« Le pouvoir ne peut être intégralement absorbé par la politique ; il s’y mêle, inévitablement, des éléments personnels. »
Ernst Jünger
Eumeswil, 1977, trad. Henri Plard, éditions La Table Ronde, coll. Vermillon, 1978
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« Le pouvoir ne peut être intégralement absorbé par la politique ; il s’y mêle, inévitablement, des éléments personnels. »
Ernst Jünger
Eumeswil, 1977, trad. Henri Plard, éditions La Table Ronde, coll. Vermillon, 1978
« La nature et l’histoire sont foncièrement immorales. »
Friedrich Nietzsche
Aurore, Réflexions sur les préjugés moraux (Morgenröte, Gedanken über die moralischen Vorurteile), 1881, trad. Eric Blondel, éditions Garnier-Flammarion, 2012
« L’historien se doit d’éviter l’interprétation philosophique de l’histoire, tout comme la biologique ou l’économique ; sa science a pour objet l’humain ; l’histoire, tout comme l’homme, ne peut être ni expliquée, ni sublimée. Se regarder soi-même dans les yeux. »
Ernst Jünger
Eumeswil, 1977, trad. Henri Plard, éditions La Table Ronde, coll. Vermillon, 1978
« Les idéaux sont éternels. Les idées ne le sont pas. La contradiction dans laquelle nous tombons dès que nous appliquons à des idées la mesure d’une éternité dont nous avons un pressentiment, mais aucune notion, repose sur cette confusion des idées et des idéaux.[…] Les idéaux sont toujours en quelque façon devant nous, et ils sont assurément ces « modèles de vie qui se présentent à l’esprit des groupes humains », dont parle Plenge.
Les idées sont au contraire derrière nous et ce sont des concepts abstraits dans lesquels les hommes résument leurs problèmes en se tournant vers le passé, après les avoir résolu lorsqu’ils étaient tournés vers l’avenir. »
Arthur Moeller van den Bruck
La révolution des peuples jeunes, recueil de textes écrits entre 1916 et 1923, trad. Jean-Paul Allard, éditions Pardès, 1993
« L’homme est une corde tendue entre l’animal et le Surhomme, une corde au-dessus d’un abîme. »
Friedrich Nietzsche
Ainsi parlait Zarathoustra – Un livre pour tous et pour personne (Also sprach Zarathustra – Ein Buch für Alle und Keinen), 1883 – 1885, trad. Geneviève Bianquis, éditions Garnier-Flammarion, 2006
« Certes, je suis seul et je m’avance inconnu parmi eux. Mais celui qui est un homme ne peut-il pas plus que cent qui sont seulement des tronçons d’hommes ? »
Friedrich Hölderlin
Hypérion ou l’Ermite de Grèce (Hyperion oder Der Eremit in Griechenland), 1797, trad. Jean-Pierre Lefebvre, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« La notion qui fonde toute coutume vivante, c’est l’honneur. Tout le reste, fidélité, humilité, bravoure, esprit chevaleresque, maîtrise de soi, résolution, en découle. Et l’honneur est une question de sang, non de raison. On ne réfléchit pas – sinon, on a déjà perdu l’honneur. Perdre l’honneur, c’est être effacé de la vie, du temps, de l’Histoire. L’honneur de l’ordre, de la famille, de l’homme et de la femme, du peuple et de la patrie, l’honneur du paysan, du soldat, et même du bandit : l’honneur signifie que la vie, en une certaine personne, vaut quelque chose, possède un rang historique, sa distance, sa noblesse. »
Oswald Spengler
Écrits historiques et philosophiques. Pensées, éditions Copernic, 1980
« […] Mais la caste des guerriers elle-même est prise d’hésitation, lorsqu’elle voit le peuple des larves monter des profondeurs à l’assaut de ses bastions. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
« L’homme devenu libre foule aux pieds cette sorte de bien-être méprisable dont rêvent les épiciers, les chrétiens, les vaches, les femmes, les Anglais et autres démocrates. L’homme libre est guerrier. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Ni l’existence des moyens d’extermination, ni une méchanceté préméditée ne constituent la menace dernière. Celle-ci réside dans le caractère inéluctable d’une contrainte morale. Les hommes qui utilisent ces moyens contre d’autres hommes se voient contraints d’anéantir aussi moralement ces autres hommes, leurs victimes et leurs objets. Ils sont forcés de déclarer criminel et inhumain dans son ensemble le camp adverse, d’en faire une non-valeur totale, sous peine d’être eux-mêmes des criminels et des monstres. La logique de la valeur et de la non-valeur déploie sa pleine rigueur destructrice et contraint à des discriminations, à des criminalisations et à des dépréciations toujours nouvelles, toujours plus profondes, jusqu’à l’extermination de tout sujet sans valeur, indigne de vivre. »
Carl Schmitt
Théorie du partisan, 1963