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Citations d’un auteur français

Que reste-t-il aujourd’hui de tout cela ?…

« Que reste-t-il aujourd’­hui de tout cela ? Com­ment a‑t-on fait, du peuple le plus labo­rieux de la terre, et peut-être du seul peuple labo­rieux de la terre, du seul peuple peut-être qui aimait le tra­vail pour le tra­vail, et pour l’hon­neur, et pour tra­vailler, ce peuple de sabo­teurs, com­ment a‑t-on pu en faire ce peuple qui sur un chan­tier met toute son étude à ne pas en fiche un coup. Ce sera dans l’his­toire une des plus grandes vic­toires, et sans doute la seule, de la déma­go­gie bour­geoise intel­lec­tuelle. Mais il faut avouer qu’elle compte. Cette vic­toire. »

Charles Péguy
L’Argent, Les Cahiers de la Quin­zaine, 1913, Édi­tions des Équa­teurs, coll. Paral­lèles, 2008

Nous avons été nourris dans un peuple gai…

« Le croi­ra-t-on, nous avons été nour­ris dans un peuple gai. Dans ce temps-là un chan­tier était un lieu de la terre où des hommes étaient heu­reux. Aujourd’­hui un chan­tier est un lieu de la terre où des hommes récri­minent, s’en veulent, se battent ; se tuent.
De mon temps tout le monde chan­tait. (Excep­té moi, mais j’é­tais déjà indigne d’être de ce temps-là.) Dans la plu­part des corps de métiers on chan­tait. Aujourd’­hui on renâcle. Dans ce temps-là on ne gagnait pour ain­si dire rien. Les salaires étaient d’une bas­sesse dont on n’a pas idée. Et pour­tant tout le monde bouf­fait. Il y avait dans les plus humbles mai­sons une sorte d’ai­sance dont on a per­du le sou­ve­nir. Au fond on ne comp­tait pas. Et on n’a­vait pas à comp­ter. Et on pou­vait éle­ver des enfants. Et on en éle­vait. Il n’y avait pas cette espèce d’af­freuse stran­gu­la­tion éco­no­mique qui à pré­sent d’an­née en année nous donne un tour de plus. On ne gagnait rien ; on ne dépen­sait rien ; et tout le monde vivait. »

Charles Péguy
L’Argent, Les Cahiers de la Quin­zaine, 1913, Édi­tions des Équa­teurs, coll. Paral­lèles, 2008

Je fixe l’étrange clarté…

« Je fixe l’étrange clar­té en son­geant aux peuples de la lumière nor­dique dont le soleil, renais­sant chaque été, aimante les yeux déla­vés, cou­leur de glace morte. »

Syl­vain Tesson
L’axe du loup, édi­tions Robert Laf­font, 2004

Car elle aimait la flamme…

« Car elle aimait la flamme et plai­gnait les pauvres gens des villes dont on lui avait dit qu’ils ne voyaient plus jamais le feu et n’avaient qu’à tour­ner un bou­ton pour faire bouillir l’eau du café. Ils appe­laient ça le pro­grès. »

Hen­ri Vincenot
Le maître des abeilles, édi­tions Denoël, 1987

La Femme, matelot, c’est le temple de l’humanité…

« La Femme, mate­lot, c’est le temple de l’humanité. C’est dans son ventre qu’un grain de ta semence, que tu ne ver­rais pas seule­ment à l’œil nu, même avec une lunette marine, se trans­forme en un être vivant, comme toi, qui sera un autre toi-même… Un temple comme ça, mate­lot, tu ne le pro­fanes pas !… Ou alors tu deviens moins qu’une bête. »

Hen­ri Vincenot
L’œuvre de chair, édi­tions Denoël, 1984

Les héros de ces chants vivent encore en nous…

« Les héros de ces chants vivent encore en nous. Leur cou­rage nous fas­cine. Leurs pas­sions nous sont fami­lières. Leurs aven­tures ont for­gé des expres­sions que nous employons. Ils sont nos frères et sœurs éva­po­rés : Athé­na, Achille, Ajax, Hec­tor, Ulysse et Hélène ! Leurs épo­pées ont engen­dré ce que nous sommes, nous autres Euro­péens : ce que nous sen­tons, ce que nous pen­sons. Les Grecs ont civi­li­sé le monde”, écri­vait Cha­teau­briand. Homère conti­nue à nous aider à vivre. »

Syl­vain Tesson
Un été avec Homère, édi­tions des Équa­teurs, 2018

Laissons monter en nous les chants inhumainement sublimes…

« Lais­sons mon­ter en nous les chants inhu­mai­ne­ment sublimes. Ils nous aide­ront dans le brouillard de notre temps. Car d’horribles siècles s’avancent. (…) Homère, vieux com­pa­gnon d’au­jourd’­hui, peut chas­ser ce cau­che­mar post-huma­niste. Il nous offre une conduite : celle d’un homme déployé dans un monde cha­toyant et non pas aug­men­té sur une pla­nète rétrécie. »

Syl­vain Tesson
Un été avec Homère, édi­tions des Équa­teurs, 2018

La véritable géographie homérique…

« La véri­table géo­gra­phie homé­rique réside dans cette archi­tec­ture : la patrie, le foyer, le royaume. L’île d’où l’on vient, le palais où l’on règne, l’alcôve où l’on aime, le domaine où l’on bâtit. On ne sau­rait se mon­trer fier de son propre reflet si l’on ne peut pas se pré­tendre de quelque part. »

Syl­vain Tesson
Un été avec Homère, édi­tions des Équa­teurs, 2018

Parmi d’autres, l’histoire de la Russie d’après 1917, continuée jusqu’en 1991…

« Par­mi d’autres, l’histoire de la Rus­sie d’après 1917, conti­nuée jusqu’en 1991, montre avec une force par­ti­cu­lière que les défaites sont rare­ment irré­mé­diables et que les vic­toires sont tou­jours momen­ta­nées. Sur un plan supé­rieur, spi­ri­tuel et non poli­tique, les défaites sont en par­tie effa­cées lorsque les vain­cus se sont mon­trés héroïques. Il se trou­ve­ra un enfant pour recueillir la leçon morale des sui­ci­dés de Numance, s’émerveiller au sou­ve­nir de Julien, de William Wal­lace, des Chouans et des Ven­déens, des fidèles Confé­dé­rés, des gardes blancs de Deni­kine, Kolt­chak et Wran­gel, des réprou­vés du Bal­ti­kum, et en faire autant de modèles pour se déter­mi­ner et se conduire fer­me­ment. Vic­toire, défaite, tout est balayé par le temps. Ce qui sub­siste, comme dans Plu­tarque, ce sont les leçons de main­tien don­nées à la pos­té­ri­té par cer­tains hommes face à l’adversité.
L’interprétation des défaites est dépen­dante de la culture et des repré­sen­ta­tions”. L’esprit tra­gique, pré­sent dans toute la lit­té­ra­ture épique euro­péenne depuis Homère, exa­mine les échecs en pro­por­tion de leur héroïsme, au point de voir en eux un pré­texte à l’éternisation des héros.
Cette idée rap­pelle que la vision que l’on se fait du pas­sé déter­mine l’avenir. Il n’y a pas de futur pour qui ne sait d’où il vient, pour qui n’a pas la mémoire de ce qui l’a fait ce qu’il est. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

L’essentiel n’est pas de vivre, c’est d’avoir une raison de vivre…

« L’essentiel n’est pas de vivre, c’est d’avoir une rai­son de vivre. […] Il faut trou­ver une rai­son qui ne s’assouvisse pas et se renou­velle. Voi­là le secret de ce que des esprits trop indul­gents pour eux-mêmes appellent notre cruauté. »

Jean Gio­no
Le Mou­lin de Pologne, édi­tions Gal­li­mard, 1953

Agir vite, profondément, de façon draconienne

« Je suis arri­vé à la seule conclu­sion indis­cu­table, irré­fu­table : agir vite, pro­fon­dé­ment, de façon dra­co­nienne pour enrayer, tant qu’il en est temps encore, la dété­rio­ra­tion géné­rale de la qua­li­té de la vie”, la des­truc­tion de la nature, l’aliénation des qua­li­tés qui font de l’Homme un Homme. »

Paul-Émile Vic­tor
Jusqu’au cou… et com­ment s’en sor­tir, Fer­nand Nathan, 1979

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