Thème
Citations philo
Ouvrir les yeux est un antidote au désespoir…
« Ouvrir les yeux est un antidote au désespoir. »
Sylvain Tesson
Petit traité sur l’immensité du monde, éditions des Équateurs, 2005
Il n’y a pas de progrès qui vaille…
« Il n’y a pas de progrès qui vaille (et qui puisse rendre superflu la fonction que peut avoir la religion au sens le plus haut et sévère, pour l’homme non dégradé), quand il s’agit de problèmes plus réels, qui sont ceux de la mort, de l’angoisse existentielle, de bouleversements dus à l’irruption de l’irrationnel, aux passions et aux instincts eux-mêmes. Croire le contraire, croire que le progrès, la science, la technocratie ou même le Christ quand il est présenté comme un modèle d’altruisme humanitaire, puisse résoudre de tels problèmes, relève du primitivisme et d’un manque complet de sens du tragique de la vie et de la condition humaine. »
Julius Evola
Il Conciliatore, 15 juin 1969
Est digne du nom d’homme celui qui a en lui sa propre norme…
Il est fort probable que la violence durera aussi longtemps que l’homme…
« Il faut considérer comme sans fondement toutes les doctrines qui voient dans l’âge industriel ou économique le successeur pacifique de l’âge militaire, non seulement parce que l’ennemi politique ne se réduit pas au seul ennemi militaire, mais encore parce que la politique pénètre d’inimitié l’économie, la science, la morale et la technique aussi bien que les armées.
Il est fort probable que la violence durera aussi longtemps que l’homme ; elle est de tous les temps, encore qu’elle se montre plus virulente à certaines époques qu’à d’autres, quand l’idéologie lui prépare le terrain. De ce point de vue il est indiscutable que le socialisme révolutionnaire (Blanqui, Marx, Sorel, Lénine) a été, avant le fascisme, le propagateur de la violence dans le monde contemporain. Il est naïf de croire que le progrès de la civilisation pourrait substituer l’ère de la sérénité à celle de la violence. Au contraire, les nouveaux moyens que le progrès met à la disposition de l’homme, celui-ci les utilise non seulement au service de la guerre (nous le constatons tous les jours), mais de toutes les formes de la violence, révolutionnaire, psychologique, etc. Loin de décroître en intensité elle s’adapte sans cesse aux nouvelles conditions. Pour les mêmes raisons on ne saurait parler de peuples doux. Il se trouve seulement qu’à certaines époques de l’histoire la civilisation d’une collectivité parvient à limiter l’usage de la violence. »
Julien Freund
L’essence du politique, éditions Sirey, 1965
Rappeler à l’existence la mentalité aristocratique…
« L’enjeu : rappeler à l’existence la mentalité aristocratique, ressusciter l’esprit de la vieille Europe. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière. Il ne s’agit pas de réanimer artificiellement des choses mortes. Mais de reprendre conscience d’un héritage pour le recréer sous des formes nouvelles. »
Louis Pauwels
Comment devient-on ce que l’on est ?, éditions Stock, 1978
Nous voulons qu’on nous donne des raisons de vivre !
« Nous voulons qu’on nous donne des raisons de vivre ! Pourtant je vous corne qu’il n’y en a pas et que tout l’égarement du troupeau est là, dans cet appel creux que le démagogue et le philosophe incitent à pousser. Il y a des passions de vivre. Il y a des poussées énormes et des volontés de vivre. Il y a un honneur à vivre. Il n’y a pas de raison. »
Jean Cau
La grande prostituée, éditions de La Table Ronde, 1974
La plus grande jouissance de l’existence…
« Croyez-moi ! Le secret pour récolter la plus grande fécondité, la plus grande jouissance de l’existence, consiste à vivre dangereusement. »
Friedrich Nietzsche
Le Gai Savoir (Die fröhliche Wissenschaft, la gaya scienza), 1882, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2007
Il y a trois manières de commencer sa vie…
« Il y a trois manières de commencer sa vie : le plaisir d’abord, le sérieux plus tard ; ou bien travailler dur au début, pour se revancher vers la fin ; ou enfin mener de front le plaisir et le labeur. »
Paul Morand
Fouquet ou Le Soleil offusqué, 1961, éditions Gallimard, coll. Folio histoire, 1985
L’Inde part à la conquête du monde sous l’étendard écarlate de Shiva…
« Sans pose ni complexe, Venner rejoint le courant qui, de Balzac à Déon, maintient et restaure un type de posture face à l’adversité, ces auteurs qui savent la prééminence du polemos héraclitéen – le conflit, père de toutes choses. Et qui refusent le désespoir, conscients que l’histoire, dont l’ironie est féroce, surprendra toujours les esprits oublieux des traditions ancestrales. L’Inde part à la conquête du monde sous l’étendard écarlate de Shiva, l’islam sous celui de Mahomet ; la Chine réapprend Confucius. Quand redeviendrons-nous homériques ? »
Christopher Gérard
Quolibets – Journal de lecture, éditions L’Âge d’Homme, 2013
Par culture traditionnelle, on entend une culture organique…
« Par culture traditionnelle, on entend une culture organique, dont toutes les activités sont ordonnées autour d’une idée centrale et, à proprement parler, “du haut vers le haut”. “Vers le haut” signifie vers quelque chose de supérieur à ce qui est simplement naturaliste et humain. Cette orientation présuppose un ensemble de principes ayant une valeur de norme immuable et un caractère métaphysique. À un tel ensemble, on peut donner le nom de Tradition au singulier, parce que les valeurs et les principes de base sont essentiellement les mêmes dans les traditions historiques distinctes, en dehors des adaptations et formulations qui leur sont propres. Qui reconnaît de telles valeurs et les affirme, peut se dire un homme de la Tradition. »
Julius Evola
interview de Gianfranco de Turris, « L’Italiano », novembre 1970
Les idées, les valeurs ne meurent pas…
« Les idées, les valeurs ne meurent pas. Vaincues, elles sommeillent, puis se réveillent et renaissent de leurs cendres sous d’autres formes. »
Arnaud Imatz
Présence de José Antonio, Les Bouquins de Synthèse nationale, 2013
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