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Citations sur le feu

Sur le même autel, il y a bien des grains d’encens…

« Sur le même autel, il y a bien des grains d’encens ; tel grain est le pre­mier qui tombe dans le feu ; tel autre n’y tombe qu’un peu plus tard. Ce n’est pas une dif­fé­rence. »

Marc Aurèle
Pen­sées pour moi-même, IV, 15, vers 170 – 180, trad. Mario Meu­nier, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 1964

La vie ! La vie ! L’incroyable force de la vie…

« Il y a un feu. Ros­can­vel a cru voir un feu. Il écar­quille les yeux, pleu­rant de joie et de misère, de souf­france, de froid et de sel… Il y a un feu ! Fra­gile ain­si qu’une chi­mère, il pal­pite, cli­gnote fai­ble­ment, s’étiole dans un grain violent, semble se ravi­ver pour s’éteindre encore. Il y a un feu et l’espérance gran­dit comme une flamme. La vie ! La vie ! L’incroyable force de la vie ! »

Pierre Schoen­doerf­fer
L’aile du papillon, Édi­tions Gras­set, 2003

Le monde n’est pas plus désenchanté qu’il y a dix mille ans…

« Le monde n’est pas plus désen­chan­té qu’il y a dix mille ans. Un cou­cher de soleil en forêt, la contem­pla­tion de la lune dans une clai­rière ennei­gée, un grand feu, demeurent des expé­riences du sacré. C’est plu­tôt le regard de cer­tains contem­po­rains qui est épui­sé, ce sont les ins­tincts qui leur font défaut. »

Chris­to­pher Gérard
La source pérenne, Édi­tions L’Âge d’Homme, 2007

Toi seule es jeune, ô Cora ; toi seule es pure, ô Vierge…

« Toi seule es jeune, ô Cora ; toi seule es pure, ô Vierge ; toi seule es saine, ô Hygie ; toi seule es forte, ô Vic­toire. Les cités, tu les gardes, ô Pro­ma­chos ; tu as ce qu’il faut de Mars, ô Aréa ; la paix est ton but, ô Paci­fique. Légis­la­trice, source des consti­tu­tions justes ; Démo­cra­tie, toi dont le dogme fon­da­men­tal est que tout bien vient du peuple, et que, par­tout où il n’y a pas de peuple pour nour­rir et ins­pi­rer le génie, il n’y a rien, apprends-nous à extraire le dia­mant des foules impures. Pro­vi­dence de Jupi­ter, ouvrière divine, mère de toute indus­trie, pro­tec­trice du tra­vail, ô Erga­né, toi qui fais la noblesse du tra­vailleur civi­li­sé et le mets si fort au-des­sus du Scythe pares­seux ; sagesse, toi que Zeus enfan­ta après s’être replié sur lui-même, après avoir res­pi­ré pro­fon­dé­ment ; toi qui habites dans ton père, entiè­re­ment unie à son essence ; toi qui es sa com­pagne et sa conscience ; éner­gie de Zeus, étin­celle qui allumes et entre­tiens le feu chez les héros et les hommes de génie, fais de nous des spi­ri­tua­listes accom­plis. »

Ernest Renan
Prière sur l’Acropole, 1865, in Sou­ve­nirs d’en­fance et de jeu­nesse, 1883

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