« La patrie est plus forte dans l’âme d’un enraciné que dans celle d’un déraciné. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, troisième conférence, La Patrie française, 1899
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« La patrie est plus forte dans l’âme d’un enraciné que dans celle d’un déraciné. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, troisième conférence, La Patrie française, 1899
« La Terre nous parle. C’est en elle que s’enracine la conscience collective : “Les ancêtres ne nous transmettent intégralement l’héritage accumulé de leurs âmes que par la permanence de l’action terrienne.” L’apologie de la Terre et des Morts, exalte l’attachement aux racines, à la famille, à l’armée et à la terre natale. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, troisième conférence, La Patrie française, 1899
« Heureusement la résistance s’organise. Il y a un peu partout en France de salutaires sursauts et des Français qui continuent à exalter le souvenir des générations qui les ont précédés […] Il ne s’agit plus seulement d’honorer des morts qui n’ont pas hésité à aller jusqu’au sacrifice pour défendre leurs convictions, mais il s’agit de rappeler ce qu’est la France, son identité, son destin fruit du travail des générations passées qui toutes ont apporté leur pierre à l’édifice. »
Louis-Alphonse de Bourbon
Journée de commémoration de l’insurrection catholique et royaliste de 1799 – Message, legitimite.fr, 23 août 2022
« Je me livre aux immenses mouvements doux de la terre de Lorraine, je contemple ses villages égayés d’arbres à fruits, des petits bois de hêtres, de charmes et de chênes, je m’enivre de sa lumière douce et noble qui met sur les premiers plans des couleurs de mirabelle et, sur les lointains, un mystère d’opale, de jeunesse et de silence. Je distingue dans la prairie les éphémères colchiques violets, dans la plaine les graves villages séculaires et, sur l’horizon, nos déesses, nos vertus lorraines, Prudence, Loyauté, Finesse, qui sont des personnes immortelles. »
Maurice Barrès
La grande pitié des églises de France, 1914, Émile-Paul Frères, Éditeurs
« Personne, sauf un monde qui aurait sombré dans la servitude, n’admettra jamais l’inhumaine et abstraite Europe des États. Seule l’Europe des peuples saura respecter, en les unissant, la diversité de toutes les nations, de toutes les communautés – populaires, petites ou grandes, qui la composent. La centralisation de l’État-nation a conduit la France où elle est. Le même esprit conduirait l’Europe à la stérilité. Il ne faut pas que l’Europe des États puisse un jour venir dire à la France que “pour l’unité linguistique de l’Europe la langue française doit disparaître”. La France doit reconnaître aujourd’hui qu’elle englobe plusieurs des plus vieilles nations d’Occident. Si elle doit continuer de les unir, il faut que ce soit dans le respect de leurs droits respectifs et de leurs libertés. Il n’y a que dans une Europe gouvernée par des principes du même genre que la France pourra sauver ce qui lui reste. Qui, sinon la France, pourrait montrer ce chemin à l’Europe puisqu’elle n’est elle-même qu’une Europe en petit ? »
Yann Fouéré
La Bretagne écartelée, 1962, Nouvelles Éditions Latines, 1976
« Rattachons les idées au sol, fondons la politique française sur l’histoire de France et pour arriver à bien vivre sur un point du territoire, propageons une vue exacte sur la nation. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, troisième conférence, La Patrie française, 1899
« La France a perdu ses mœurs. Non pas que les hommes de notre génération soient, en effet, pires que leurs pères… Quand je dis que la France a perdu ses mœurs, j’entends, qu’elle a cessé de croire à ses principes. Elle n’a plus ni intelligence ni conscience morale, elle a perdu jusqu’à la notion de mœurs. Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion : que le juste et l’injuste, dont nous pensions jadis avoir le discernement, sont termes de convention, vagues, indéterminables ; que tous ces mots : Droit, Devoir, Morale, Vertu, etc., dont la chaire et l’école font tant de bruit, ne servent à couvrir que de pures hypothèses, de vaines utopies, d’indémontrables préjugés ; qu’ainsi la pratique de la vie, dirigée par je ne sais quel respect humain, par des convenances, est au fond arbitraire. »
Pierre-Joseph Proudhon
Cité par Georges Sorel dans Réflexions sur la violence, 1908, coéditions Krisis/La Nouvelle Librairie, 2023
« La France a souvent du mal à se reconnaître dans l’image que certains véhiculent d’elle, car, et peut-être est-ce là le plus grand crime de la Révolution, elle a été forcée de rompre avec son histoire et sa mémoire ; forcée d’oublier se grandeur et sa gloire au risque d’être fragilisée face à ses ennemis ! »
Louis-Alphonse de Bourbon
Journée de commémoration de l’insurrection catholique et royaliste de 1799 – Message, legitimite.fr, 23 août 2022
« Mistral n’ignore rien de l’histoire de la Provence, dont il relate ou mentionne les grandeurs et les décadences — notamment dans Calendal — depuis les Phocéens et les Ligures : la Provence grecque et romaine puis chrétienne, la République médiévale d’Arles, la lutte contre les Sarrazins et les “Barbares du Nord”, l’union de la Provence au royaume de France, etc. Néanmoins, le plan historique est beaucoup moins élevé que d’autres, tels ceux du lieu, du peuple (de la race) ou de la langue et, au-delà de tout, de la “grand Naturo”. Les Hannibal, les César, les Charlemagne, les Bonaparte, tous ceux “que sus Rose à‑de-rèng an fan l’empèri” (“qui eurent tour à tour empire sur le Rhône”) et qui sont passés par les Alpes ont disparu, mais les Alpes demeurent, ainsi que les “pastre d’Arle” (“bergers d’Arles”), leurs boucs et leurs brebis, qui continuent de les traverser. »
Rémi Soulié
Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« En limitant les prérogatives de l’État, le pacte fédératif préserve les particularismes provinciaux, les libertés, les autonomies locales et autorise l’exercice des souverainetés. »
Rémi Soulié
Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« Tenir, c’est maintenir, et les mainteneurs sont les fantassins du Félibrige, maintenant le lieu de la langue où habiter, lieu qui se déploie dans un espace vital. »
Rémi Soulié
Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« Dans De la souveraineté du peuple, Maistre compare l’édification de la tour de Babel à la rédaction de la Constitution par les révolutionnaires français ; dans les deux cas c’est la même illusion, celle de croire que les hommes puissent construire quelque chose d’eux-mêmes, sans Dieu. »
Marc Froidefont
Joseph de Maistre. La nation contre les droits de l’homme, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue mémoire, 2023