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Citations d'un auteur allemand

Le courage est le vent qui nous porte…

« Le cou­rage est le vent qui nous porte vers les rivages les plus loin­tains ; c’est la clef de tous les tré­sors, le mar­teau qui forge les vastes empires, le bou­clier sans lequel aucune civi­li­sa­tion ne sau­rait durer. Le cou­rage, c’est l’enjeu illi­mi­té de sa propre per­sonne, c’est l’assaut que l’idée livre à la matière sans se sou­cier des consé­quences. Être cou­ra­geux, c’est être prêt à se faire cru­ci­fier pour une convic­tion, c’est affir­mer, même dans le der­nier fré­mis­se­ment des nerfs, même dans le der­nier sou­pir, l’idée dont on vivait et pour laquelle on meurt. Mau­dit soit le temps qui méprise le cou­rage et les hommes courageux ! »

Ernst Jün­ger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erleb­nis), 1922, trad. Jean Dahel, édi­tions Albin Michel, 1934

Il faut savoir se conserver…

« Il faut savoir se conser­ver. C’est la meilleure preuve d’indépendance. »

Frie­drich Nietzsche
Par-delà le bien et le mal – Pré­lude d’une phi­lo­so­phie de l’a­ve­nir (Jen­seits von Gut und Böse – Vor­spiel einer Phi­lo­so­phie der Zukunft), 1886, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2000

Nous avons oublié les bêtes féroces…

« Nous avons oublié les bêtes féroces : il y eut des mil­lé­naires où, soit veillant, soit dor­mant, les hommes pen­saient à elles. »

Frie­drich Nietzsche
Frag­ments post­humes, Tome IV, 1880 – 1881, trad. Julien Her­vier, édi­tions Gal­li­mard, 1970

On ne connaît pas un homme avant…

« On ne connaît pas un homme avant de l’avoir vu au danger. »

Ernst Jün­ger
Orages d’acier (In Stahl­ge­wit­tern), 1920, Trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Les longues périodes de paix favorisent certaines illusions…

« Les longues périodes de paix favo­risent cer­taines illu­sions d’optique. L’une d’elles est la croyance que l’inviolabilité du domi­cile se fonde sur la Consti­tu­tion, est garan­tie par elle. En fait, elle se fonde sur le père de famille qui se dresse au seuil de sa porte, entou­ré de ses fils, la cognée à la main. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Être profond et sembler profond…

« Être pro­fond et sem­bler pro­fond. — Celui qui se sait pro­fond s’efforce d’être clair ; celui qui vou­drait sem­bler pro­fond à la foule s’efforce d’être obscur. »

Frie­drich Nietzsche
Le Gai Savoir (Die fröh­liche Wis­sen­schaft, la gaya scien­za), 1882, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2007

L’obscurcissement du monde, la fuite des dieux…

« L’obscurcissement du monde, la fuite des dieux, la des­truc­tion de la terre, la gré­ga­ri­sa­tion de l’homme, la sus­pi­cion hai­neuse envers tout ce qui est créa­teur et libre. »

Mar­tin Heidegger
Intro­duc­tion à la méta­phy­sique (Einfüh­rung in die Meta­phy­sik), 1935, trad. Gil­bert Kahn, édi­tions Gal­li­mard, 1958, coll. TEL, 1980

Si l’art des chasseurs des premiers âges nous émeut tant…

« Si l’art des chas­seurs des pre­miers âges nous émeut tant et nous parle un lan­gage plus fort que celui de l’Orient ancien ou même récent, c’est sans doute un signe qu’y vivent l’esprit de notre esprit, la liber­té de notre liberté. »

Ernst Jün­ger
Le nœud gor­dien (Der Gor­dische Kno­ten), 1953, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1981

Pour les hommes d’aujourd’hui la gloire n’est plus depuis…

« Pour les hommes d’aujourd’hui la gloire n’est plus depuis long­temps que la célé­bri­té, et par suite quelque chose de très dou­teux, un acquit jeté et dis­tri­bué ici et là par les jour­naux et la radio — presque le contraire de l’être. »

Mar­tin Heidegger
Intro­duc­tion à la méta­phy­sique (Einfüh­rung in die Meta­phy­sik), 1935, trad. Gil­bert Kahn, édi­tions Gal­li­mard, 1958, coll. TEL, 1980

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