais­sance au sens vrai. La force motrice et orga­ni­sa­trice de la science moderne ne dérive pas du tout de l’idéal de la connais­sance, mais exclu­si­ve­ment de l’exigence pra­tique, et peut-on dire, de la volon­té de puis­sance appli­quée aux choses, à la nature […] En der­nière ana­lyse, l’élan vers la connais­sance s’est trans­for­mé en une impul­sion à domi­ner, et c’est d’un scien­ti­fique, B. Rus­sel, qu’on tient l’aveu que la science, de moyen de connaître le monde, est deve­nu un moyen de chan­ger le monde. »

Julius Evo­la
Che­vau­cher le tigre (Caval­care la tigre), 1961

Les cultures modernes sont des dévoreuses d’espace…

« Les cultures modernes sont des dévo­reuses d’espace, les cultures tra­di­tion­nelles furent des dévo­reuses de temps. Les pre­mières ont une fièvre ver­ti­gi­neuse de mou­ve­ment et de conquêtes ter­ri­to­riales, qui génère un arse­nal infi­ni de moyens méca­niques capable de réduire les plus grandes dis­tances, d’abréger chaque inter­valle, de conte­nir dans une sen­sa­tion d’ubiquité tout ce qui se déploie dans la mul­ti­tude des lieux […] Au contraire, les cultures tra­di­tion­nelles furent ver­ti­gi­neuses par leur sta­bi­li­té, leur iden­ti­té et leur capa­ci­té à résis­ter, inébran­la­ble­ment, au cours du temps et de l’histoire : elles ont été capables d’exprimer jusque dans des formes sen­sibles et tan­gibles un sym­bole d’éternité. »

Julius Evo­la
L’Arc et la Mas­sue (L’arco e la cla­va), 1968

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