Thème
Citations sur l'éducation
Pas besoin de morale…
« On n’a pas besoin de morale quand on a déjà le sens du devoir. »
Alain de Benoist
L’exil intérieur. Carnets intimes, Krisis / éditions La Nouvelle Librairie, 2022
Détourne-toi des préceptes de ceux qui spéculent sur le monde…
« Détourne-toi des préceptes de ceux qui spéculent sur le monde mais dont les raisons ne sont pas confirmées par l’expérience. »
Léonard de Vinci
Frammenti letterari e filosofici, a cura di Edmondo Soldi, Giunti Barbera editore, 1979
La bêtise insiste toujours…
« La bêtise insiste toujours. »
Albert Camus
La peste, éditions Gallimard, 1947, coll. Folio, 1972
De là cette chaleur et cette bousculade vers la culture…
« De là cette chaleur et cette bousculade vers la culture, ce zèle pour une réforme philosophique de l’éducation et de l’ensemble des formes sociales et politiques de l’humanité, qui font de l’époque de l’Aufklärung si souvent dépréciée une époque si digne d’être honorée. Un témoignage impérissable de cet esprit, nous le possédons dans l’hymne magnifique « À la joie » que l’on doit à Schiller et à Beethoven. Nous ne pouvons plus entendre cet hymne aujourd’hui qu’avec douleur. On ne peut imaginer contraste plus grand que celui de la situation de ce temps avec notre situation présente. »
Edmund Husserl
La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale (Die krisis der europaischen wissenschaften und die transzendentale phaenomenologie), 1954, trad. Gérard Granel, éditions Gallimard, coll. Tel, 1989
Autrefois, les jeunes gens étaient obligés d’étudier…
« Autrefois, les jeunes gens étaient obligés d’étudier ; ils n’avaient pas envie de passer pour des ignares, ils se donnaient du mal, bon gré mal gré. Aujourd’hui, il leur suffit de dire : fariboles, tout n’est que fariboles ! et le tour est joué […] les voilà tout d’un coup promus nihilistes. »
Ivan Tourgueniev
Pères et fils, 1862, in Romans et nouvelles complets, tome II, trad. Françoise Flamant, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1982
Le besoin où j’étais d’éduquer mon corps…
« Le besoin où j’étais d’éduquer mon corps aurait pu être prévu dès l’instant où je ressentis l’attirance des données profondes de la surface. Je savais que la seule chose qui pouvait fortifier une telle idée c’était le muscle. Qui accorde la moindre attention à un théoricien d’éducation physique décrépit ? »
Yukio Mishima
Le soleil et l’acier, 1968, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard, coll. Du monde entier, 1973, éditions Gallimard, coll. Folio, 1993
Un devoir de mémoire frelaté et destructeur…
« En lieu et place d’une histoire mettant en perspective de hauts faits, sans pour autant nier les chemins de traverse, on inculque aux Européens un “devoir de mémoire” frelaté et destructeur. “Un devoir de mémoire” dans lequel la continuité de l’histoire européenne et de ses valeurs semble définitivement perdue. »
Jean-Yves Le Gallou
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
Les vrais atouts de leur propre langue…
« Ce livre n’a pas la moindre prétention de théoriser, ni de défendre une thèse quelconque. Il m’a conduit cependant, au fur et à mesure qu’il s’est déployé, à mieux prendre conscience de l’obstacle qui empêche les Français d’aujourd’hui de comprendre quels sont les vrais atouts de leur propre langue, qu’ils parlent encore, mais distraitement et qu’ils n’osent plus aimer. »
Marc Fumaroli
Quand l’Europe parlait français, Éditions de Fallois, 2001
Ce n’est pas parce que l’on est pauvre que l’on est un voyou…
« Ce n’est pas parce que l’on est pauvre que l’on est un voyou. Bien des riches sont de vrais truands qui confondent ce qu’ils ont avec ceux qu’ils sont. Le pauvre lui n’a que ce qu’il est. Sois toujours digne et protège ton honneur : il est ta seule richesse. »
Erik L’Homme
Les Maîtres des brisants, tome 1, Chien-de-la-lune, éditions Gallimard Jeunesse, coll. Hors-piste, 2004
Le meilleur des livres…
« Le meilleur des livres est celui qui ne se contente pas de me procurer un plaisir en venant satisfaire mon attente : au contraire, il la surprend, la dépasse, me tire hors de mon état initial ; et c’est en me dépassant, à sa lecture, que je m’approche de ce que je suis, de ce que je pense, ressens et vis. Par son ouvrage, l’auteur ne m’offre pas qu’un divertissement : il augmente en moi ma propre liberté — il m’augmente de moi-même, pourrait-on dire. C’est d’ailleurs là le principe même de son autorité : l’auctor est celui dont le propre est d’augere, d’augmenter. Ce que l’auteur fait croître en moi, ce n’est pas seulement un contenu de savoir, une quantité de culture, un capital à entretenir, mais l’être même que je suis. »
François-Xavier Bellamy
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre, éditions Plon, 2014
Rien n’est plus beau que d’apprendre par cœur…
« Rien n’est plus beau que d’apprendre par cœur, c’est-à-dire de recevoir pleinement une parcelle de cet immense héritage qui reste toujours à comprendre. L’expression même manifeste, de façon lumineuse, l’unité de l’intelligence et de la sensibilité, augmentées ensemble de ce qui nous est transmis. Apprendre par cœur, c’est laisser un texte, une musique, un savoir nous habiter, nous transformer, élever et élargir notre esprit et notre cœur jusqu’à leur propre hauteur. De cette maturation, notre être même a besoin. »
François-Xavier Bellamy
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre, éditions Plon, 2014
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