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L’évolution de l’humanité a atteint sa forme la plus parfaite…

« Je crois, en effet, que l’é­vo­lu­tion de l’hu­ma­ni­té a atteint sa forme la plus par­faite, pour l’in­di­vi­du comme pour son évo­lu­tion inté­rieure, dans le peuple, et que le patrio­tisme pan-huma­ni­taire repré­sente une dis­so­lu­tion qui libère une nou­velle fois l’é­goïsme per­son­nel, nor­ma­le­ment bri­dé par l’a­mour por­té au peuple, et fait reve­nir l’hu­ma­ni­té entière à l’é­goïsme dans sa forme la plus crue. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

À propos de l'auteur

Walter Flex, né le 6 juillet 1887 à Eisenach et décédé le 16 octobre 1917 à Pöide, est un écrivain et poète allemand. Les lettres et poèmes de guerre de Walter Flex, Le vagabond entre deux mondes (Der Wanderer zwischen beiden Welten, allusion au Wandervogel, également traduit sous le titre Le pèlerin entre deux mondes) furent le bréviaire posthume de toute une génération après la défaite allemande de 1918. Durant sa brève vie avant la Grande Guerre, il travaille en tant que professeur, éditant, entre autres travaux, Das Volk in Eisen et Sonne und Schild, considérées comme des œuvres romantiques et nationalistes. Son poème Wildgänse rauschen durch die Nacht connu une grande popularité comme chant du Wandervogel repris par toute une jeunesse allemande. De 1910 à 1914, il devient le précepteur des enfants de la famille Bismarck puis des enfants du Baron von Leesen à Retchke en Posnanie. Il s'engage comme soldat volontaire en 1914. Il sert dans l'infanterie, en dépit d'une légère infirmité à la main droite qui l'aurait dispensé du service militaire. Walter Flex combattra d'abord sur le front occidental, dans la Forêt d'Argonne. Au printemps de 1915, Walter Flex est envoyé au camp de la Warthe pour suivre une formation d'officier et il y fait la connaissance d'Ernst Wurche, « un fameux gaillard », dont il annoncera la mort au combat dans une lettre poignante à ses parents le 24 août. Le 6 juillet 1917, il reçoit la croix de fer de première classe. Il est blessé au combat sur le front de l'est lors d'une charge héroïque et meurt de ses blessures le lendemain le 16 octobre 1917 à Pöide, sur l'île de Saaremaa, en Estonie.
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Les 10 dernières citations

Faire pousser des lierres…

« Les monas­tères, de quelque obé­dience qu’ils soient, cherchent tous leur écrin de nature dans le res­pect des éner­gies tel­lu­riques. Ceux qui les habitent savent que la tête est le siège des tour­ments et le cœur celui de l’apaisement. La civi­li­sa­tion indus­trielle – à de pré­cieuses excep­tions près – est un pro­duit pur et sec de l’intellect que le cœur rejette et que l’âme ne visite pas. Il faut pour la rendre vivable l’attendrir par un immense effort de créa­tion : l’intégrer au cycle éter­nel de la nature comme dans les arrière-plans du Qua­tro­cen­to. Faire pous­ser des lierres dans cha­cun de ses inter­stices. »

Slo­bo­dan Des­pot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

La nature est une muraille impitoyable…

« La nature est une muraille impi­toyable, mais avec de pro­di­gieuses échap­pées. La conscience, l’esthétique, la science se sont déve­lop­pées dans cet échange que nous avons stu­pi­de­ment réduit à une lutte. »

Slo­bo­dan Des­pot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Il n’y a pas d’art sans la contrainte…

« Il n’y a pas d’art sans la contrainte et l’art appuyé sur des contraintes auto­dé­ter­mi­nées est une plai­san­te­rie. Autant vou­loir se sou­le­ver en se tirant soi-même par les che­veux. Le désir de mater la nature, de ne plus en tenir compte, est la rai­son pro­fonde du nau­frage de la moder­ni­té et de notre angoisse désor­mais consub­stan­tielle com­bat­tue à coups de psy­cho­tropes. »

Slo­bo­dan Des­pot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Réaffirmer notre lien avec la nature…

« Réaf­fir­mer notre lien avec la nature, ce n’est pas som­brer dans les incan­ta­tions déri­soires d’une Gre­ta Thun­berg et de ses admi­ra­teurs, c’est avoir le cou­rage de poser les ques­tions déran­geantes à pro­pos du modèle de crois­sance qui com­mande les éco­no­mies d’aujourd’hui. »

Phi­lippe Conrad
« La nature comme socle, pour une éco­lo­gie à l’en­droit », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Dieu chtonien, c’est à dire dieu de cette terre-ci…

« À la figure de Pro­mé­thée”, qui fut la figure emblé­ma­tique de la Moder­ni­té est en train de se sub­sti­tuer celle de Dio­ny­sos. Dieu chto­nien, c’est à dire dieu de cette terre-ci, dieu autoch­tone. Arché­type de la sen­si­bi­li­té éco­so­phique”, Dio­ny­sos a de la glèbe aux pieds. Il sait jouir de ce qui se pré­sente et des fruits offerts par ce monde, ici et main­te­nant. On a pu qua­li­fier cette figure emblé­ma­tique de divi­ni­té arbus­tive. Un dieu enra­ci­né ! »

Michel Maf­fe­so­li
« Éco­so­phie : une « ein­stei­ni­sa­tion » du temps », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

L’oligarchie dirigeante vit dans un univers…

« L’oligarchie diri­geante vit dans un uni­vers de trot­ti­nettes, d’escalators, d’immeubles à air condi­tion­nés et de bars à chauf­fe­rettes en plein air. »

Jean-Yves Le Gal­lou
« Face à la pseu­do éco­lo­gie hors-sol, pour une éco­lo­gie enra­ci­née et iden­ti­taire », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Le réchauffement climatique est un fait…

« Le réchauf­fe­ment cli­ma­tique est un fait. Son ins­tru­men­ta­li­sa­tion alar­miste par les grosses caisses de la pro­pa­gande, un autre. »

Jean-Yves Le Gal­lou
« Face à la pseu­do éco­lo­gie hors-sol, pour une éco­lo­gie enra­ci­née et iden­ti­taire », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Nous vivons l’époque des évidences oubliées…

« Nous vivons l’époque des évi­dences oubliées. Répé­tons-nous donc. La nature, c’est tout ce qui, dans l’univers, n’est pas fait de main d’homme. Tout ce que homo faber, dans son obses­sion du contrôle total, ne contrôle, jus­te­ment, pas.
La nature autour et en face de nous est la limite de notre pou­voir sur la matière, sur le monde et sur notre propre des­tin. »

Slo­bo­dan Des­pot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

À la morale du péché…

« À la morale du péché, cepen­dant, on peut tou­jours oppo­ser l’éthique de l’honneur. Dans l’éthique de l’honneur, on ne se repend de rien. Quand on a fait une faute, on en tire la leçon. On oublie sou­vent, mais l’on ne par­donne pas plus qu’on ne demande à être par­don­né. Never explain, never com­plain. On ne s’explique pas, on ne se jus­ti­fie pas. On ne se plaint pas, on ne se pose pas en vic­time, on ne cherche pas à faire un ins­tru­ment de pou­voir d’une souf­france réelle ou sup­po­sée. On ne s’agenouille pas, on ne courbe pas la tête. On vit et on meurt debout. »

Alain de Benoist
« Mau­vaise conscience », Élé­ments n°175, décembre-jan­vier 2019

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