« Courage, persévérance, fidélité et espoir, voici les forces qui devront nous animer – envers et contre tous nos ennemis. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
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« Courage, persévérance, fidélité et espoir, voici les forces qui devront nous animer – envers et contre tous nos ennemis. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
« Ainsi, même si nous nous sentons parfois seuls, démunis et même défaitistes, notre nombre est sans doute beaucoup plus grand que ne veulent l’imaginer la plupart de ces hommes politiques dont toute la carrière est bâtie sur la déconstruction des valeurs traditionnelles, sur la destruction de la solidarité entre être humains et sur la peur exercée sur l’esprit de ceux qui oseraient s’écarter du chemin tordu du politiquement correct. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
« Et combien en sommes-nous encore à nous opposer à l’avilissement de notre histoire, de notre civilisation, de nos traditions, par ceux qui, sous couvert de multiculturalisme, d’ouverture et d’individualisme, tentent de déconstruire non seulement tous les réseaux traditionnels de solidarité – familles, religions, ethnies, États, cultures –, mais visent aussi un brassage culturel, un nivellement social et un formatage idéologique rendant impossible toute résistance à ce futur État mondial qui se dessine à l’horizon ? Bref, combien en sommes-nous encore de vrais, de derniers Européens, pour qui la solidarité n’est pas seulement une formule électorale, mais une composante innée de notre style de vie, et pour qui les valeurs de notre histoire ne sont pas seulement des formes mortes, mais des racines vivantes ? »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
« Le contrat de confiance a été brisé à de si multiples reprises que désormais, votre but ne devrait plus être de participer à une réforme constructive, mais à prendre votre destin en main. Constituez votre propre société civile afin de pouvoir tenter, quand le temps sera propice, re reconquérir le pouvoir et de créer de nouvelles institutions à l’image des valeurs et de l’histoire qui sont les nôtres. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
« Les plus beaux passages de l’œuvre de Barrès tiennent à la description de l’amour, ce sera le chant d’allégresse de cet autre chef‑d’œuvre, Un jardin sur l’Oronte. Ce sera également l’amour d’une terre, l’admiration pour des morts et un passé. Ainsi se rejoignent la quête de la tradition barrésienne et le désir d’enthousiasme du Moi. Dans l’amour, le ciel de l’action s’élargit et, comme le Moi aimera ses racines et ses ancêtres, il aimera agir à leur manière. »
Jeremy Baneton
Maurice Barrès. Le prince de la jeunesse, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« Le XIXe siècle peut ainsi s’interpréter dans la perspective barrésienne comme le grand passage de l’absolu au relatif. L’absolu, pour le dire très simplement, ce sera ici la tradition. Tradition chrétienne, tradition monarchique, traditions de la société, etc. D’une certaine manière, c’est la communauté encadrée précédant la Révolution. Le relatif est alors le mode philosophique dans lequel se déploie une société qui n’a plus ces références anciennes. (…) Avec la Révolution, comprise comme changement philosophique radical, Dieu et la politique sont transmués et s’intègrent dans le seul ordre du subjectif. Chacun choisira selon son désir. C’est “la décérébration”, “l’émiettement”, ainsi que le définit Barrès. »
Jeremy Baneton
Maurice Barrès. Le prince de la jeunesse, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« Lorsque le monde pourrit, peut-on vraiment exclure l’individu, alors que celui-ci, par la solidité intemporelle qu’il désire, permet de sauvegarder la part de beauté personnelle qu’un Moi peut conserver et vouloir par-dessus la masse ? Le fameux “ne pas subir” de Barrès prend dès lors tout son sens : il faut se refuser à la médiocrité des barbares, il faut maintenir sa noblesse au-delà des visées de la masse. »
Jeremy Baneton
Maurice Barrès. Le prince de la jeunesse, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« Le dandysme, c’est la joyeuse désinvolture qui chevauche ensemble le rêve et l’ironie, qui rit en parlant d’absolu – surtout s’il est divin – et qui se moque ouvertement de lui-même, de tous les maîtres, de tout le monde, de tout ce qui est. »
Jeremy Baneton
Maurice Barrès. Le prince de la jeunesse, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« L’expression triste ou joyeuse de l’individu dans sa quête de l’absolu, de ce qui a du sens, est l’obsession de toute l’œuvre de Barrès, l’axe par lequel il faut la prendre. C’est ainsi que Maurras parlait justement à propos de son ami de “nihilisme douloureux”. Douloureux car Barrès sait que l’homme n’est guère son propre support, qu’il lui faut un ailleurs. »
Jeremy Baneton
Maurice Barrès. Le prince de la jeunesse, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2023
« Seuls les derniers Européens se cramponnent encore à l’idéal d’un État-providence et paternaliste et le défendent coûte que coûte contre ses ennemis en se dépassant mutuellement à proposer des projets de réforme. Or, c’est un leurre : l’État nous a abandonné il y a bien longtemps déjà à notre sort, car la plupart des hommes politiques qui le dirigent – grâce à nos voix – ne font que l’instrumentaliser à leurs fins, suçant tous les jours un peu plus sa moelle afin de reporter les grands problèmes sociaux du jour au lendemain. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
« D’un ensemble socialement et culturellement largement homogène, l’Europe se transforme en une somme d’innombrables groupements religieux et ethniques souvent antagonistes, et, au lieu de s’opposer à ce morcellement, nos institutions, sous couvert de la protection des minorités et de la subsidiarité, l’avantagent au maximum afin de couper court à toute résistance généralisée de la part d’une citoyenneté dépossédée de ses propres institutions. »
David Engels
Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe, Blue Tiger Media, 2019
« Comme le montre très bien Camus, il y a non seulement la nature en dehors de l’homme, dont l’écologie politique s’est emparée, mais aussi la nature en l’homme, qui n’est d’ailleurs ni bonne, ni mauvaise. Sans ce contrepoids qu’est l’amour du monde et des hommes tels qu’ils sont, sans cette acceptation du tragique de l’existence humaine, la révolte s’adosse à un projet de subversion, de déconstruction, ou bien de destruction, comme les totalitarismes qui ont cherché à saper tous les fondements anthropologiques des sociétés humaines pour fabriquer de toutes pièces un homme nouveau, libéré des entraves du passé. »
Jacques Dewitte
« L’esprit conservateur est le souci de ce qui tient ensemble le monde de manière invisible », Limite, 12 mai 2016