« Notre société condamne à mort des innocents parce qu’elle se refuse à condamner à la perpétuité des coupables. »
Laurent Obertone
La France Orange mécanique, éditions Ring, coll. Documents, 2013
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« Notre société condamne à mort des innocents parce qu’elle se refuse à condamner à la perpétuité des coupables. »
Laurent Obertone
La France Orange mécanique, éditions Ring, coll. Documents, 2013
« Dans notre pays s’est déroulée une véritable révolution culturelle. On ne se sent intellectuellement supérieur que lorsque l’on prend position contre le bon sens, pour le criminel. »
Laurent Obertone
La France Orange mécanique, éditions Ring, coll. Documents, 2013
« Nul n’est censé ignorer la réalité. »
Laurent Obertone
La France Orange mécanique, éditions Ring, coll. Documents, 2013
« Il y a des œuvres illustres qui donnent une idée incomplète, parfois même une idée tout à fait fausse, de l’écrivain qui les a faites. C’est même plus fréquent qu’on ne croit, car le public aime “les images de marque” et ne se fatigue pas à aller au-delà. »
Maurice Bardèche
Introduction de « Madame Bovary », Librairie Générale Française, 1972, coll. Le Livre de Poche, 1978
« J’admire les idiots cultivés, enflés de culture, dévorés par les livres comme par des poux, et qui affirment le petit doigt en l’air qu’il ne se passe rien de nouveau, que tout s’est vu. Qu’en savent-ils ? L’avènement du Christ a été un fait un nouveau. La déchristianisation du monde en serait un autre. Il est clair que personne n’ayant jamais observé ce second phénomène, ne peut se faire une idée de ses conséquences. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
« La colère des imbéciles remplit le monde. Elle est sans doute moins à craindre que leur pitié. »
Georges Bernanos
Les grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, coll. Le Livre de Poche, 1977
« L’art chrétien, dès le premier jour de son existence, portait en lui-même un germe vivace et indestructible de paganisme. Ce germe ne s’est épanoui dans toute sa richesse qu’au souffle de Raphaël ; néanmoins l’éclosion en avait été préparée par un travail tantôt lent et souterrain, tantôt prompt et manifeste, mais pendant douze siècles jamais interrompu. L’auteur des Trois Grâces, de Galatée et de Psyché n’avait donc, pour réintégrer la beauté physique dans sa dignité, ni à briser la tradition chrétienne, ni à ramener l’homme en arrière jusqu’au culte exclusif de la nudité. Sa tâche, clairement indiquée, était d’opérer le rapprochement définitif de deux forces esthétiques admirablement fécondes, qui, depuis notre ère, s’appelaient, se cherchaient et ne demandaient qu’à se confondre. »
Charles Lévêque
L’Œuvre païenne de Raphaël, in Revue des Deux Mondes, tome 76, 1868
« La renaissance n’a été ni la condamnation pure et simple du moyen âge, ni un complet retour à l’antiquité. On doit y voir une alliance féconde d’où est sorti le monde moderne. »
Charles Lévêque
L’Œuvre païenne de Raphaël, in Revue des Deux Mondes, tome 76, 1868
« Aux plus mauvais jours, au milieu du fracas des villes qui tombent et des temples qui s’écroulent, la voix lointaine des muses grecques est encore entendue. Ainsi, au sortir des catacombes, le culte nouveau, loin de supprimer les fêtes antiques, les tourne à son usage. Par exemple, on avait retardé la fête de la Visitation afin que les paysans d’Enna, en Sicile, pussent apporter à l’autel du Christ les épis mûrs dont ils avaient couronné jusque-là les statues de Cérès. Grâce à une transition habilement ménagée, les ambarvales s’étaient changées en cette pompe rustique nommée la procession des rogations. Les murs des vieilles basiliques conquises et consacrées par la foi chrétienne se couvraient de mosaïques où brille çà et là un rayon d’élégance et de noblesse. Parfois sévère jusqu’à la dureté envers les représentations qui trahissaient la plus légère palpitation de la chair, l’église avait des retours de justice et des heures de protection pour les restes d’un passé qu’elle n’était pas tenue de défendre. »
Charles Lévêque
L’Œuvre païenne de Raphaël, in Revue des Deux Mondes, tome 76, 1868
« Sortir de l’enfance, c’est franchir un mur. On se hisse plus ou moins adroitement. On passe la tête. On découvre un paysage différent et on saute de l’autre côté parce qu’il n’y a plus rien d’autre à faire que sauter. »
Jean Raspail
L’Île bleue, éditions Robert Laffont, 1988
« Aucune puissance ne peut détruire l’esprit d’un peuple, soit du dehors, soit du dedans, s’il n’est déjà lui-même sans vie, s’il n’a déjà péri. »
Friedrich Hegel
Cité par Alain de Benoist dans L’exil intérieur. Carnets intimes, Krisis / La Nouvelle Librairie, 2022
« Parmi les rochers sans nombre qui couronnent les Vosges et parsèment leurs flancs, il y a, comme en Bretagne, des pierres qui parlent. Debout sur la crête nue des montagnes ou sur la pente abrupte au milieu de vastes sapinières, ces menhirs gigantesques dominent des océans de verdure. Ce sont les témoins muet des âges disparus. Quand, par les nuits sombres, on approche l’oreille des fissures du grès couvert de mousse, on croit entendre des rires clairs ou des soupirs mélodieux s’échapper des entrailles de la pierre. Est-ce le vent qui joue dans les volutes de ces vieilles rocailles ? Est-ce le frémissement musical des hautes branches d’un sapin séculaire ? Les filles du village vous diront que c’est la voix des fées qui révèlent le passé et prédisent l’avenir. »
Édouard Schuré
Les Légendes de l’Alsace – Promenades et Souvenirs, in Revue des Deux Mondes, tome 60, 1883