« La quête d’un indispensable antidote contre l’économie de la cupidité et la prétention psychologique des États-Unis à exercer une domination sans partage. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
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« La quête d’un indispensable antidote contre l’économie de la cupidité et la prétention psychologique des États-Unis à exercer une domination sans partage. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
« Pourtant un peuple, une société ne sauraient vivre sans un territoire pour eux sacré. Nous avons besoin, nous les humains, de lieux d’appartenance, de familles, de patries, et tant pis si c’était un slogan de Pétain. Nous avons besoin de nous identifier à des territoires où naissent nos langues et où gisent nos morts, où grandissent des enfants qui nous ressemblent et où dorment tout vivants les souvenirs de notre existence passée. Nous ne sommes pas des êtres de nulle part, de purs cosmopolites, d’absolus citoyens du monde, comme la vulgate branchée voudrait nous le faire croire. À moins de devenir fous, il nous faut des ancrages, car ce sont eux qui nous identifient et nous permettent de vivre une vie complète. La patrie est l’un de ces ancrages, qui ne peut être supprimé au profit d’une vaniteuse citoyenneté du monde […]. »
Chantal Delsol
14 juillet 2014, l’étrange fête nationale, Le Figaro, 14 juillet 2014
« Lorsque l’anarchiste, comme porte-parole des couches sociales en décadence, réclame, dans une belle indignation, le « droit », la « justice », les « droits égaux », il se trouve sous la pression de sa propre inculture qui ne sait pas comprendre pourquoi au fond il souffre, — en quoi il est pauvre en vie… Il y a en lui un instinct de causalité qui le pousse à raisonner : il faut que ce soit la faute à quelqu’un s’il se trouve mal à l’aise… Cette « belle indignation » lui fait déjà du bien par elle-même, c’est un vrai plaisir pour un pauvre diable de pouvoir injurier — il y trouve une petite ivresse de puissance. Déjà la plainte, rien que le fait de se plaindre peut donner à la vie un attrait qui la fait supporter : dans toute plainte il y a une dose raffinée de vengeance, on reproche son malaise, dans certains cas même sa bassesse, comme une injustice, comme un privilège inique, à ceux qui se trouvent dans d’autres conditions. « Puisque je suis une canaille tu devrais en être une aussi » : c’est avec cette logique qu’on fait les révolutions. Les doléances ne valent jamais rien : elles proviennent toujours de la faiblesse. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« L’âme qui habite aujourd’hui en moi est faite de parcelles qui survécurent à des milliers de morts. »
Maurice Barrès
Un homme libre, 2ème partie de la série Le culte du moi, 1889
« Les ambitieux secondaires n’ont jamais que des idées mesquines. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
« Il ne s’agit pas d’un choc des civilisations, mais d’un affrontement, presque anthropologique, entre une culture universelle indifférenciée et tout ce qui, dans quelque domaine que ce soit, garde quelque chose d’une altérité irréductible. »
Jean Baudrillard
Power Inferno, éditions Galilée, 2002
« Non seulement la démocratie fait oublier à chaque homme ses aïeux, mais elle lui cache ses descendants. »
Alexis de Tocqueville
De la démocratie en Amérique, 1835
« L’agitation des vents préserve les eaux du lac de croupir. »
Friedrich Hegel
cité par Éric Branca, in 3 000 ans d’idées politiques, Chronique éditions, 2014
« Il y a toujours une part de notre adolescence à laquelle nous ne survivons pas. »
Alain de Benoist
Mémoire vive, entretiens avec François Bousquet, éditions de Fallois, 2012
« Aucune action violente n’est possible si elle n’est précédée d’une intense campagne d’explication. Les esprits doivent être déjà gagnés à la cause, sans même s’en rendre compte, quand surgit, au grand jour, l’opportunité. »
Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, éditions Terre et Peuple, 1998