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De toutes les races d’hommes [les anciens Grecs]…

« De toutes les races d’hommes [les anciens Grecs], la plus accom­plie, la plus belle, la plus enviée, la plus sédui­sante, la plus entraî­nante vers la Vie… »

Frie­drich Nietzsche
La Nais­sance de la Tra­gé­die (Die Geburt der Tragö­die), 1872, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Le Livre de Poche, 2013

Lorsque l’anarchiste, comme porte-parole des couches sociales…

« Lorsque l’anarchiste, comme porte-parole des couches sociales en déca­dence, réclame, dans une belle indi­gna­tion, le « droit », la « jus­tice », les « droits égaux », il se trouve sous la pres­sion de sa propre incul­ture qui ne sait pas com­prendre pour­quoi au fond il souffre, — en quoi il est pauvre en vie… Il y a en lui un ins­tinct de cau­sa­li­té qui le pousse à rai­son­ner : il faut que ce soit la faute à quelqu’un s’il se trouve mal à l’aise… Cette « belle indi­gna­tion » lui fait déjà du bien par elle-même, c’est un vrai plai­sir pour un pauvre diable de pou­voir inju­rier — il y trouve une petite ivresse de puis­sance. Déjà la plainte, rien que le fait de se plaindre peut don­ner à la vie un attrait qui la fait sup­por­ter : dans toute plainte il y a une dose raf­fi­née de ven­geance, on reproche son malaise, dans cer­tains cas même sa bas­sesse, comme une injus­tice, comme un pri­vi­lège inique, à ceux qui se trouvent dans d’autres condi­tions. « Puisque je suis une canaille tu devrais en être une aus­si » : c’est avec cette logique qu’on fait les révo­lu­tions. Les doléances ne valent jamais rien : elles pro­viennent tou­jours de la fai­blesse. »

Frie­drich Nietzsche
Cré­pus­cule des idoles ou Com­ment on phi­lo­sophe avec un mar­teau (Göt­zen-Däm­me­rung oder wie man mit dem Ham­mer phi­lo­so­phiert), 1888, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2005

Méditant sur l’âme européenne dans ce qui la distingue…

« Médi­tant sur l’âme euro­péenne dans ce qui la dis­tingue de l’Orient proche ou loin­tain, Ernst Jün­ger a iso­lé comme révé­la­trice la libre déter­mi­na­tion d’Alexandre tran­chant l’immobilité du nœud gor­dien. Si l’Asie épouse les éner­gies du monde, l’Europe est ten­tée de s’en empa­rer pour les sou­mettre à sa volon­té. L’une est asso­ciée à la force appa­rem­ment tran­quille de l’eau, l’autre à celle du feu. En Occi­dent, l’éthique et la phi­lo­so­phie n’échappent jamais à la volon­té. L’une et l’autre ne sont pas seule­ment des che­mins vers la sagesse, mais une construc­tion de soi par l’exercice du corps, de l’âme et de l’esprit, comme dans un gym­nase, ce lieu de l’éducation grecque qui a per­du­ré jusqu’à nous mal­gré ses alté­ra­tions. Il n’est donc pas sur­pre­nant que l’histoire, théâtre de la volon­té, ait été une inven­tion européenne. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

Aucune action violente n’est possible si…

« Aucune action vio­lente n’est pos­sible si elle n’est pré­cé­dée d’une intense cam­pagne d’explication. Les esprits doivent être déjà gagnés à la cause, sans même s’en rendre compte, quand sur­git, au grand jour, l’opportunité. »

Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, édi­tions Terre et Peuple, 1998

Déesse, chante-nous la colère d’Achille…

« Déesse, chante-nous la colère d’Achille, de ce fils de Pélée, colère détes­table, qui valut aux Argiens d’innombrables mal­heurs et jeta dans l’Hadès tant d’âmes de héros, livrant leurs corps en proie aux oiseaux comme aux chiens : ain­si s’accomplissait la volon­té de Zeus. Com­mence à la que­relle où deux preux s’affrontèrent : l’Atride, chef de peuple, et le divin Achille. »

Homère
Iliade, Chant I, invo­ca­tion, vers 800 – 725 avant notre ère

La gloire n’est pas pour les Grecs quelque chose qu’on reçoive…

« La gloire n’est pas pour les Grecs quelque chose qu’on reçoive ou non par-des­sus le mar­ché ; elle est la mani­fes­ta­tion de l’être le plus haut. Pour les hommes d’aujourd’hui la gloire n’est plus depuis long­temps que la célé­bri­té, et par suite quelque chose de très dou­teux, un acquêt jeté et dis­tri­bué ici et là par les jour­naux et la radio — presque le contraire de l’être. »

Mar­tin Heidegger
Intro­duc­tion à la méta­phy­sique (Einfüh­rung in die Meta­phy­sik), 1935, trad. Gil­bert Kahn, édi­tions Gal­li­mard, 1958, coll. TEL, 1980

Ils entendent sans comprendre…

« Ils entendent sans com­prendre et sont sem­blables à des sourds. Le pro­verbe s’applique à eux : pré­sents ils sont absents. »

Héra­clite
Frag­ments, 34, 576 – 480 av. notre ère, trad. Jean-Fran­çois Pra­deau, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2018

Aucun européiste” ne parlera jamais de l’Europe en tant que civilisation…

« Aucun euro­péiste” moderne, d’ailleurs, ne par­le­ra jamais de l’Europe en tant que civi­li­sa­tion ou enti­té poli­tique struc­tu­rée. Pour les par­ti­sans de l’oligarchie moné­taire, en effet, l’histoire euro­péenne n’existe tout sim­ple­ment pas : il n’est jamais fait aucune men­tion des poèmes épiques d’Homère, des conquêtes de la Grèce clas­sique, de l’esprit de Rome, des hauts faits de Char­le­magne, de la spi­ri­tua­li­té médié­vale, ou des œuvres de la Renais­sance. Nous sommes comme pié­gés dans un éter­nel pré­sent : soit ce qui nous pré­cède n’existe pas, soit ce qui nous pré­cède doit être repro­gram­mé selon les direc­tives d’un nou­veau récit mon­dia­liste. »

Pie­tro Ciapponi
Les défis de l’Europe. Les racines d’une civi­li­sa­tion et les limites d’une bureau­cra­tie, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2023

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