« Les systèmes qui reposent sur des principes arbitraires, conçus en dehors ou même à l’encontre des réalités et de l’expérience, n’engendrent que le néant. »
Jacques Bainville
Réflexions sur la politique, édition posthume, Plon, 1941
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« Les systèmes qui reposent sur des principes arbitraires, conçus en dehors ou même à l’encontre des réalités et de l’expérience, n’engendrent que le néant. »
Jacques Bainville
Réflexions sur la politique, édition posthume, Plon, 1941
« (…) nous avons suivi le joueur de flûte et il nous mène à travers les décors qu’il a construits sur notre chemin. Il imite la voix de la conscience et des pénitents l’accompagnent, se flagellent et gémissent sons leur cagoule. Et le chant de la conscience universelle, les vêpres de la conscience universelle, s’élèvent comme la nuée du tabernacle en tête de la procession : leur faux-bourdon emplit le ciel, les haut-parleurs dans les nues le répercutent comme un requiem désespéré, il s’élève entre les façades comme le chant immense de tous les hommes. Et les psaumes de ce miserere ne nous disent qu’une chose, qui est de tuer en nous la voix qui ne veut pas se taire, de tuer en nous la colère intraitable, de tuer en nous la bête indocile qui refuse le joug et le troupeau : et elle invite à respecter “les maîtres”. »
Maurice Bardèche
Sparte et les Sudistes, éditions Les Sept Couleurs, 1969
« Nous sommes arrivés à un tournant. Jusqu’à présent, la situation et les différences sociales ont rendu l’idée même d’intégration inaccessible : cette intégration, la plupart des immigrés ne l’ont jamais ni conçue ni souhaitée. Leur nombre et leur concentration ont fait que la pression vers l’intégration qui s’applique d’habitude aux petites minorités, n’a pas fonctionné. Nous assistons aujourd’hui au développement de forces qui s’opposent directement à l’intégration, par l’apparition de droits acquis qui maintiennent et accentuent les différences raciales et religieuses, dans le but d’exercer une domination, d’abord sur les autres migrants et ensuite sur le reste de la population. »
Enoch Powell
Discours des fleuves de sang, allocution du 20 avril 1968 à Birmingham, éditions La Nouvelle Librairie, 2019
« Au nom des principes moraux, on détruit le spirituel ; au nom du primat de l’économie, on détruit la famille, au nom du droit, on détruit l’armée et son esprit, au nom de la raison, on détruit les traditions. »
Ivan Blot
Le héros dans notre civilisation : héros tragiques et héros historiques, huitième opus du cycle de conférences sur « L’homme héroïque », 2 mai 2017
« Les Africains doivent se décoloniser mentalement pour revenir à la culture du chef en laissant celle du consensus mou aux donneurs de leçons européens. Le salut de l’Afrique en dépend. Tout le reste n’est que balivernes européocentrées. »
Bernard Lugan
Le Covid-19, une chance pour l’Afrique ?, L’Afrique Réelle, 18 mars 2020
« (…) L’homme moderne, non seulement est invité à ne plus avoir de vilains réflexes, lesquels n’expriment pas autre chose que sa négligeable personnalité, mais qu’en outre, en tant que fragment et composant de la conscience collective, il est tenu de s’associer à des croisades dont il est, au fond de lui-même, l’adversaire. »
Maurice Bardèche
Sparte et les Sudistes, éditions Les Sept Couleurs, 1969
« Les théories de Hobbes sont à l’origine de toutes les théories de la table rase qui, sous des formes diverses, se succèdent en Occident depuis trois cents ans. L’humanité, ses sociétés, ses générations successives sont des tabulas rasas, des tablettes de cire sur lesquelles le temps a écrit des histoires, des conceptions du monde et des pratiques sociales. On pourrait, en chauffant un peu la tablette, faire fondre la cire qui redeviendrait lisse, “rase” et donc vierge, et l’on pourrait donc écrire dessus, en toute liberté, un nouveau droit, de nouvelles sociétés, un homme nouveau. “Du passé faisons table rase”, dit l’Internationale. Ces théories sont l’origine du constructivisme politique, de la théorie des constitutions politiques modernes et de la prétention à rompre avec une nature et des héritages. Dans le temps présent, la table rase sous-tend l’idéologie immigrationniste puisque rien, dans cette conception, n’empêche de voir des individus allogènes s’agréger librement et de plein droit au contrat social, perpétuellement “ouvert” sur un avenir à construire ensemble par accord mutuel. »
Lionel Rondouin
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018
« Le XXème siècle, nous le savons, est mort en 1989. Il aura duré soixante-dix ans. Il avait vu le jour entre 1914 et 1918, fils de l’horreur et de l’imposture. La “Grande Guerre”, cette catastrophe européenne, fut déclenchée et conduite par des barbons très convenables au nom des “valeurs éternelles” de la personne humaine, du droit, de la patrie et de la civilisation. Des tueries sans nom, la liquidation de générations entières de jeunes hommes, la naissance à l’Est de la plus féroce et de la plus absurde des tyrannies, la destruction d’équilibres séculaires irremplaçables, le charcutage inique des nations d’Europe centrale pour complaire aux utopies ou aux ambitions de visionnaires égarés, sans oublier l’enfantement, vingt ans plus tard, d’un nouvel holocauste pire encore, voilà de quoi avait accouché l’ère bourgeoise triomphante, héritière satisfaite de 1789. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
« La victoire des Yankees est la victoire d’une certaine morale et avec elle d’une certaine conception de l’homme et de la vie. C’est le rationalisme qui triomphe et, avec lui, les grands principes qu’on proclame et qu’on n’applique pas, et, après eux, c’est le dollar dont le culte s’installe et, avec le dollar, les aciéries et au-delà des aciéries, le fonctionnalisme, et, à l’horizon de tout cela, la société de consommation, la publicité, le conformisme, la monotonie, et les longues, les immenses plaines de l’ennui et de l’absurdité. »
Maurice Bardèche
Sparte et les Sudistes, éditions Les Sept Couleurs, 1969
« Dans le domaine de la théorie économique, qui ne voit la similitude entre la théorie politique de Hobbes et la théorie économique libérale ? L’homme est réduit à sa double fonction de producteur et de consommateur. Dans sa relation aux autres, l’homo œconomicus ne vise qu’à maximiser son utilité, son intérêt individuel en dehors de toute considération de solidarité. La relation économique est à la fois concurrentielle et contractuelle. La concurrence pure, parfaite et non faussée est garantie par l’État et les Codes, civil et de commerce, en sont les normes.
Les principes de ces deux idéologies sont communs : les hommes sont de purs atomes, des monades leibnitziennes qui flottent quelque part dans le plasma inorganique de l’espace et du temps, hors-sol, interchangeables et équivalents, sans aucune détermination culturelle ou historique. »
Lionel Rondouin
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018
« Le monde moderne est rempli d’hommes qui s’accrochent si fortement aux dogmes qu’ils ne savent même pas que ce sont des dogmes. »
Gilbert Keith Chesterton
Hérétiques, 1905
« C’est au nom des droits de l’homme que la Vendée a été exterminée… Par principe d’humanité. »
Philippe de Villiers
Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016