« L’Europe, ce n’est pas le monde de Belphégor, c’est la civilisation qui honore la femme : déesse, mère ou guerrière. »
Jean-Yves Le Gallou
Ni Lampedusa, ni Bruxelles, être Européen !, vidéo, 20 juin 2015
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« L’Europe, ce n’est pas le monde de Belphégor, c’est la civilisation qui honore la femme : déesse, mère ou guerrière. »
Jean-Yves Le Gallou
Ni Lampedusa, ni Bruxelles, être Européen !, vidéo, 20 juin 2015
« Les anciens Grecs ajoutèrent à la vénération du réel la puissance de leur imaginaire. Sur la mer éclairée par les mythes et les méduses, il y eut un miracle, voilà trois millénaires. Des hommes prirent une décision : ne plus jamais assister à un spectacle naturel sans y associer la présence d’un dieu. »
Sylvain Tesson
La grande odyssée de Sylvain Tesson, dans le sillage d’Ulysse, Le Figaro, 10 avril 2020
« Je ne pense pas que le mâle blanc hétérosexuel soit oublié dans la littérature contemporaine, cependant, on privilégie ses versions plus jeunes, plus engagées, plus souffrantes, plus célibataires, plus trendys. Le père de famille, agent immobilier, s’il n’est pas un beauf dans un roman féminin, s’il n’est pas assassiné dans un roman policier, s’il n’est pas concerné par le sort des va-nu-pieds dans un roman humaniste, ne doit pas, en effet, être si courant. »
Patrice Jean
Qu’un écrivain puisse être en paix avec son temps me paraît vraiment curieux, entretien au Figaro, par Eugénie Bastié, 29 septembre 2017
« Vieux bureaucrate, mon camarade ici présent, nul jamais ne t’a fait évader et tu n’en es point responsable. Tu as construit ta paix à force d’aveugler de ciment, comme le font les termites, toutes les échappées vers la lumière. Tu t’es roulé en boule dans ta sécurité bourgeoise, tes routines, les rites étouffants de ta vie provinciale, tu as élevé cet humble rempart contre les vents et les marées et les étoiles. Tu ne veux point t’inquiéter des grands problèmes, tu as eu bien assez de mal à oublier ta condition d’homme. Tu n’es point l’habitant d’une planète errante, tu ne te poses point de questions sans réponse : tu es un petit bourgeois de Toulouse. Nul ne t’a saisi par les épaules quand il était temps encore. Maintenant, la glaise dont tu es formé a séché, et s’est durcie, et nul en toi ne saurait désormais réveiller le musicien endormi ou le poète, ou l’astronome qui peut-être t’habitait d’abord. »
Antoine de Saint-Exupéry
Terre des hommes, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1939, coll. Folio, 2024
« La promotion de l’idéal diversitaire justifie un harcèlement médiatique permanent pour amener les populations à s’y convertir et pour identifier ceux qui résistent à ses sirènes. Il est même nécessaire de heurter le sens commun, de le déstabiliser et lui faire perdre toute valeur d’évidence, pour qu’il ne subsiste qu’à la manière de stéréotypes à congédier et de préjugés à déconstruire – cela permettra de démasquer ceux qui s’y attachent exagérément. C’est ce qu’on appellera pudiquement des campagnes pour faire évoluer les mentalités. »
Mathieu Bock-Côté
L’Empire du politiquement correct, Les Éditions du cerf, 2019
« Si “réactionnaire” signifie être un amant des œuvres du passé, un amoureux de Chateaubriand et de Flaubert, ou si encore le mot renvoie à la gratitude qu’un homme éprouve envers l’héritage des siècles, la langue, la morale, envers le pays et le continent de ses ancêtres, alors oui je suis réactionnaire. »
Patrice Jean
Qu’un écrivain puisse être en paix avec son temps me paraît vraiment curieux, entretien au Figaro, par Eugénie Bastié, 29 septembre 2017
« Je sens peser sur mes épaules misérables le poids démesuré du plus glorieux des héritages. À moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civilisation fait un cadeau gigantesque : le patrimoine de l’Europe. Il est fait de trésors et de souvenirs. Chacun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Berlin et à Madrid, à Athènes et à Varsovie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Belgrade, doit ressentir le même drame. Chacun de nous est le dernier des Européens. »
Jean de Brem
Le testament d’un Européen, éditions de La Table Ronde, 1964
« Un nouveau dogme s’institue : tout doit fluctuer, se mêler sans répit, sans entraves, donc sans frontières. Dieu est mouvement. Circuler est bon. Demeurer est mal. Plus rien ne doit se prétendre de quelque part puisque tout peut être de partout. Qui s’opposera intellectuellement à la religion du flux est un chien. »
Sylvain Tesson
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entretien au Figaro, par Vincent Tremolet de Villers, 20 mars 2020
« Je me demande ce que les jeunes de 14 – 15 ans pensent du Paris dans lequel ils vivent, ils ont toujours vécu ? Aiment-ils le Centre Pompidou, la pyramide du Louvre ? Est-on en train de faire changer le goût des gens ou ceux-ci conservent-ils une conscience esthétique ? Je pense que tout ce qui blesse l’œil, blesse l’âme. »
Alain Paucard
Du Paris d’Audiard au Paris de Delanoë, par Alain Paucard, entretien au Figaro, par Eugénie Bastié, 11 juillet 2014
« La propagande est triplement efficace : par le gavage, par la sidération, par l’intimidation.
Le conditionnement est quotidien. En certaines circonstances (guerre, attentat, émeutes, crise financière), la pression de propagande est telle qu’elle aboutit à la sidération des cibles (c’est-à-dire des citoyens), incapables de résister et de bouger.
La propagande a aussi une fonction intimidante : celui qui tente de résister risque d’être balayé, ostracisé, frappé d’interdit scolaire ou professionnel ou de mort civique ou médiatique. »
Jean-Yves Le Gallou
Seize thèses sur la société de propagande, Polémia, 15 juin 2019
« Pour toutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l’héroïsme et du génie de nos pères, pour notre terre menacée d’esclavage et le souvenir d’un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine. »
Jean de Brem
Le testament d’un Européen, éditions de La Table Ronde, 1964
« En mon nom, en votre nom, je prends possession de Septentrion. Il n’y a de vraie conquête que lorsqu’on sort de ses frontières palpables et impalpables sans esprit de retour. Pour n’avoir pu le comprendre, semblables à tous les hommes de ce temps, ceux qui nous ont précédés ici ont misérablement reflué au sein de la masse protectrice. Dieu merci ! nous autres, nous n’en sommes plus là. Et maintenant, allons fêter cela ! »
Jean Raspail
Septentrion, éditions Robert Laffont, 1979, réed. 2007