Il n’y a que deux leviers pour réunir les hommes…

« Il n’y a que deux leviers pour réunir les hommes : la crainte ou l’intérêt. Toute grande révo­lu­tion doit pro­cé­der par la crainte, les inté­rêts mis en jeu n’amènent pas de grands résul­tats. »

Napo­léon Bona­parte
Viri­li­tés, maximes et pen­sées com­pi­lées par Jules Ber­taut, édi­tions San­sot et Cie, 1912

Les soldats qui vous disent qu’ils n’ont jamais connu la peur…

« Les sol­dats qui vous disent qu’ils n’ont jamais connu la peur vous mentent. Ou peut-être ont-ils tra­ver­sé la guerre en zom­bies. C’est l’incandescence qui porte le sol­dat, et ce cou­rage-là res­semble à une expé­rience mys­tique : pour que la lumière jaillisse, il faut bien qu’un peu de soi brûle et se consume. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Les sen­ti­nelles du soir, édi­tions les arènes, 1999

Aristocrates et paysans acceptaient que leurs fils allassent à la mort…

« Aris­to­crates et pay­sans accep­taient que leurs fils allassent à la mort. Le bour­geois, lui, planque” ses enfants car le cou­rage ou l’obéissance héroïque ne sont pas son lot. Pour l’aristocrate : Si mon fils est un lâche, mon nom est souillé”. Et pour le pay­san : Si je ne défends pas ma terre, l’ennemi l’annexera”. Pour le bour­geois : Si mon fils est tué, qui héri­te­ra de mon or et qui pren­dra la suc­ces­sion de mon com­merce ?” »

Jean Cau
Les écu­ries de l’Occident, édi­tions de La Table Ronde, 1973

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