Il convient d’être courageux…

« Il convient d’être cou­ra­geux, non par néces­si­té mais parce que c’est beau. »

Aris­tote
Éthique à Nico­maque, IVe siècle av. notre ère, trad. Jules Bar­thé­lé­my-Saint-Hilaire, Morale d’A­ris­tote, édi­tion Librai­rie phi­lo­so­phique de Ladrange, 1856, édi­tions Le Livre de Poche, 1992

On ne connaît pas un homme avant…

« On ne connaît pas un homme avant de l’avoir vu au dan­ger. »

Ernst Jün­ger
Orages d’acier (In Stahl­ge­wit­tern), 1920, Trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Le pouvoir de commencer (beginning), avant de devenir…

« Le pou­voir de com­men­cer (begin­ning), avant de deve­nir un évé­ne­ment his­to­rique, est la plus haute capa­ci­té de l’homme, il est iden­tique à la liber­té de l’homme. […] Ce com­men­ce­ment est garan­ti par chaque nais­sance ; il est le fait de chaque homme. »

Han­nah Arendt
The Ori­gins of Tota­li­ta­rism, 1951, New York, édi­tions Har­court, 1973

La haute montagne peut permettre à certains d’assouvir…

« La haute mon­tagne peut per­mettre à cer­tains d’assouvir leur goût stu­pide du risque pour le risque ; elle peut per­mettre à des gens plus ou moins « entraî­nés » et incons­cients de pra­ti­quer une acti­vi­té spor­tive banale ; elle peut être le luxe que se paient des hommes à l’esprit étroit pétri­fiés par la « civi­li­sa­tion » des plaines de regar­der à la jumelle des « pano­ra­mas » tou­ris­tiques. Mais, pour d’autres, elle n’est rien de tout cela : elle est une voie de libé­ra­tion, de dépas­se­ment, d’accomplissement inté­rieur.

Les deux grands pôles de la vie à l’état pur, l’action et la contem­pla­tion, s’y confondent.

L’action, c’est la res­pon­sa­bi­li­té abso­lue, le fait de se sen­tir abso­lu­ment seul, de ne pou­voir comp­ter que sur sa force et son cou­rage, joints à une maî­trise de soi lucide et chi­rur­gi­cale.

La contem­pla­tion, c’est l’essence même de cette expé­rience héroïque : le regard devient cir­cu­laire et solaire, il n’y a plus que le ciel et des forces pures et libres qui reflètent et figent l’immensité dans le chœur tita­nique des som­mets. »

Julius Evo­la
Médi­ta­tions du haut des cimes (Medi­ta­zio­ni delle vette), 1974, trad. Bru­no Cariou, Les édi­tions du Lore, 2012

Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner…

« Quand on repré­sente une cause (presque) per­due, il faut son­ner de la trom­pette, sau­ter sur son che­val et ten­ter la der­nière sor­tie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la for­te­resse oubliée que per­sonne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée. »

Jean Ras­pail
exergue au site jean-raspail.net, 2014

Le but ne justifie peut-être rien…

« Le but ne jus­ti­fie peut-être rien, mais l’action délivre de la mort. Les hommes duraient par leur navire. »

Antoine de Saint-Exu­pé­ry
Vol de nuit, 1931

Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous restions bien loin…

« Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous res­tions bien loin du bon­heur des débiles, bien loin de la « rési­gna­tion »… Notre atmo­sphère était char­gée d’orage, la nature que nous sommes s’obscurcissait – car nous n’avions pas de che­min. Voi­ci la for­mule de notre bon­heur : un oui, un non, une ligne droite, un but… »

Frie­drich Nietzsche
L’Antéchrist, Impré­ca­tion contre le chris­tia­nisme, (Der Anti­christ, Fluch auf das Chris­ten­tum), 1896, trad. Eric Blon­del, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 1994

Élevés dans une ère de sécurité, nous avions tous la nostalgie…

« Éle­vés dans une ère de sécu­ri­té, nous avions tous la nos­tal­gie de l’inhabituel, des grands périls. La guerre nous avait donc sai­sis comme une ivresse. C’est sous une pluie de fleurs que nous étions par­tis, gri­sés de roses et de sang. Nul doute que la guerre ne nous offrît la gran­deur, la force, la gra­vi­té. Elle nous appa­rais­sait comme l’action virile : de joyeux com­bats de tirailleurs, dans les prés où le sang tom­bait en rosée sur les fleurs. Pas de plus belle mort au monde… Ah sur­tout, ne pas res­ter chez soi, être admis à cette com­mu­nion ! »

Ernst Jün­ger
Orages d’acier (In Stahl­ge­wit­tern), 1920, Trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés