Le livre
Le Gai Savoir

Le Gai Savoir

Auteur : Frie­drich Nietzsche
Édi­teur : édi­tions Flam­ma­rion, coll. GF (17 août 2007)

Pré­sen­ta­tion de l’é­di­teur : Inter­ro­ger le fana­tisme de la véri­té qui gou­verne la phi­lo­so­phie, recon­naître la vie seule pour source de toute valeur, l’in­dé­pen­dance pour la ver­tu suprême du phi­lo­sophe, et recher­cher une récon­ci­lia­tion inédite de l’art et de la science : tel est pour Nietzsche le sens du gai savoir, de l”« idée pro­ven­çale de « gaya scien­za », cette uni­té du trou­ba­dour, du che­va­lier et de l’es­prit libre par laquelle cette magni­fique culture ancienne des Pro­ven­çaux se dis­tingue de toutes les cultures équi­voques. »
Uni­té de l’a­mor fati et de la phi­lo­so­phie de Dio­ny­sos, le gai savoir est la phi­lo­so­phie du oui à la vie, engen­drée par la recon­nais­sance et l’a­quies­ce­ment, qui culmine dans la pen­sée de l’é­ter­nel retour, pré­sen­tée ici pour la pre­mière fois. Le Gai Savoir, publié en 1882, réédi­té et aug­men­té en 1887, consti­tue donc le pré­lude de Ain­si par­lait Zara­thous­tra.
« Je mets au rang des choses que je n’ou­blie­rai pas le fait qu’on m’a envoyé pour ce livre du « gai saber » plus de féli­ci­ta­tions que pour tous les autres réunis. »

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Découvrez 4 citations extraites du livre

Nous ne sommes pas de ceux qui ne pensent qu’au sein des livres...

« Nous ne sommes pas de ceux qui ne pensent qu’au sein des livres et dont l’idée attend pour naître les impul­sions de l’imprimé ; notre habi­tude est de pen­ser au grand air, mar­chant, sau­tant, mon­tant, dan­sant, et de pré­fé­rence sur les mon­tagnes soli­taires ou sur l’extrême bord de la mer, là où les che­mins se font médi­ta­tifs eux-mêmes. »

Frie­drich Nietzsche
Le Gai Savoir (Die fröh­liche Wis­sen­schaft, la gaya scien­za), 1882, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2007

Être profond et sembler profond...

« Être pro­fond et sem­bler pro­fond. — Celui qui se sait pro­fond s’efforce d’être clair ; celui qui vou­drait sem­bler pro­fond à la foule s’efforce d’être obs­cur. »

Frie­drich Nietzsche
Le Gai Savoir (Die fröh­liche Wis­sen­schaft, la gaya scien­za), 1882, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2007

Je comprends volontiers les hommes extraordinaires d’une époque...

« Je com­prends volon­tiers les hommes extra­or­di­naires d’une époque comme des pousses tar­dives, sou­dai­ne­ment écloses, de civi­li­sa­tions pas­sées et de leurs forces : en quelque sorte comme l’atavisme d’un peuple et de ses mœurs : de la sorte, il reste vrai­ment quelque chose à com­prendre en eux ! Aujourd’hui ils paraissent étran­gers, excep­tion­nels, extra­or­di­naires : et celui qui sent en lui ces forces doit les soi­gner, […] les faire pous­ser face à un monde qui leur est hos­tile : et cela le conduit à deve­nir soit un grand homme, soit un fou extra­va­gant, si tant est qu’il ne périsse pas tout sim­ple­ment tôt. Ces mêmes qua­li­tés étaient autre­fois cou­rantes et étaient consi­dé­rées comme cou­rantes : elles ne consti­tuaient pas une marque dis­tinc­tive. Peut-être étaient-elles exi­gées, pré­sup­po­sées ; il était impos­sible de deve­nir grand grâce à elles, et ce du simple fait qu’elles ne fai­saient pas cou­rir le risque de deve­nir fou ou soli­taire. C’est prin­ci­pa­le­ment dans les lignées et dans les castes conser­va­trices d’un peuple que se pro­duisent ces réso­nances de pul­sions anciennes, alors qu’un tel ata­visme est très peu pro­bable là où les races, les habi­tudes, les appré­cia­tions de valeur changent trop rapi­de­ment. »

Frie­drich Nietzsche
Le Gai Savoir (Die fröh­liche Wis­sen­schaft, la gaya scien­za), 1882, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2007

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