« Le vrai bonheur coûte peu ; s’il est cher, il n’est pas d’une bonne espèce. »
François-René de Chateaubriand
Mémoires d’outre-tombe, tome 1, Livre I à XII, 1848, éditions Livre de Poche, coll. Classiques, 1989, réédition, 2001
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« Le vrai bonheur coûte peu ; s’il est cher, il n’est pas d’une bonne espèce. »
François-René de Chateaubriand
Mémoires d’outre-tombe, tome 1, Livre I à XII, 1848, éditions Livre de Poche, coll. Classiques, 1989, réédition, 2001
« Vous qui avez souffert, vous ne savez pas combien vous êtes devenus précieux ; vous ne savez pas quelle lumière sort de vos yeux et quel miel coule de vos lèvres ! »
Antoine Blanc de Saint-Bonnet
La douleur, 1849, Jérôme Million éditions, 2008, FV éditons, 2019
« Rien n’est tel que la douleur pour chasser la légèreté, éteindre l’indifférence, donner son prix à la sagesse et à tout ce qui vient du cœur. Ne confiez que peu de choses aux personnes qui n’ont pas souffert. »
Antoine Blanc de Saint-Bonnet
La douleur, 1849, Jérôme Million éditions, 2008, FV éditons, 2019
« Lecteur de Nietzsche, Drieu sait qu’il faut une sauvagerie physique pour que de belles images se transforment en poésie. L’oubli du corps brise donc la chaîne de cette discipline qu’est l’art, cette contrainte que l’esprit impose à la chair afin d’en sublimer les instincts.
La France est malheureuse car elle a perdu le sens de cette incarnation, elle est donc incapable de création. »
Jeremy Baneton
Pierre Drieu la Rochelle. Le rêve ou l’action, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« En creux, les “Lumières” disent qu’avant elles, tout était obscur ; elles font croire, par leur nom, qu’elles constituent par nature un progrès de l’intelligence. Pourtant, c’est absolument faux : à peine se présentent-elles qu’elles sont déjà en train de mentir. Le siècle qui les précède, le XVIIe siècle, appelé plus tard “le siècle classique” ou “le Grand Siècle”, vaut par exemple mille fois les “Lumières” sur le plan intellectuel. Rien qu’en France, Pascal, Bossuet, Malebranche, Descartes, Racine, Corneille, Fénelon, Perrault, Boileau, et tant d’autres, tous chrétiens et naturellement royalistes, écrasent sans conteste de leur génie la plupart des fameux “philosophes” et écrivains de salon qui les suivront. »
Julien Rochedy
Philosophie de droite, éditions Hétairie, 2022
« Garder son sang-froid peut […] être salutaire : dès que l’adversaire passe aux attaques personnelles, on répond calmement qu’elles n’ont rien à voir avec l’objet du débat, on y ramène immédiatement la conversation, et on continue de lui montrer à quel point il a tort, sans tenir compte de ses insultes, comme le dit Thémistocle à Eurybiade […]. Mais ce genre de comportement n’est pas donné à tout le monde. »
Arthur Schopenhauer
L’Art d’avoir toujours raison (Die Kunst, Recht zu behalten), vers 1830 – 1831, Mille et une nuits édition, 2021
« Derrière le “pas-de-vaguisme” (pas de couilles, pas d’embrouilles…), l’idéologie dominante qu’on appelle gentiment “politiquement correcte” ou qu’on qualifie de “pensée unique” est un véritable rouleau compresseur qui nie les frontières : entre les hommes, entre les sexes, entre les territoires et les terroirs. »
Jean-Yves Le Gallou
La société de propagande. Manuel de résistance au goulag mental, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2022
« C’est ainsi qu’au cours des trois dernières décennies des idées impensables sont progressivement devenues d’abord radicales, puis envisageables, acceptables, raisonnables, populaires, sinon obligatoires. Pendant que des idées initialement évidentes sont progressivement devenues critiquables, contestables, radicales, sinon extrémistes, voire interdites. »
Jean-Yves Le Gallou
La société de propagande. Manuel de résistance au goulag mental, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Cartouches, 2022
« Mes choix profonds n’étaient pas d’ordre intellectuel mais esthétique. L’important pour moi n’était pas la forme de l’État — une apparence — mais le type d’homme dominant la société. Je préférais une république où l’on cultivait le souvenir de Sparte à une monarchie vautrée dans le culte de l’argent. Il y avait dans ces simplifications un grand fond de vérité. Je crois toujours aujourd’hui que ce n’est pas la loi qui est garante de l’homme, mais la qualité de l’homme qui garantit la loi. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
« Drieu instaure (…) une logique du “tout ou rien”. Il est dégoûté du monde et le juge systématiquement d’après l’absolu qu’il désire. Il veut que chaque chose atteigne le meilleur d’elle-même et se fâche de les voir moindres qu’elles ne pourraient être. »
Jeremy Baneton
Pierre Drieu la Rochelle. Le rêve ou l’action, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« Le moderne avait oublié son corps, endormi par les calculs de la raison. Il avait conceptualisé le monde dans son seul esprit et avait rompu le premier contrat, la première loi de la vie : la loi de l’incarnation. »
Jeremy Baneton
Pierre Drieu la Rochelle. Le rêve ou l’action, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« Le lien direct entre cette théorie traditionnelle de la connaissance et l’exigence pratique que le tantrisme met au premier plan est évident. En effet, il s’ensuit que toute voie vers une connaissance supérieure est conditionnée par une transformation de soi-même, par un changement existentiel et ontologique de niveau, donc par l’action, le sâdhana. Cela est en net contraste avec la situation générale du monde moderne. En fait, il est évident que si, par ses applications techniques, la connaissance moderne de type “scientifique” donne à l’homme des possibilités multiples et grandioses sur le plan pratique et matériel, elle le laisse démuni sur le plan concret. Par exemple, si, dans le domaine de la science moderne, l’homme arrive à connaître approximativement la marche et les lois de constance des phénomènes physiques, sa situation existentielle n’en est pas changée pour autant. »
Julius Evola
Le yoga tantrique : sa métaphysique, ses pratiques (Lo yoga della potenza), 1949, trad. Gabrielle Robinet, Fayard éditions, coll. L’espace intérieur, 1971