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Citations sur la France

Pour l’islam de France…

« Pour l’islam de France, la sor­tie de reli­gion telle que la conçoivent de concert le pro­gres­sisme liber­taire et la moder­ni­té libé­rale n’est pas seule­ment vécue comme un désen­chan­te­ment abso­lu du monde, mais aus­si et sur­tout comme un sys­tème qui met en péril les inva­riants anthro­po­lo­giques dont les reli­gions ont eu jus­qu’i­ci la garde his­to­rique. Il y a là, pour qui tient les yeux ouverts, l’embryon d’une guerre civile. »

Patrick Buis­son
La Cause du peuple, édi­tions Per­rin, 2016

Ceux qui crachent sur la France…

« Ceux qui crachent sur la France doivent par­tir vers les pays d’où ils viennent. La remi­gra­tion, c’est la migra­tion du retour. Il y eut, pour la France, une illus­tra­tion trau­ma­ti­sante d’une telle remi­gra­tion. C’est en 1962 : l’Algérie jette à la mer un mil­lion de Fran­çais ins­tal­lés depuis un siècle en terre algé­rienne. On peut sou­hai­ter que la migra­tion inverse soit moins trau­ma­ti­sante et moins bru­tale. […] La remi­gra­tion vaut pour ceux qui, chez nous, mettent le désordre ou cultivent une mélan­co­lie mâti­née de mépris. Les choses se feront natu­rel­le­ment. À la condi­tion que nous assu­mions notre iden­ti­té, que nous levions toute ambi­guï­té sur nos fier­tés et notre assu­rance sur l’avenir. Alors le malaise chan­ge­ra de côté. Et ceux qui ne s’y retrouvent plus par­ti­ront, comme la moi­tié des Ita­liens ou des Polo­nais, avant-guerre, ont quit­té la France, mal­gré nos racines communes. »

Phi­lippe de Villiers
Les cloches son­ne­ront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016

À chaque fois que j’entre sous le vieux porche…

« À chaque fois que j’entre sous le vieux porche [d’une cathé­drale], mar­qué par les vicis­si­tudes de la pierre souf­frante, déca­pi­tée, je res­sens en moi char­nel­le­ment, qui vibre, toute une France des hautes nefs immé­mo­riales, une foule chan­tante, un grouille­ment d’âmes simples, un hymne à l’unité pro­fonde de la sym­pho­nie mil­lé­naire, l’accord par­fait du burin sur la pierre et du souffle de l’esprit. C’est une grande émo­tion que cette pré­sence de l’œuvre vive, une res­pi­ra­tion qui ne s’étaient pas. Des ombres qui se lèvent le long des colonnes. Des géants. Des gisants de géants. »

Phi­lippe de Villiers
Les cloches son­ne­ront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016

La France a été expropriée…

« La France a été expro­priée de chez elle. Si elle regagne ses pénates et recouvre sa mémoire, l’esprit retrou­ve­ra son rayon­ne­ment et sa force d’attraction.
Il faut relire la fable du riche Labou­reur” qui sen­tait sa mort pro­chaine et fit venir ses enfants :
Gar­dez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont lais­sé nos parents.
Un tré­sor est caché dedans. »

Phi­lippe de Villiers
Les cloches son­ne­ront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016

L’assise de la France…

« L’assise de la France tient à ce dépôt mil­lé­naire, elle tient à ce qu’elle existe autant par des mil­lions d’hommes vivants que par un mil­liard d’hommes morts. La vraie assise, la voi­là. Quand on est du même champ, alors on est pour tou­jours du même temps. »

Phi­lippe de Villiers
Les cloches son­ne­ront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016

De l’immigration obligatoire…

« De l’immigration obli­ga­toire à la migra­tion des indi­gènes, chas­sés de chez eux, il n’y a qu’un pas. Né gau­lois, de souche fran­çaise, le pauvre bougre devien­dra demain deman­deur d’asile en France. Dépos­sé­dé de son titre de séjour sur la terre de ses ancêtres ? »

Phi­lippe de Villiers
Les cloches son­ne­ront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016

Les législateurs doivent être de leur pays et de leur temps…

« On a sou­vent cité les plai­san­te­ries que fai­sait, en 1796, Joseph de Maistre à pro­pos des tra­vaux de nos assem­blées consti­tuantes ; elles avaient vou­lu faire des lois pour l’homme. Or, disait-il, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu des Fran­çais, des Ita­liens, des Russes, etc. ; mais quant à l’homme, je déclare ne l’a­voir ren­con­tré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu… Une consti­tu­tion qui est faite pour toutes les nations, n’est faite pour aucune : c’est une pure abs­trac­tion, une œuvre sco­las­tique faite pour exer­cer l’es­prit d’a­près une hypo­thèse idéale et qu’il faut adres­ser à l’homme, dans les espaces ima­gi­naires où il habite. Qu’est-ce qu’une consti­tu­tion ? N’est-ce pas la, solu­tion du pro­blème sui­vant ? Étant don­nées la popu­la­tion, la reli­gion, la situa­tion géo­gra­phique, les rela­tions poli­tiques, les richesses, les bonnes et les mau­vaises qua­li­tés de chaque nation, trou­ver les lois qui lui conviennent ?”.
Les for­mules du trop spi­ri­tuel écri­vain reviennent à dire que les légis­la­teurs doivent être de leur pays et de leur temps ; il ne semble pas d’ailleurs que les hommes de la Révo­lu­tion aient oublié cette véri­té autant que le dit Joseph de Maistre ; on a sou­vent remar­qué que dans les cas mêmes où ils affi­chaient la pré­ten­tion de rai­son­ner sur l’homme anhis­to­rique, ils avaient, d’or­di­naire, tra­vaillé à satis­faire les besoins, les aspi­ra­tions ou les ran­cunes des classes moyennes contem­po­raines ; tant de règles rela­tives au droit civil ou à l’ad­mi­nis­tra­tion n’au­raient pas sur­vé­cu à la Révo­lu­tion si leurs auteurs eussent tou­jours navi­gué dans des espaces ima­gi­naires, à la recherche de l’homme abso­lu. »

Georges Sorel
Réflexions sur la vio­lence, 1908, édi­tions du Tri­dent, 1987

Il semble qu’un style de vie fondée sur l’idée de risque…

« Il semble qu’un style de vie fon­dée sur l’idée de risque (l’« aven­ture ») ou la notion de ser­vice est aujourd’hui sans écho […] La vraie rai­son de la dis­pa­ri­tion de la peine capi­tale est la géné­ra­li­sa­tion de l’idée selon laquelle l’homme n’est pas res­pon­sable de lui-même, jointe à l’idée que la jus­tice ins­ti­tuée n’a rien à voir avec la sym­bo­lique de la ven­geance. […] En l’état actuel des choses, une majo­ri­té de Fran­çais refu­se­rait de se battre pour défendre sa liber­té. Nous sommes, en d’autres termes, dans une socié­té qui pense que rien n’est pire que la mort, et notam­ment pas l’esclavage. L’inconvénient est que ce type de socié­té finit tou­jours par mou­rir. Après avoir été esclave. »

Alain de Benoist
Orien­ta­tions pour des années déci­sives, édi­tions Le Laby­rinthe, 1982

Les Français ont sous leurs pieds…

« Les Fran­çais ont sous leurs pieds le sol qui contient pro­por­tion­nel­le­ment aux vivants le plus grand nombre de morts : 15 mil­liards de tombes pèsent plus lourd que 50 mil­lions de vivants. »

Pierre Chau­nu
His­toire des sen­si­bi­li­tés des Fran­çais à la France, Robert Laf­font, 1982

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