« L’individu contemporain ne veut plus apprendre, ne veut plus souffrir, ne veut plus subir. »
René Guénon
La crise du monde moderne, 1927, éditions Gallimard, 1946
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« L’individu contemporain ne veut plus apprendre, ne veut plus souffrir, ne veut plus subir. »
René Guénon
La crise du monde moderne, 1927, éditions Gallimard, 1946
« Jusqu’où iront la mauvaise conscience et la veulerie de l’homme blanc repentant à l’égard de l’islam conquérant ? »
Olivier Bardolle
Petit traité des vertus réactionnaires, L’Éditeur, 2010
« Le libéralisme s’organise autour de la notion d’individu et autour de la notion d’humanité, en éliminant toutes les structures intermédiaires, tandis que la démocratie illibérale, qui n’est jamais que la démocratie tout court, s’organise fondamentalement autour de la notion de citoyen. »
Alain de Benoist
Pour une Europe illibérale, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« La pertinence (pertinere : « appartenir à », « être dans le sujet ») est la règle de base de l’apprentissage du savoir. Il est indispensable d’être d’abord pertinent dans toutes les matières abordées. Mais lorsque la crise déborde et frappe d’inanité ces modestes sapiences – modestes par leur faible envergure et profondeur, mais terriblement immodestes par leur volonté d’hégémonie – le recours à l’impertinence est une sagesse rebelle qui ouvrira de nouvelles perspectives, lèvera les grilles de nos prisons idéologiques. »
Jacques Marlaud
Interpellations – Questionnements métapolitiques, éditions Dualpha, 2004
« Lorsqu’un événement historique ou l’attitude d’un grand personnage apparaît en rupture avec la trame du temps ou la moralité des comportements humains, lorsqu’une zone d’ombre et d’incompréhension les envahit tout d’un coup et les fait échapper aux prises de la science et de la pure intelligence, l’imagination d’un groupe d’hommes ou d’un peuple, défiant les lois du quotidien, trouve naturellement le moyen d’imposer ses couleurs et ses métamorphoses, ses déformations et ses amplifications. »
Nicole Ferrier-Caverivière
« Figures historiques et figures mythiques », Dictionnaire des mythes littéraires, éditions du Rocher, 1994
« Quand les particularismes locaux s’effacent sous le rouleau compresseur de l’américanisation, il devient alors plus que crucial d’œuvrer à préserver les identités collectives. Nous devons résister aux troupes d’occupation mentale qui avancent masquées sous couvert de liberté religieuse, de droit au développement économique et de droits de l’homme. »
Thibault Mercier
Le droit des Européens à la frontière, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« En 1462, neuf ans après la prise de Constantinople, le sultan Mehemet II, en route pour Lesbos, s’arrêta sur le site de Troie. Là, selon le chroniqueur grec Critobloulos d’Imbros rallié au Turc, épousant l’héritage de l’Asie face à l’Europe, il aurait dit : “C’est à moi que Dieu réservait de venger cette cité et ses habitants : j’ai dompté leurs ennemis, ravagé leurs cités et fait de leurs richesses une proie !” »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002
« La tentative de définir un intérêt national présuppose un accord sur la nature du pays dont les intérêts doivent être définis. Il nous faut d’abord savoir qui nous sommes pour savoir ce que sont nos intérêts. »
Hubert Védrine
Continuer l’Histoire, éditions Fayard, 2007
« Il y a toujours eu des gens pour se tromper de combat ! Des Grecs tentés par l’alliance avec le Grand Roi ou tout simplement par son or. Des Romains considérant les Huns comme une possible alliance de revers contre les Germains. Des nobliaux d’Espagne jouant les Maures contre leurs plus proches voisins.
Cela c’est de la géopolitique de chef-lieu de canton.
Je préfère la sagesse d’Henri le Navigateur, fils et frère de roi, qui entreprit de « faire reculer les bornes du monde ». La première étape en fut la prise de Ceuta en 1416 sur la côte nord du Maroc. En affaiblissant les royaumes musulmans, le Portugal prenait le risque de renforcer son concurrent espagnol. À son frère le roi qui s’en inquiétait, Henri le Navigateur répondit : « Les infidèles vous veulent du mal par nature, et lui [le roi de Castille] par accident. » Remarquable prise de conscience européenne. »
Jean-Yves Le Gallou
Les grandes batailles des Européens, allocution au sixième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 6 avril 2019
« L’importance du capital immatériel dans la vie d’un peuple et tout ce qui le constitue en tant que peuple à travers les âges : une sociabilité collective, des mœurs communes, une mémoire profonde, un imaginaire historique. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
« Tout ce qui est bien, tout ce qui a fait quelque chose de bien, ou s’y efforce, est toujours une minorité. Et les gens d’une minorité se sentent toujours en exil. »
Henry de Montherlant
La possession de soi-même in Service inutile, 1935, éditions Gallimard, 1973, coll. Folio Essais, 2005
« Renée de Vincay avait toujours bénéficié d’une réputation d’intelligence. Cette réputation venait de ce qu’elle se mêlait aux conversations des hommes et non sans insolence. N’importe quoi, débité avec assurance prenait un petit air de vérité dans la bouche d’une très jeune femme, très décolletée. Moins jeune et non moins décolletée, l’esprit n’était plus le même. Heureusement pour Renée, l’habitude crée l’assurance, et bien qu’elle n’eût plus une coquetterie directe à l’égard des mâles, elle conservait l’aplomb de sa vingtième année pour présenter ses meilleures inepties. »
Roger Nimier
Les enfants tristes, 1951, éditions Gallimard, coll. Folio, 1983