« Le fanatisme est le frère toujours présent du doute. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
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« Le fanatisme est le frère toujours présent du doute. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« Ne point vouloir voir ses propres fautes et les projeter, tel est le début de la plupart des querelles ; c’est la garantie, la plus solide garantie que l’injustice, la haine et la persécution ne sont pas sur le point de disparaître. La haine de l’homme se concentre toujours sur ce qui lui donne conscience de ses mauvaises qualités. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« Seul un sot s’intéresse à la faute des autres, à laquelle il ne peut rien changer. L’homme intelligent puise ses enseignements dans ses propres fautes. Il se posera la question : qui suis-je donc pour que tout cela m’arrive ? Il contempla ses propres profondeurs pour y chercher la réponse à cette question fatidique. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« L’amour, chez la femme, n’est pas sentimental – il ne l’est que chez l’homme – : il est une volonté de vivre, parfois terriblement dépourvu de sentimentalité et qui même la conduira au sacrifice de soi. L’homme ainsi aimé ne peut échapper à ce qu’il y a d’inférieur en lui, car il ne peut répondre à cette réalité que par sa propre réalité. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« Il y a malheureusement beaucoup trop de gens qui parlent de l’homme comme il serait désirable qu’il fût et jamais de l’homme tel qu’il est en réalité (…) On ne saurait changer ce qu’on n’accepte pas. La condamnation morale ne libère point, elle opprime ; dès que je condamne un être en mon for intérieur je ne suis plus son ami et je ne partage plus ses souffrances ; je suis son oppresseur. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« L’aveu que l’on se fait à soi-même n’agit le plus souvent que peu ou pas du tout : par contre quand il est fait à un autre, on peut en attendre beaucoup plus d’effet. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« On ne recule devant rien, devant aucune absurdité pour échapper à son âme. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« À quoi juges-tu que Tellos est le plus heureux des hommes ? » — « Tout d’abord », répondit Solon, « Tellos, citoyen d’une cité prospère, a eu des fils beaux et vertueux, et il a vu naître chez eux des enfants qui, tous, ont vécu ; puis, entouré de toute la prospérité dont on peut jouir chez nous, il a terminé sa vie de la façon la plus glorieuse : dans une bataille qu’Athènes livrait à ses voisins d’Éleusis il combattit pour sa patrie, mit l’ennemi en déroute et périt héroïquement. »
Hérodote
L’Enquête, Livre I‑30, Ve siècle avant notre ère, trad. Andrée Barguet, éditions Gallimard, coll. La Pléiade, 1964
« (…) Forces du cosmos contre forces du chaos, aux premières correspondant tout ce qui est forme, ordre, loi, tradition au sens supérieur, hiérarchie spirituelle, aux secondes les influences dissolvantes, subversives, dégradantes, qui cherchent à faire prévaloir l’inférieur sur le supérieur, la matière sur l’esprit, la quantité sur la qualité. »
Julius Evola
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomini e le rovine), 1953, trad. Gérard Boulanger, éditions Pardès, 1984
« Laissons donc la raison aux philosophes, mais ne lui demandons pas trop d’intervenir dans le gouvernement des hommes. Ce n’est pas avec la raison, et c’est souvent malgré elle, que se sont créés des sentiments tels que l’honneur, l’abnégation, la foi religieuse, l’amour de la gloire et de la patrie, qui ont été jusqu’ici les grands ressorts de toutes les civilisations. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018
« Nous avons déjà montré que les foules ne sont pas influençables par des raisonnements, et ne comprennent que de grossières associations d’idées. Aussi est-ce à leurs sentiments et jamais à leur raison que font appel les orateurs qui savent les impressionner. Les lois de la logique rationnelle n’ont aucune action sur elles. Pour convaincre les foules, il faut d’abord se rendre bien compte des sentiments dont elles sont animées, feindre de les partager, puis tenter de les modifier, en provoquant au moyen d’associations rudimentaires, certaines images suggestives ; savoir revenir au besoin sur ses pas, deviner surtout à chaque instant les sentiments qu’on fait naître. Cette nécessité de varier son langage suivant l’effet produit au moment où l’on parle, frappe d’avance d’impuissance tout discours étudié et préparé. L’orateur suivant sa pensée et non celle de ses auditeurs, perd par ce seul fait toute influence. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018