« C’est au nom des droits de l’homme que la Vendée a été exterminée… Par principe d’humanité. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
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« C’est au nom des droits de l’homme que la Vendée a été exterminée… Par principe d’humanité. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
« De l’immigration obligatoire à la migration des indigènes, chassés de chez eux, il n’y a qu’un pas. Né gaulois, de souche française, le pauvre bougre deviendra demain demandeur d’asile en France. Dépossédé de son titre de séjour sur la terre de ses ancêtres ? »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
« On a souvent cité les plaisanteries que faisait, en 1796, Joseph de Maistre à propos des travaux de nos assemblées constituantes ; elles avaient voulu faire des lois “pour l’homme. Or, disait-il, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu des Français, des Italiens, des Russes, etc. ; mais quant à l’homme, je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu… Une constitution qui est faite pour toutes les nations, n’est faite pour aucune : c’est une pure abstraction, une œuvre scolastique faite pour exercer l’esprit d’après une hypothèse idéale et qu’il faut adresser à l’homme, dans les espaces imaginaires où il habite. Qu’est-ce qu’une constitution ? N’est-ce pas la, solution du problème suivant ? Étant données la population, la religion, la situation géographique, les relations politiques, les richesses, les bonnes et les mauvaises qualités de chaque nation, trouver les lois qui lui conviennent ?”.
Les formules du trop spirituel écrivain reviennent à dire que les législateurs doivent être de leur pays et de leur temps ; il ne semble pas d’ailleurs que les hommes de la Révolution aient oublié cette vérité autant que le dit Joseph de Maistre ; on a souvent remarqué que dans les cas mêmes où ils affichaient la prétention de raisonner sur l’homme anhistorique, ils avaient, d’ordinaire, travaillé à satisfaire les besoins, les aspirations ou les rancunes des classes moyennes contemporaines ; tant de règles relatives au droit civil ou à l’administration n’auraient pas survécu à la Révolution si leurs auteurs eussent toujours navigué dans des espaces imaginaires, à la recherche de l’homme absolu. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, éditions du Trident, 1987
« Par une disposition éternelle de la Providence, tout ce qu’un homme produit en tout domaine quand l’esprit de justice et de vérité le maîtrise est revêtu de l’éclat de la beauté. »
Simone Weil
La personne et le sacré, 1943, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1957, R&N Éditions, 2016
« Le déracinement prépare le grand dérangement. Quand on ne s’accroche plus à rien, on risque d’être soufflé à la première tempête. Nous y sommes. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
« L’histoire, c’est la démographie. C’est elle qui l’enfante. Et elle est sans pitié quand elle redistribue les cartes. Car c’est elle aussi qui commande toutes les dynamiques de puissance et parfois tire un trait sur les peuples qui ne veulent plus vivre, parce qu’ils n’ont plus la force de se perpétuer. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016
« Mais cette fois, c’est notre sensibilité verbale qui s’est brutalisée, émoussée, dégradée… Le langage s’use en nous. L’épithète est dépréciée. L’inflation de la publicité a fait tomber à rien la puissance des adjectifs les plus forts. La louange et même l’injure sont dans la détresse ; on doit se fatiguer à chercher de quoi glorifier ou insulter les gens ! »
Paul Valéry
Le Bilan de l’intelligence, 1935, éditions Allia, coll. La très petite collection, 2011
« L’introduction des concepts de grossophobie, de validisme (qui serait un rejet des personnes handicapées ou non valides) ou encore de spécisme (qui dénonce la supériorité de l’homme sur l’animal) pourrait de prime abord faire sourire, mais ce serait oublier les ligues de vertu qui commencent déjà à vouloir faire reconnaître et sanctionner ces “racismes” sur le plan juridique. La “grossophobie” – mot entré au dictionnaire en mai 2018 – a d’ailleurs déjà fait l’objet d’une campagne officielle de sensibilisation par la Mairie de Paris. Au final, on remarque que le fétichisme de la non-discrimination est fortement empreint d’une sorte de marxisme culturel qui tend à analyser systématiquement les rapports humains ou sociaux en termes de dominants-dominés ou de bourreaux-victimes et qui soutient que l’Occident serait essentiellement défini par une structure patriarcale, homophobe, raciste et sexiste qu’il faudrait faire tomber urgemment. Toute différence considérée, à tort ou à raison, comme supérieure est dès lors “oppressante” et doit être gommée. Tout homme est désormais un “porc” en puissance, un Blanc est nécessairement un “colonisateur esclavagiste”, émettre un jugement de préférence esthétique sur la minceur d’une femme devient “grossophobe”, etc. La hiérarchie, l’élitisme ou encore la recherche du Beau et du Bien sont balayés par cette tyrannie de la faiblesse où la victime est glorifiée (on lui donne même la Légion d’honneur) et où le beau et le fort deviennent d’insupportables oppresseurs. »
Thibault Mercier
Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ?, Pierre-Guillaume de Roux éditeur, 2019
« L’expression de la frontière est une question travaillée par nombre de peintres européens depuis le XVe siècle. Pourquoi ? Tout simplement parce que la représentation de l’espace, et de l’expérience de l’espace, conditionne dans nos cultures toutes les figures dynamiques du soi et du non-soi, du l’identité et de l’altérité. Il n’y a pas d’identité sans altérité, et cette dualité est la condition même d’une représentation. Une frontière, en son essence, n’est pas la marque d’une exclusion mais celle d’une relation, d’un lien entre un ici et un ailleurs. »
Jean-François Gautier
Les frontières : un besoin vital face à la métaphysique de l’illimité, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« Chercher à plaire est la pente la plus glissante pour piquer droit vers le plus bas niveau. »
Henry de Montherlant
Service inutile, 1935, éditions Gallimard, 1973, coll. Folio Essais, 2005
« Elle est [la politique] l’activité sociale qui se propose d’assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d’une unité politique particulière en garantissant l’ordre au milieu de luttes qui naissent de la diversité et de la divergence des opinions et des intérêts. […] La guerre est toujours latente, non pas parce qu’elle serait une fin en elle-même ou le but de la politique, mais le recours ultime dans une situation sans issue. […] Il ne saurait y avoir de politique sans un ennemi réel ou virtuel. »
Julien Freund
L’Essence du politique, éditions Sirey, 1965
« Il est assez singulier de constater que les neuf dixièmes de ce qui a été pensé naturellement et surtout culturellement pendant vingt ou trente siècles (mais vingt siècles séparément, pas tous ensemble…) serait aujourd’hui considéré, et l’est effectivement comme inadmissible, révoltant ou, pour employer un terme dont les autorisés de parole font grand usage, criminel. »
Renaud Camus
Le Grand Remplacement, éditions David Reinharc, 2011, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Dans l’arène, 2021