« L’épaisseur du rempart compte moins que la volonté de le prendre. »
Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 av. notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« L’épaisseur du rempart compte moins que la volonté de le prendre. »
Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 av. notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990
« Comment peut-on être rebelle aujourd’hui ?
Je me demande surtout comment on pourrait ne pas l’être ! Exister, c’est combattre ce qui me nie. Être rebelle, ce n’est pas collectionner des livres impies, rêver de complots fantasmagoriques ou de maquis dans les Cévennes. C’est être à soi-même sa propre norme. S’en tenir à soi quoi qu’il en coûte. Veiller à ne jamais guérir de sa jeunesse. Préférer se mettre tout le monde à dos que se mettre à plat ventre. Pratiquer aussi en corsaire et sans vergogne le droit de prise. Piller dans l’époque tout ce que l’on peut convertir à sa norme, sans s’arrêter sur les apparences. Dans les revers, ne jamais se poser la question de l’inutilité d’un combat perdu. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
« […] et tous nous sommes menacés par de nouveaux assauts sur les plaines de Troie. Troie peut avoir tous les noms possibles, les dieux sont toujours en embuscade, préparant de nouveaux assauts. Cela ne veut pas dire que les hommes sont maudits et destinés à se battre. Cela signifie que l’histoire n’est pas finie. »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
« Le tourment des précautions l’emporte sur les dangers à éviter ; il vaut mieux s’abandonner à la destinée. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
« Dans un fameux passage de l’Iliade le poète décrit la phalange achéenne : « La lance fait un rempart à la lance, le bouclier au bouclier, chacun étayant l’autre ; l’écu s’appuie sur l’écu, le casque sur le casque, le guerrier sur le guerrier. » Ce n’est pas seulement la préfiguration de l’ordre hoplitique que l’on entrevoit ici, mais surtout l’expression de ce qu’est une communauté solidaire où chaque membre peut se reposer sur les autres, où la désertion d’un seul anéantirait instantanément le tout indissociable. Pas question de « contrat » ici, mais d’obligations mutuelles inscrites dans le pacte fondateur du clan, de la tribu, de la cité et de la phalange. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
« Les poèmes homériques nous montrent les chefs achéens régnant chacun sur un petit royaume ; la Grèce de l’âge héroïque, divisée en autant de royaumes indépendants qu’il y a de cantons, était déjà morcelée à l’extrême, comme le sera plus tard celle de l’époque classique. […]
Chacun de ces rois est indépendant : Agamemnon n’est choisi comme chef de guerre contre Troie que parce qu’il commande à la troupe la plus nombreuse ; mais avant de prendre une décision il consulte les autres chefs, ses pairs, réunis en conseil. […] Ces chefs sont essentiellement des guerriers. La guerre est leur principale occupation, la source principale de leur richesse. Ils ne rêvent que batailles et pillages, expéditions sur terre ou sur mer. Entre voisins, les guerres sont incessantes : la paix leur pèse, le repos les ennuie, l’aventure les attire ; et, lors même que, vaincus par l’âge, ils chauffent leurs vieux membres à la flamme du foyer dans la haute salle de leur manoir, ils n’ont pas de plus grande joie que d’écouter après un festin le récit des exploits de leur jeunesse. […]
Le pouvoir de ces rois, tel qu’il nous est présenté dans l’Iliade et dans l’Odyssée, est de caractère féodal. Plus qu’il ne gouverne un canton, chacun d’eux commande à un groupe de guerriers qui le reconnaissent comme leur chef. Autant que ses soldats, ses compagnons d’armes sont ses amis, en même temps que ses serviteurs, et, en expédition lointaine comme au pays, ils sont convoqués en assemblée lorsque se présente une affaire grave. Bien que la royauté soit héréditaire, chaque chef doit mériter son rang par sa prudence au conseil et son courage au combat. À la guerre, qui est encore conçue comme une série d’engagements individuels, il paye de sa personne, et, de retour chez lui, en son manoir ou dans son domaine, il ne croit pas déchoir en prenant part à l’apprêt d’un festin ou aux travaux des champs. »
Robert Flacelière
Introduction aux poèmes homériques, 1955
Hector : « Il n’est qu’un bon présage, c’est de combattre pour sa patrie. »
Homère
Iliade, Chant XII, 243, vers 800 – 725 avant notre ère
« La guerre. Les Pachtouns et avec eux les conquérants indo-européens, macédoniens et anglais qui transitèrent autrefois par Chakdara nous rappellent que l’Histoire est d’abord faite du sang des hommes mélangé à la terre. L’Europe l’a oublié et c’est pour cela qu’elle ne comprend plus rien à la marche du monde. »
Erik L’Homme
Des pas dans la neige. Aventures au Pakistan, éditions Gallimard Jeunesse, coll. Pôle fiction, 2010
« Le réveil nécessaire s’inscrit, pour chacun de nos pays, dans le combat pour sa langue face au sabir globish que le système tend à imposer. Tout autant dans le combat pour l’Histoire à un moment où certains historiens, aveuglés par l’idéologie, nous incitent à nous débarrasser du “poison de l’identité” et à nous reconnaître dans une histoire globale et “connectée”, à renoncer au roman national décrit comme une pure construction idéologique totalement illégitime pour rendre compte des “lendemains qui chantent” à venir… »
Philippe Conrad
Relever le défi migratoire, rendre à l’Europe son identité, allocution au troisième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 9 avril 2016
« Oui, la société est tiède et le confort nous affaiblit mais beaucoup d’hommes et de femmes redécouvrent la nature, l’effort, le combat. Qui ne voit le développement des “sports extrêmes” : la course au large, le trail, les parcours le long des crêtes, le wingsuit, c’est-à-dire le rêve d’Icare enfin réalisé ? Qui ne voit le regain des randonnées au long cours Sur les chemins noirs de la France, les routes d’Europe ou les pèlerinages de Chartes ou de Compostelle ? Qui ne voit l’intérêt croissant des nôtres pour les sports de défense : tir ou boxe ? À l’instar de ce qui se passa au XIXe siècle quand les sociétés de gymnastique furent un élément central du réveil des peuples. »
Jean-Yves Le Gallou
Après le dernier homme, l’Européen de demain !, allocution au quatrième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 18 mars 2017
« Elle est [la politique] l’activité sociale qui se propose d’assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d’une unité politique particulière en garantissant l’ordre au milieu de luttes qui naissent de la diversité et de la divergence des opinions et des intérêts. […] La guerre est toujours latente, non pas parce qu’elle serait une fin en elle-même ou le but de la politique, mais le recours ultime dans une situation sans issue. […] Il ne saurait y avoir de politique sans un ennemi réel ou virtuel. »
Julien Freund
L’Essence du politique, éditions Sirey, 1965