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Citations sur la joie

Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls…

« Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls. Nous sommes tra­gi­que­ment seuls. Nous n’avons rien à voir avec toutes les for­mules com­modes qui per­mettent tou­jours d’entrer dans une des cha­pelles bien éti­que­tées de l’échiquier poli­tique. Nous navi­guons sur une mer incon­nue et per­sonne ne peut com­prendre vers quels conti­nents nous cin­glons. Nous ne sommes à l’aise nulle part. Mais si chaque par­ti nous est étran­ger, chaque mili­tant reste notre frère. Un véri­table acti­viste refuse toutes les for­ma­tions de l’heure mais il accepte tous les hommes de cou­rage. Et c’est pour­quoi nous sommes joyeu­se­ment seuls.
C’est jus­te­ment parce que nous refu­sons toutes les com­pro­mis­sions et toutes les manœuvres que nous serons le plus pur métal de l’alliage de demain. »

Jean Mabire
La torche et le glaive, édi­tions Libres opi­nions, 1994

La vie ! La vie ! L’incroyable force de la vie…

« Il y a un feu. Ros­can­vel a cru voir un feu. Il écar­quille les yeux, pleu­rant de joie et de misère, de souf­france, de froid et de sel… Il y a un feu ! Fra­gile ain­si qu’une chi­mère, il pal­pite, cli­gnote fai­ble­ment, s’étiole dans un grain violent, semble se ravi­ver pour s’éteindre encore. Il y a un feu et l’espérance gran­dit comme une flamme. La vie ! La vie ! L’incroyable force de la vie ! »

Pierre Schoen­doerf­fer
L’aile du papillon, Édi­tions Gras­set, 2003

Notre place est dehors, notre place est à l’air libre…

« Notre place est dehors, notre place est à l’air libre, sous la nuit claire, l’arme au bras, tan­dis qu’au ciel scin­tillent les étoiles. Que les autres pour­suivent leurs fes­tins. Nous autres, au dehors, dans une garde ten­due, fer­vente et sûre, nous sen­tons déjà l’aube, dans l’allégresse de nos cœurs. »

José Anto­nio Pri­mo de Rive­ra, 1934, cité par Oli­vier Grimaldi
Pré­sence de José Anto­nio, Les Bou­quins de Syn­thèse natio­nale, 2013

Et voilà qu’ils pleuraient de joie en caressant leurs sabres !

« Et voi­là qu’ils pleu­raient de joie en cares­sant leurs sabres ! Leurs armes oubliées, rouillées, avi­lies, mais qui leur appa­rurent comme une viri­li­té per­due, car seules elles per­mettent à l’homme de créer le monde. Et ce fut le signal de la rébel­lion, laquelle fut belle comme un incendie !
Et tous, ils mou­rurent en hommes ! »

Antoine de Saint-Exupéry
Cita­delle, édi­tions Gal­li­mard, 1948

Élevés dans une ère de sécurité, nous avions tous la nostalgie…

« Éle­vés dans une ère de sécu­ri­té, nous avions tous la nos­tal­gie de l’inhabituel, des grands périls. La guerre nous avait donc sai­sis comme une ivresse. C’est sous une pluie de fleurs que nous étions par­tis, gri­sés de roses et de sang. Nul doute que la guerre ne nous offrît la gran­deur, la force, la gra­vi­té. Elle nous appa­rais­sait comme l’action virile : de joyeux com­bats de tirailleurs, dans les prés où le sang tom­bait en rosée sur les fleurs. Pas de plus belle mort au monde… Ah sur­tout, ne pas res­ter chez soi, être admis à cette communion ! »

Ernst Jün­ger
Orages d’acier (In Stahl­ge­wit­tern), 1920, Trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Dame suis vôtre et le serai…

« Dame suis vôtre et le serai
Vôtre fus depuis bien longtemps
Vous fûtes ma pre­mière joie
Serez ma joie jusqu’à la fin
Tant que la vie le durera. »

Ber­nard de Ventadour
XIIe siècle

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