« Inlassablement, la loi accumule les tentatives pour enrayer le désir des hommes de changer la vie en instants de poésie. »
Yukio Mishima
Chevaux échappés, 1969, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard 1980, coll. Quarto, 2004
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« Inlassablement, la loi accumule les tentatives pour enrayer le désir des hommes de changer la vie en instants de poésie. »
Yukio Mishima
Chevaux échappés, 1969, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard 1980, coll. Quarto, 2004
« Où manque la force, le droit disparaît ; où apparaît la force, le droit commence de rayonner. Le droit des églises à rester catholiques est essentiellement dans la puissance, dans la persistance de l’idée qui est en elles. »
Maurice Barrès
La grande pitié des églises de France, 1914, Émile-Paul Frères, Éditeurs
« Le progressiste libéral exige que l’histoire se comporte en accord avec les postulats de sa raison, puisque c’est la liberté qui la crée ; et comme sa liberté engendre aussi les causes qu’il défend, aucun fait ne peut primer sur le droit que la liberté établit. »
Nicolás Gómez Dávila
Le Réactionnaire authentique (El reaccionario auténtico), 1995, trad. Michel Bibard, Éditions du Rocher/Anatolia, 2005
« La nature de l’éthique qui doit présider aux rapports des hommes et des animaux ne tient pas aux droits qu’ont les animaux par rapport à nous, mais aux devoirs que nous avons envers eux. »
Alain de Benoist
« Les droits des animaux », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir et tout devenait permis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connaissons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les totalitarismes ; elle cautionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus profondément, elle entraîne une crise morale tant le fossé se creuse entre la société légale et le pays. »
Louis Alphonse de Bourbon
Discours suivant la Messe célébrée à la mémoire du Roi Louis XVI à la Chapelle Expiatoire, 20 janvier 2019
« En passant du singulier au pluriel, le trio célèbre, amours, délices et orgues, change de sexe et devient féminin. D’autres se dégradent profondément. Les honneurs ont peu à voir avec l’honneur, les devoirs avec le devoir, les droits avec le droit, les espérances, langage des notaires de Labiche, avec l’espérance qui est la volonté d’espoir quand il n’y a pas d’espoir. Il y a des objets perdus, des soldats perdus, des enfants perdus. Il y a aussi des mots perdus. Quelle peine a frappé le mot courage ? »
Jean-François Deniau
Histoires de courage, éditions Plon, 2000
« Cet ordre impersonnel et divin de l’univers a pour image parmi nous la justice, la vérité, la beauté. Rien d’inférieur à ces choses n’est digne de servir d’inspiration aux hommes qui acceptent de mourir.
Au-dessus des institutions destinées à protéger le droit, les personnes, les libertés démocratiques, il faut en inventer d’autres destinées à discerner et à abolir tout ce qui, dans la vie contemporaine, écrase les âmes sous l’injustice, le mensonge et la laideur.
Il faut les inventer, car elles sont inconnues, et il est impossible de douter qu’elles soient indispensables. »
Simone Weil
La personne et le sacré, 1943, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1957, R&N Éditions, 2016
« Le droit est trop froid et trop formel pour exercer sur la société une influence bénéfique. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l’homme. »
Alexandre Soljenitsyne
Le déclin du courage, discours à l’université de Harvard du 8 juin 1978, trad. Geneviève et José Johannet, éditions Les Belles Lettres, 2014
« Mettre dans la bouche des malheureux des mots qui appartiennent à la région moyenne des valeurs, tels que démocratie, droit ou personne, c’est leur faire un présent qui n’est susceptible de leur amener aucun bien et qui leur fait inévitablement beaucoup de mal.
Ces notions n’ont pas leur lieu dans le ciel, elles sont en suspens dans les airs, et pour cette raison même elles sont incapables de mordre la terre.
Seule la lumière qui tombe continuellement du ciel fournit à un arbre l’énergie qui enfonce profondément dans la terre les puissantes racines. L’arbre est en vérité enraciné dans le ciel.
Seul ce qui vient du ciel est susceptible d’imprimer réellement une marque sur la terre. »
Simone Weil
La personne et le sacré, 1943, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1957, R&N Éditions, 2016
« À notre époque d’intelligence obscurcie, on ne fait aucune difficulté de réclamer pour tous une part égale aux privilèges, aux choses qui ont pour essence d’être des privilèges. C’est une espèce de revendication à la fois absurde et basse ; absurde, parce que le privilège par définition est inégal ; basse, parce qu’il ne vaut pas d’être désiré. »
Simone Weil
La personne et le sacré, 1943, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1957, R&N Éditions, 2016
« Le droit de vote est considéré comme une évidence, mais on ne lui accorde pas une grande valeur, on ne comprend pas clairement l’enjeu et le sérieux de ce droit. Cette ignorance générale des masses laisse aux minorités actives une large marge de manœuvre. »
Robert Steuckers
« Des effets pervers de la partitocratie », Nouvelles de Synergies européennes nº 41, juillet-août 1999
« L’homme n’est pas en règle avec la loi pour s’être abstenu de la violer, il faut qu’il la défende. Pour se mettre à l’unisson des harmonies célestes, il doit établir l’ordre en lui-même et hors de lui ; c’est par l’active énergie de la lutte qu’on imite les dieux. »
Louis Ménard
De la morale avant les philosophes, 1860, éditions Hachette Livre, 2013