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Bertrand de Jouvenel

Bertrand de Jouvenel des Ursins, connu sous le nom de Bertrand de Jouvenel, né en 1903 à Paris, où il est mort en 1987, est un écrivain et journaliste français, également juriste, politologue et économiste. Penseur libéral, il fut, avec Gaston Berger, l'un des pionniers et théoriciens de la prospective en France. Il fonda la revue Futuribles, consacrée à la réflexion sur les futurs possibles. Il fut également un pionnier de l'écologie politique et romancier à ses heures sous le nom de plume de Guillaume Champlitte. Parmi ses trente-sept livres, Du pouvoir reste une référence. Avec Friedrich Hayek et Jacques Rueff, il est le fondateur de la Société du Mont Pèlerin, club d'intellectuels libéraux.

Découvrez 6 citations de Bertrand de Jouvenel

Le faux dogme de l’égalité…

« Le faux dogme de l’égalité, flat­teur aux faibles, abou­tit en réa­li­té à la licence infi­nie des puissants. »

Ber­trand de Jouvenel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

Si Plutarque est d’une lecture tellement exaltante…

« Si Plu­tarque est d’une lec­ture tel­le­ment exal­tante, c’est parce que ses per­son­nages, du meilleur au pire, sou­tiennent tous une conti­nuelle noblesse d’attitudes. Ce n’est point mer­veille qu’ils aient four­ni à la tra­gé­die presque tous ses héros, car déjà dans la vie ils étaient en quelque sorte sur la scène, for­més pour jouer cer­tains per­son­nages et rete­nus dans leur rôle par l’attente exi­geante des spectateurs. »

Ber­trand de Jouvenel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

C’est à l’instinct de domination que le grand ensemble doit son existence…

« C’est com­mettre une erreur grosse de consé­quences, de pos­tu­ler comme tant d’auteurs que la grande for­ma­tion poli­tique, l’État, résulte natu­rel­le­ment de la socia­bi­li­té humaine. Cela paraît aller de soi, car tel en effet est sans doute le prin­cipe de la socié­té, fait de nature. Mais cette socié­té natu­relle est petite. Et l’on ne peut pas­ser de la petite socié­té à la grande par le même pro­ces­sus. Il faut ici un fac­teur de coa­gu­la­tion, qui dans la très grande majo­ri­té des cas n’est pas l’instinct d’association, mais l’instinct de domi­na­tion. C’est à l’instinct de domi­na­tion que le grand ensemble doit son existence. »

Ber­trand de Jouvenel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

Un peuple étant un complexe de rapports, d’attitudes…

« Un peuple étant un com­plexe de rap­ports, d’attitudes, il y a une autre menace qui pèse sur lui, autre que la des­truc­tion phy­sique, autre que la perte d’indépendance : c’est celle de la dis­so­lu­tion si les hommes ne se sentent plus membres d’un même corps, si le cli­mat de confiance qui unit ces citoyens dis­pa­raît, si les sym­boles qu’ils ont en com­mun n’ont plus le même sens pour les uns et pour les autres, en un mot si l’existence morale du peuple dis­pa­raît. Et cette perte de l’exis­tence morale n’est pas due à des causes exté­rieures et sou­daines : elle est due à des phé­no­mènes inté­rieurs et dis­so­cia­teurs, qui sont des sous-pro­duits du pro­grès. »

Ber­trand de Jouvenel
Du Prin­ci­pat et autres réflexions poli­tiques, 1958, édi­tions Hachette, 1972

Un simple lieutenant, entre le bolchevisme de Bela Kun…

« Un simple lieu­te­nant, entre le bol­che­visme de Bela Kun et l’impérialisme rou­main, des­si­nait et fai­sait res­pec­ter une zone de sécu­ri­té. Un colo­nel s’interposait entre Tchèques et Hon­grois et la ligne d’armistice qu’il déter­mi­nait allait deve­nir fron­tière. »

Ber­trand de Jouvenel
La décom­po­si­tion de l’Europe libé­rale, 1924 – 1932, édi­tions Plon, 1941

Je crois que notre société industrielle souffre…

« Je crois que notre socié­té indus­trielle souffre d’un malaise fon­da­men­tal, qui est d’ordre moral et poli­tique et se résume à ceci que l’individu n’a de pou­voir que dans le rôle irres­pon­sable du consommateur. »

Ber­trand de Jouvenel
Arca­die, Essai sur le mieux vivre, in Revue de droit com­pa­ré, édi­tions S.E.D.E.S, 1969

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