« Toi, mon petit gars, tu penses que tu viens de ‘prendre femme’, comme on dit. Non pas ! C’est elle qui t’a pris, et pour que tu fasses d’elle une mère. »
Henri Vincenot
L’œuvre de chair, éditions Denoël, 1984
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« Toi, mon petit gars, tu penses que tu viens de ‘prendre femme’, comme on dit. Non pas ! C’est elle qui t’a pris, et pour que tu fasses d’elle une mère. »
Henri Vincenot
L’œuvre de chair, éditions Denoël, 1984
« Nulle maison n’est bâtie, nul plan n’est tracé, où la perte future ne soit la pierre de base, et ce n’est point dans nos œuvres que vit la part impérissable de nous-mêmes. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
« La verticalité est intrinsèque à la masculinité et à l’ancien ordre européen. Elle se manifeste par une tension naturelle vers le risque, la différence, l’altitude en tout. Elle méprise la sécurité, la tranquillité, l’indolence, l’hédonisme, qui sont penchants horizontaux. Elle distingue, élève, attribue un rang. Elle hiérarchise les idées et les personnes. L’ordre d’Homère est vertical comme l’est aussi le langage, l’élégance, la grammaire, les donjons, ou la forme que l’on donne aux authentiques créations. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002
« Partout l’homme masse a surgi, un type d’homme hâtivement bâti, monté sur quelques pauvres abstractions et qui pour cela se retrouve identique d’un bout à l’autre de l’Europe. C’est à lui qu’est dû le morne aspect, l’étouffante monotonie que prend la vie dans tout le continent. Cet homme masse, c’est l’homme vidé au préalable de sa propre histoire, sans entrailles de passé et qui par cela même, est docile à toutes les disciplines dites “internationales”. »
José Ortega y Gasset
La révolte des masses (La rebelión de las masas, 1929), trad. Louis Parrot, éditions Stock, 1937
« Parfois certains de mes vieux amis me reprochent de trop évoquer le passé. Si je parle du passé, ce n’est pas par nostalgie ou passéisme mais par respect pour le présent et l’avenir. Car le passé éclaire le présent qui tient en lui-même l’essentiel de l’avenir. Dans la suite des temps et la succession des hommes, il n’y a pas d’acte isolé, de destin isolé. Tout se tient. Il faut croire à la force du passé, au poids des morts, au sang et à la mémoire des hommes ; que serait un homme sans mémoire, il marcherait dans la nuit ; que serait un peuple sans mémoire, il n’aurait pas d’avenir, et les hommes de l’avenir, ceux qui forgeront l’avenir seront ceux qui auront la plus vaste mémoire. »
Hélie Denoix de Saint Marc
Allocution lors de la remise de ses insignes de Grand Officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, Fort de Nogent, 29 mars 2003
« Le temps de l’antiphrase, le mot pour un autre, l’euphémisme d’euphémisme et tout simplement le mensonge, président à ce qui survient, pour faire croire que cela ne survient pas. »
Renaud Camus
Le Grand Remplacement, éditions David Reinharc, 2011, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Dans l’arène, 2021
« Qu’est-ce que l’avenir, qu’est-ce que le passé, qu’est-ce que nous ? Quel fluide magique nous environne et nous cache les choses qu’il nous importe le plus de connaître ? Nous naissons, nous vivons, nous mourons au milieu du merveilleux. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
« Je ne fréquente mes semblables qu’avec parcimonie […], considérant l’amour de l’humanité comme une illusion sentimentale autant que politique, et tenant de comprendre comment l’humanité s’abolit dans l’illégitimité du nombre, par exemple dans la foule que je traversais, ce jour-là, principalement composée de Noirs, de Maghrébins, de Pakistanais, d’Asiatiques, de diverses sortes de métis, et de quelques Blancs, hommes et femmes, dont deux petites lesbiennes se tenant par la main avec défi, suivies d’un nain dandinant son corps pitoyable entre de jeunes beautés tapageuses, et des enfants, des vieillards, laids, mal vêtus, l’ensemble se mouvant dans une puanteur constituée de relents d’égouts, de viennoiseries, de parfums et de produits de chez Mc Donald’s, au sein d’un vacarme dont on ne savait plus s’il annonçait la fin du monde ou s’il la faisait désirer, sur ce quai de la station Châtelet-les-Halles, un samedi après-midi, dans ce qui fut le ventre de Paris, et qui est devenu cette gigantesque gare souterraine, au-dessous des anciens cimetières des Innocents et de Saint-Eustache : des bas-fonds, où je ne descends jamais sans songer qu’à la foule se mêlent les spectres d’innombrables défunts, dont j’avais vu exhumer les os, quarante ans auparavant, et me demandant au milieu des grondements, des rumeurs et des cris, si, plus encore que la lumière, l’air libre n’est pas la première manifestation de la vérité. »
Richard Millet
Arguments d’un désespoir contemporain, Hermann éditeurs, 2011
« Loin des mélanges d’une « civilisation planétaire » comme village global, la planète s’organise aujourd’hui en blocs ethniques identitaires, en compétition. Le mélange des cultures, l’abolition des identités n’est pas au programme du XXIe siècle. L’Inde, la Chine, le monde arabo-musulman ou turco-musulman, etc., affirment leurs identités, ne tolèrent ni immigration de colonisation ni métissage sur leur sol. Seules, les pseudos-élites européennes défendent le dogme d’une “planète métisse”. C’est une chimère. »
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – Manifeste de la Résistance européenne, Éditions de L’Æncre, 2001
« Je ne puis que répéter mon conseil de tenir un cahier de souvenirs, ne serait-ce qu’une suite de mots repères qui serviront plus tard. Ainsi se conserveront des notes précieuses dont nos petits-enfants tireront encore parti, car eux seuls pourront reconnaître dans les événements cette ligne de destin, insaisissable pour nous et qui se manifestera dans l’avenir, à une époque où nos passions d’aujourd’hui n’auront plus qu’une portée historique. Ainsi s’établira une série de petites monographies susceptibles de maintenir dans les familles une tradition, c’est-à-dire la compréhension des destinées d’un pays. »
Ernst Jünger
Le Boqueteau 125 (Das Wäldchen 125), 1925, trad. Julien Hervier, Christian Bourgois éditeur, 2000
« Il est urgent que les Européens réapprennent à défendre leur identité particulière et leur espace propre. Toutes les cultures ne se valent pas. Nos patries ne sont pas des villes ouvertes. À l’égard d’une immigration de plus en plus massive les Européens ne doivent pas rechercher un illusoire optimum commun entre envahisseurs et envahis. Mais penser à protéger d’abord leur héritage et leurs héritiers. »
Jean-Yves Le Gallou
XXIe siècle, vers un nouveau cycle européen ?, allocution au cinquième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 7 avril 2018
« Quant aux langues anciennes, elles présentent un cas particulièrement intéressant. D’une part, en tant que langues, elles constituent l’exemple clé de ce qui, à l’accoutumée, se transmet par simple tradition. D’autre part, leur transmission est uniquement active, elles sont l’objet d’un enseignement. C’est ce phénomène que l’on désigne par l’expression étrange de « langues mortes ». Elles peuvent devenir aussi vivantes que les autres, mais elles reçoivent leur vie de l’extérieur. Une langue morte peut d’ailleurs redevenir vivante, le cas de l’hébreu moderne le montre à l’évidence. »
Rémi Brague
Modérément moderne, éditions Flammarion, 2014