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Thème

Citations sur la nature

La forêt est secrète…

« La forêt est secrète. Le mot est l’un de ceux, dans notre lan­gage, qui recèlent ses contra­dic­tions. Le secret, c’est l’in­time, le foyer bien clos, la cita­delle de sécu­ri­té. Mais c’est aus­si le clan­des­tin, et ce sens le rap­proche de l’in­so­lite, de l’é­qui­voque. Quand nous ren­con­trons de telles racines, nous pou­vons être sûrs qu’elles tra­hissent la grande anti­thèse et l’i­den­ti­té, plus grande encore, de la vie et de la mort, que les mys­tères s’at­tachent à déchiffrer. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Quand le beau temps coïncide…

« Quand le beau temps coïn­cide avec ma dis­po­ni­bi­li­té, j’aime par­tir avec mes sou­ve­nirs sur les sen­tiers et les che­mins fores­tiers ; j’observe, aus­si, et j’écoute, les signaux que la nature com­mu­nique au fil des sai­sons et des années. Mais c’est quand des amis se joignent à moi que je rêve et réflé­chis le plus. Ces com­pa­gnons de route ne sont plus pré­sents phy­si­que­ment, leur corps est res­té dans des endroits loin­tains : ense­ve­li sur des mon­tagnes, ou dans la steppe ; dans des cime­tières de vil­lage avec une simple croix, ou de ville avec une dalle et des fleurs. Et c’est avec eux que je suis et que je converse, en me sou­ve­nant. Ceux qui ne croient pas, ou ceux qui croient, peuvent regar­der ma façon d’agir avec une bien­veillante indul­gence. Peu m’importe : moi aus­si j’ai des doutes mais il me plaît, cer­taines fois, de les ignorer. »

Mario Rigo­ni Stern
Sen­tiers sous la neige (Sen­tie­ri soto la neve), 1998, trad. Monique Bac­cel­li, édi­tions La Fosse aux ours, 2000

On la sentait dans l’air…

« On la sen­tait dans l’air, l’odeur de la pre­mière neige : une odeur propre, légère, meilleure et plus agréable que celle du brouillard. Je parle du brouillard sain qui arri­vait une ou deux fois par an, au moment du pas­sage des alouettes. »

Mario Rigo­ni Stern
Sen­tiers sous la neige (Sen­tie­ri soto la neve), 1998, trad. Monique Bac­cel­li, édi­tions La Fosse aux ours, 2000

Avec sa frondaison, il nous donne de l’ombre et de la fraîcheur en été…

« Il est né d’un tout petit mar­ron plan­té en terre et puis, jour après jour, il a gran­di en haus­sant sa cime vers le ciel. Ce fut un tra­vail gigan­tesque quoique imper­cep­tible. Il a duré sans inter­rup­tion année après année jusqu’à ce qu’il soit deve­nu une véri­table cathé­drale de ver­dure. Et qu’a‑t‑il pris à la terre pour accom­plir ce pro­dige ? Très peu de choses ; on peut même dire presque rien : un peu de terre, un peu d’eau, quelques sels miné­raux et beau­coup de lumière. En échange que nous a‑t‑il don­né ? Tout ? Abso­lu­ment tout. Il n’a rien conser­vé pour lui-même. Il nous a tout res­ti­tué et même bien davan­tage, sous les formes les plus diverses. Avec sa fron­dai­son, il nous donne de l’ombre et de la fraî­cheur en été ; de son tronc on tire le bois dont nous habillons le bois dont nous habillons nos mai­sons ; avec ses feuilles, quand elles sont tom­bées à terre, il recrée de l’humus indis­pen­sable à sa crois­sance. Il n’a rien en lui qu’il ne nous donne et, fina­le­ment, quand il nous a tout don­né, il nous recueille encore entre ses planches où nous repo­se­rons tous en atten­dant la résurrection. »

Jacques Benoist-Méchin
À l’épreuve du temps, édi­tions Per­rin, 2011

Une nouvelle révolution copernicienne est en cours…

« C’est bien la vie affec­tive, celle de tous les jours, qui nous incite à prendre acte d’un point de satu­ra­tion auquel est arri­vé la socié­té moderne […] Une nou­velle révo­lu­tion coper­ni­cienne est en cours […] voyant reve­nir un rap­port plus res­pec­tueux à la terre-mère”. Nous sommes ici au cœur bat­tant de l’éco­so­phie. »

Michel Maf­fe­so­li
L’Ordre des choses – Pen­ser la post­mo­der­ni­té, CNRS Edi­tions, 2014

Aujourd’hui, quand on rencontre quelqu’un, juste après la poignée de main…

« Aujourd’hui, quand on ren­contre quelqu’un, juste après la poi­gnée de main et un regard fur­tif, on note les noms de sites et de blogs. La séance devant les écrans a rem­pla­cé la conver­sa­tion. Après la ren­contre, on ne conser­ve­ra pas le sou­ve­nir des visages ou des timbres de voix mais on aura des cartes avec des numé­ros. La socié­té humaine a réus­si son rêve : se frot­ter les antennes à l’image des four­mis. Un jour, on se conten­te­ra de se renifler. »

Syl­vain Tesson
Dans les forêts de Sibé­rie, édi­tions Gal­li­mard, 2011

Marcher régulièrement dans la nature, s’immerger dans la splendeur…

« Dans sa sagesse d’homme éter­nel­le­ment libre, Domi­nique Ven­ner pro­po­sait quelques pistes aux modernes pour se retrou­ver : mar­cher régu­liè­re­ment dans la nature, s’immerger dans la splen­deur, les par­fums, les cou­leurs, renouer avec la beau­té et la poé­sie – pre­mières rup­tures fon­da­men­tales avec le monde moderne, pre­mières condi­tions au réen­chan­te­ment du monde ; se reti­rer dans la forêt-sanc­tuaire, le calme, le silence, et faire la paix avec soi-même ; péré­gri­ner libre­ment, dans l’effort, la cama­ra­de­rie et le sen­ti­ment de liber­té ; s’inscrire dans la tra­di­tion de rites ryth­mant l’année et célé­brant les cycles natu­rels. Ces démarches sont plus que jamais néces­saires et d’actualité si nous vou­lons tra­ver­ser le siècle sans clore défi­ni­ti­ve­ment le cha­pitre euro­péen de l’histoire du monde. »

Éric Gro­lier
Ce que nous sommes. Aux sources de l’i­den­ti­té euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

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