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Citations sur la patrie

Ça y est, c’est le bonheur…

« Ça y est, c’est le bon­heur, hein ? Il y a du sau­cis­son et des bananes. On se vautre dans la merde et on ne bouffe que de la nour­ri­ture impor­tée. Au lieu d’une Patrie, on a un immense super­mar­ché. »

Svet­la­na Aleksievitch
La fin de l’homme rouge ou le temps du désen­chan­te­ment (Время секонд хэнд (Конец красного человека)), trad. Sophie Benech, édi­tions Actes Sud, 2013

Affronter une mort certaine…

« Qu’il nous soit don­né (…) d’affronter les périls afin de chas­ser toutes divi­ni­tés mau­vaises et tous esprits pervers.
Qu’il nous soit don­né, for­geant entre nous ami­tié pro­fonde, de nous entrai­der comme des cama­rades, en affron­tant les périls aux­quels est expo­sée la patrie.
Qu’il nous soit son­né, sans cher­cher le pou­voir, sans sou­ci de récom­pense per­son­nelle, d’affronter une mort cer­taine pour deve­nir les pre­mières pierres de la Restauration. »

Yukio Mishi­ma
Che­vaux échap­pés, 1969, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard 1980, coll. Quar­to, 2004

Le pays divisé, aux barbares vendus…

« Juste avant le sou­lè­ve­ment, Tadao Saru­wa­ta­ri, âgé de seize ans, avait com­po­sé le poème sui­vant, écrit sur le ban­deau blanc qu’il allait por­ter le soir du com­bat :
Le pays divi­sé, aux bar­bares vendus,
Et le Trône sacré si près d’être perdu,
Ah ! Puis­sions-nous aux dieux du ciel et de la terre,
Témoi­gner à jamais de notre foi sin­cère. »

Yukio Mishi­ma
Che­vaux échap­pés, 1969, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard 1980, coll. Quar­to, 2004

Ils sortaient de soixante-dix ans de joug soviétique…

« Ils sor­taient de soixante-dix ans de joug sovié­tique. Ils avaient subi dix années d’a­nar­chie elt­si­nienne. Aujourd’­hui, ils se revan­chaient du siècle rouge, reve­naient à grands pas sur l’é­chi­quier mon­dial. Ils disaient des choses que nous jugions affreuses : ils étaient fiers de leur his­toire, ils se sen­taient pous­ser des idées patrio­tiques, ils plé­bis­ci­taient leur pré­sident, sou­hai­taient résis­ter à l’hé­gé­mo­nie de l’O­TAN et oppo­saient l’i­dée de l’eu­ra­sisme aux effets très sen­sibles de l’eu­ro-atlan­tisme. En outre, ils ne pen­saient pas que les États-Unis avaient voca­tion à s’im­pa­tro­ni­ser dans les marches de l’ex-URSS. Pouah ! Ils étaient deve­nus infréquentables. »

Syl­vain Tesson
Bere­zi­na, édi­tions Gué­rin, 2015

Ainsi sont les âmes…

« Ain­si sont les âmes. Elles se mélangent par­fois, après avoir quit­té la petite patrie, à d’autres âmes venues de par­tout, elles se mêlent dans le plus odieux des creu­sets, dans la plus bruyante des pro­mis­cui­tés, mais elles gardent le bou­quet, la saveur et l’accent qui rap­pellent le terroir. »

Hen­ri Vincenot
Récits des friches et des bois, édi­tions Anne Car­rière, 1997

Prendre les armes au besoin contre un régime pourtant légal…

« Si l’héroïsme consiste, comme on nous l’enseigne à lon­gueur de célé­bra­tions, de com­mé­mo­ra­tions, de repen­tances et d’émissions de pro­pa­gande, à prendre les armes au besoin contre un régime pour­tant légal, alors n’écartons plus, a prio­ri, la pos­si­bi­li­té pour nous Fran­çais de souche d’être chez nous, pour la sau­ve­garde des nôtres, des héros. »

Serge de Beketch
« Unis comme au Front », Le Libre Jour­nal de la France Cour­toise n° 409, 2 juin 2007

Si l’idéal chevaleresque et la conscience de la chrétienté…

« Si l’i­déal che­va­le­resque et la conscience de la chré­tien­té sont sor­tis des croi­sades, la patrie fran­çaise est sor­tie de la guerre de Cent ans. Cette conscience avait déjà tres­sailli dans la chan­son de Roland, où le nom de « douce France » vibre avec une émo­tion par­ti­cu­lière quand les preux, reve­nant d’Es­pagne, aper­çoivent du haut des Pyré­nées les rives de l’Adour. »

Édouard Schu­ré
Les grandes légendes de France, 1892, édi­tions Col­lec­tion XIX, 2016

Les élites décadentes, coupées de leur vraie mission…

« Les élites déca­dentes, cou­pées de leur vraie mis­sion de ser­vir Dieu, la famille, la patrie, ont l’argent comme pré­oc­cu­pa­tion pre­mière. Les valeurs dont elles se gar­ga­risent sont sur­tout des valeurs finan­cières. L’esprit de Juda qui, dans l’Évangile, est payé pour avoir tra­hi le Christ n’est jamais loin. »

Ivan Blot
La tra­hi­son des élites, sixième opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 février 2016

Moins que ma patrie…

« Nous recom­men­çons à dan­ser. Le Sédui­sant me tient. Je suis soluble dans ses bras.
Wal­ter, vous m’aimez ?”
Il répond :
Moins que ma patrie”. »

Paul Morand
Les plai­sirs rhé­nans, in L’Eu­rope galante, 1925, édi­tions Gras­set, coll. Les Cahiers Rouges, 2013

L’alliance de l’héroïsme et du christianisme donne la chevalerie…

« Le héros se carac­té­rise par son cou­rage excep­tion­nel mais aus­si par son amour pour une cause plus grande que lui, sa famille, sa patrie ou son dieu. L’alliance de l’héroïsme et du chris­tia­nisme donne la chevalerie. »

Ivan Blot
Le héros dans notre civi­li­sa­tion : héros tra­giques et héros his­to­riques, pre­mier opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 sep­tembre 2015

Il est de bon ton de croire que l’on ne fait plus la guerre…

« Il est de bon ton de croire que l’on ne fait plus la guerre pour des par­ti­cu­la­ri­tés – la patrie, par exemple, mais seule­ment pour des valeurs” uni­ver­selles : la liber­té, la tolé­rance ou la démo­cra­tie. Fini le temps où nos ancêtres étaient som­més de mou­rir pour l’Al­sace-Lor­raine ! Désor­mais, nos sol­dats meurent pour les droits de l’homme. Nous pen­sons que c’est plus propre, en tout cas c’est plus snob (…). »

Chan­tal Delsol
14 juillet 2014, l’étrange fête natio­nale, Le Figa­ro, 14 juillet 2014

L’évolution de l’humanité a atteint sa forme la plus parfaite…

« Je crois, en effet, que l’é­vo­lu­tion de l’hu­ma­ni­té a atteint sa forme la plus par­faite, pour l’in­di­vi­du comme pour son évo­lu­tion inté­rieure, dans le peuple, et que le patrio­tisme pan-huma­ni­taire repré­sente une dis­so­lu­tion qui libère une nou­velle fois l’é­goïsme per­son­nel, nor­ma­le­ment bri­dé par l’a­mour por­té au peuple, et fait reve­nir l’hu­ma­ni­té entière à l’é­goïsme dans sa forme la plus crue. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

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