Thème
Citations sur l'identité
Publicité
Combien y a‑t‑il d’étrangers en France ?
« Combien y a‑t‑il d’étrangers en France ? (Et pas seulement par le statut juridique, la couleur, le faciès.) Il est évident qu’il y en a tellement qu’il faudrait plutôt se demander : combien reste-il de Français et où sont-ils ? »
Guy Debord
Notes sur la « question des immigrés » in Œuvres, éditions Gallimard, coll. Quarto, 2006
C’est vrai que la France, c’est le produit d’un superbe brassage…
« C’est vrai que la France, c’est le produit d’un superbe brassage, sur fond de sauce gallo-romaine, de Francs, de Burgondes, de Vikings, de Wisigoths, de Germains, puis d’Alsaciens, de Basques, de Catalans, de Juifs d’Alsace et de Lorraine et du Comtat-Venaissin, de Corses, de Flamands, de Bretons, de Provençaux, d’Écossais, de Savoyards, d’Occitans, enfin d’Italiens, d’Espagnols, de Polonais, de Portugais, mais c’était l’Europe qui s’était invitée chez elle. Rien que l’Europe. Les voilà, les Français de souche ! »
Jean Raspail
Le Camp des saints, éditions Robert Laffont, 1973
Le fait qu’une société ait son espace existentiel…
« Le fait qu’une société ait son espace existentiel borné par des lignes clairement conscientes la caractérise comme société qui a aussi une cohésion interne, et vice versa : l’unité des actions réciproques, le rapport fonctionnel de chaque élément à tous les autres trouve son expression spatiale dans la frontière qui impose un cadre. »
Georg Simmel
Sociologie (Soziologie), 1908, éditions des Presses Universitaires de France, Coll. Quadrige, 2013
Quand il n’y aura plus ces Français…
« C’est embêtant, dit Dieu, quand il n’y aura plus ces Français. Il y a des choses que je fais, il n’y aura plus personne pour les comprendre. »
Charles Péguy
Le Mystère des Saints-Innocents, Les Cahiers de la Quinzaine, 1912, in Œuvres en prose complètes, Tome III, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1992
Nous devons compenser la condition d’une nature mortelle…
« Nous devons compenser la condition d’une nature mortelle par la succession ininterrompue des générations, comme ces flambeaux qu’on se passe de main en main, afin que le seul avantage par où notre sort est inférieur aux dieux, l’immortalité, nous l’assurions en nous remplaçant les uns après les autres. »
L’empereur Auguste
Cité par Dominique Venner, Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011
J’ai sous les yeux le visage du héros…
« J’ai sous les yeux le visage du héros dont les gènes sont en moi. »
Vladimir Volkoff reconnaissant son grand-père officier blanc sur une photographie de 1915
Cité par Christopher Gérard in Quolibets – Journal de lecture, Éditions L’Âge d’Homme, 2013
La force dans nos bras, la vérité sur nos lèvres…
Pour moi le trésor du monde, c’est une infante de Velázquez…
« Pour moi le trésor du monde, c’est une infante de Velázquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C’est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne. C’est le romancero du Cid ou le visage hugolien de « l’enfant grec ». C’est le tombeau des Invalides ou le grand aigle de Schönbrunn, l’Alcazar de Tolède ou le Colisée de Rome, la tour de Londres ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la porte de Brandebourg, devenue le poste frontière de l’Europe mutilée. (…) Frêle Geneviève de Paris, patronne de l’Europe, seule contre les hordes de l’Est, tu symbolises notre esprit de résistance. Et toi, Alexandre, vainqueur blond au visage de dieu, Macédonien aux dix mille fidèles, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, debout dressé contre le destin et l’Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l’Europe impériale… »
Jean de Brem
Le testament d’un Européen, éditions de La Table Ronde, 1964
Que l’européanité soit une réalité, cela se manifeste…
« Que l’européanité soit une réalité, cela se manifeste déjà au niveau primaire des sensations. Au contact de l’altérité se perçoit l’identité. Mais l’européanité est attestée aussi par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30 000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. À cela on mesure une communauté de culture et de tradition que ne peuvent démentir les conflits interétatiques. Les poèmes épiques, la chevalerie, l’amour courtois, les libertés féodales, les croisades, l’émergence des villes, la révolution gothique, la Renaissance, la réforme et son contraire, l’expansion au-delà des mers, la naissance des États‑nations, le baroque profane et religieux, la polyphonie musicale, les Lumières, le romantisme, l’univers faustien de la technique ou l’éveil des nationalités… En dépit d’une histoire souvent différente, les Slaves de Russie et des Balkans participent aussi de cette européanité. Oui, tous ces grands faits de culture sont communs aux Européens et à eux seuls, jalonnant la trame d’une civilisation aujourd’hui détruite. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, 2002
La retraite est révolte. Gagner sa cabane…
« La retraite est révolte. Gagner sa cabane, c’est disparaître des écrans de contrôle. L’ermite s’efface. Il n’envoie plus de traces numériques, plus de signaux téléphoniques, plus d’impulsions bancaires. Il se défait de toute identité. Il pratique un hacking à l’envers, sort du grand jeu. Nul besoin d’ailleurs de gagner la forêt. L’ascétisme révolutionnaire se pratique en milieu urbain. La société de consommation offre le choix de s’y conformer. Il suffit d’un peu de discipline. Dans l’abondance, libre aux uns de vivre en poussah mais libre aux autres de jouer les moines et de vivre amaigris dans le murmure des livres. Ceux-ci recourent alors aux forêts intérieures sans quitter leur appartement. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
Le temps est venu d’oublier le compromis néo-libéral…
« Le temps est venu d’oublier le compromis néo-libéral qui a permis à l’économie de saturer l’horizon du possible, à la représentation économique de faire alliance avec l’État pour substituer au débat politique l’arbitrage des intérêts individuels, pour saper les identités et les préférences nationales au bénéfice de la régulation par le marché mondialisé. »
Hervé Juvin
Le renversement du monde. Politique de la crise, éditions Gallimard, 2010
Auteurs
Auteurs récemment ajoutés
















































