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Citations sur l'identité

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L’identité, socle de la cité

L’Europe, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves…

« À côté des âne­ries du réa­lisme socia­liste” s’est déve­lop­pé, dans des cir­cons­tances dra­ma­tiques, un under­ground” est-euro­péen d’une vita­li­té sai­sis­sante, et d’une extra­or­di­naire qua­li­té. Quatre au moins, par­mi les plus grands écri­vains du siècle, nous viennent des pays com­mu­nistes : les Russes Boul­ga­kov, Siniavs­ki et Sol­jé­nit­syne ; le Tchèque Kun­de­ra. Si enne­mis que nous soyons de l’i­déo­lo­gie mar­xiste, nous main­te­nons que l’Eu­rope, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves — encore moins contre eux ! »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

Tel est le romantisme : une passionnante plongée dans le subconscient européen…

« Tel est le roman­tisme : une pas­sion­nante plon­gée dans le sub­cons­cient euro­péen, un inven­taire, non encore exhaus­tif, mais déjà d’une richesse incroyable, de notre domaine cultu­rel. Après cela, l’Eu­rope se conso­lide sous la forme que nous lui connais­sons : bour­geoise, mer­can­tile, colo­nia­liste, démo­cra­ti­sante, nive­leuse, nationaliste… »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

L’entrée en décadence se manifeste par le sentiment de la défaite…

« L’entrée en déca­dence se mani­feste par le sen­ti­ment de la défaite, inté­rio­ri­sée au point de rendre insup­por­table le far­deau de l’homme blanc” pour­tant magni­fié par Kipling. La suite logique, c’est l’abandon de soi, le renon­ce­ment, le déshon­neur et fina­le­ment la mort. Après avoir bais­sé les yeux, on baisse les bras. Avant d’accepter le Grand Rem­pla­ce­ment, on accepte le Grand Effa­ce­ment – on renonce à être soi-même. On com­mence par mettre genou à terre et l’on finit par tendre son cou au cou­teau des égor­geurs, dont l’ardeur au mas­sacre s’en trouve évi­dem­ment décuplée. »

Gré­goire Gambier 
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (conclu­sion), Oli­vier Eichen­laub dir., édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2020

L’Europe a toujours exprimé sa propre singularité…

« De l’art à la phi­lo­so­phie et de la science à la cou­tume, l’Europe a tou­jours expri­mé sa propre sin­gu­la­ri­té et est le phare de l’humanité. Pour­tant, et c’est là une chose for­mi­dable, trente ans d’Union euro­péenne ont suf­fi pour que les Euro­péens eux-mêmes oublient la pro­fon­deur de leur propre iden­ti­té, de leur his­toire et de leur culture. »

Pie­tro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civi­li­sa­tion et les limites d’une bureau­cra­tie, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2023

Le curé ressemblait au maire…

« Le curé res­sem­blait au maire, sauf qu’il n’a­vait pas de mous­taches. C’é­tait en effet, de par la fonc­tion, son frère jumeau. C’est ain­si que fonc­tionne le monde : dans chaque vil­lage, dans chaque cam­pe­ment, il y a un sor­cier et un chef. Ils se détestent, mais sont com­plices, et les bonnes gens ont bien besoin d’eux. »

Pierre Drieu la Rochelle
La Comé­die de Char­le­roi, 1934, édi­tions Gal­li­mard, coll. L’Imaginaire, 1996

Nos ancêtres qui se sont découverts…

« Au cours de l’his­toire, les socié­tés se sont rare­ment auto­dé­ter­mi­nées en rai­son­nant sur elles-mêmes, en fai­sant comme nos ancêtres qui se sont décou­verts Grecs, Romains, Euro­péens et fina­le­ment Occi­den­taux lorsqu’ils ont été confron­tés à une menace capable de faire pas­ser leurs divi­sions internes au second plan pour se concen­trer sur ce qu’ils avaient en commun. »

Pie­tro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civi­li­sa­tion et les limites d’une bureau­cra­tie, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2023

Il n’y a pas d’identité sans altérité…

« L’expression de la fron­tière est une ques­tion tra­vaillée par nombre de peintres euro­péens depuis le XVe siècle. Pour­quoi ? Tout sim­ple­ment parce que la repré­sen­ta­tion de l’espace, et de l’expérience de l’espace, condi­tionne dans nos cultures toutes les figures dyna­miques du soi et du non-soi, du l’identité et de l’altérité. Il n’y a pas d’identité sans alté­ri­té, et cette dua­li­té est la condi­tion même d’une repré­sen­ta­tion. Une fron­tière, en son essence, n’est pas la marque d’une exclu­sion mais celle d’une rela­tion, d’un lien entre un ici et un ailleurs. »

Jean-Fran­çois Gautier
Les fron­tières : un besoin vital face à la méta­phy­sique de l’illimité, 6e col­loque annuel de l’Ins­ti­tut Iliade, 6 avril 2019

Le devenir de l’âme musicale d’un peuple est en jeu…

« En toute hypo­thèse, le grand rem­pla­ce­ment eth­nique ne peut être déjoué que s’il est dou­blé de parades évi­tant un grand rem­pla­ce­ment musi­cal. Les musiques venues d’ailleurs ne peuvent pas être har­mo­ni­sées, ni chan­tées à plu­sieurs voix, elles ne sont pas faites pour cela. Le deve­nir de l’âme musi­cale d’un peuple est en jeu. »

Jean-Fran­çois Gautier
La trans­mis­sion par le patri­moine musi­cal, 3e col­loque annuel de l’Ins­ti­tut Iliade, 18 mars 2017

Le dernier conservatoire des ferveurs européennes traditionnelles…

« Il a exis­té un catho­li­cisme rural qui, quant à lui, était poly­lâtre, à cultes mul­tiples, et magni­fiait nombre de saints locaux, ceux des ter­ri­toires parois­siaux. Il en sub­siste encore des traces en Bre­tagne, en Irlande, en Espagne ou en Ita­lie. Ce catho­li­cisme-là a été le der­nier conser­va­toire des fer­veurs euro­péennes tra­di­tion­nelles, très éloi­gnées des conte­nus mono­théistes officiels. »

Jean-Fran­çois Gautier
Entre­tien au site Le Rouge et le Noir, 5 avril 2016

Être et durer : la belle devise du 3e RCP n’a jamais été autant d’actualité…

« Être et durer : la belle devise du 3e RCP n’a jamais été autant d’actualité. Durer dans son être, ce n’est pas seule­ment vivre, c’est sur-vivre. C’est donc trans­mettre. Par l’exemple. Par le tra­vail. Par l’enracinement et par la filia­tion bien sûr – c’est-à-dire par la construc­tion sans cesse renou­ve­lée et le main­tien de lignées enra­ci­nées dans des pays et dans des cultures qui leur sont propres. »

Gré­goire Gambier
Qui sommes-nous si nous ne sommes pas maîtres de nous, chez nous ?, 3e col­loque annuel de l’Institut Iliade, 18 mars 2017

Il n’y a de piété vraie que la piété filiale…

« Il n’y a de pié­té vraie que la pié­té filiale, élar­gie aux ancêtres, à la lignée et au peuple. Nos ancêtres dis­pa­rus ne sont ni spi­ri­tuel­le­ment morts ni pas­sés dans un autre monde. Ils sont à nos côtés, en foule invi­sible et bruis­sante. Ils nous entourent aus­si long­temps que leur sou­ve­nir est per­pé­tué par leur des­cen­dance. Par-là se jus­ti­fient le culte des ancêtres et le devoir de faire res­pec­ter leur nom. »

Alain de Benoist
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (post­face), édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2020

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