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Citations d'un auteur italien

Il regardait ses pieds…

« Il regar­dait ses pieds qui pas à pas le rap­pro­chaient de sa mai­son. En Rus­sie aus­si il regar­dait ses pieds en mar­chant dans la steppe ; aus­si en Alba­nie, en Pologne, en Alle­magne. Même les pas qui l’avaient éloi­gné étaient des pas pour reve­nir. De temps à autre il levait les yeux pour regar­der la route qu’il lui res­tait à faire : les petites lignes droites lui sem­blaient très longues et les mon­tagnes encore bien loin. »

Mario Rigo­ni Stern
Sen­tiers sous la neige (Sen­tie­ri soto la neve), 1998, trad. Monique Bac­cel­li, édi­tions La Fosse aux ours, 2000

Quand le beau temps coïncide…

« Quand le beau temps coïn­cide avec ma dis­po­ni­bi­li­té, j’aime par­tir avec mes sou­ve­nirs sur les sen­tiers et les che­mins fores­tiers ; j’observe, aus­si, et j’écoute, les signaux que la nature com­mu­nique au fil des sai­sons et des années. Mais c’est quand des amis se joignent à moi que je rêve et réflé­chis le plus. Ces com­pa­gnons de route ne sont plus pré­sents phy­si­que­ment, leur corps est res­té dans des endroits loin­tains : ense­ve­li sur des mon­tagnes, ou dans la steppe ; dans des cime­tières de vil­lage avec une simple croix, ou de ville avec une dalle et des fleurs. Et c’est avec eux que je suis et que je converse, en me sou­ve­nant. Ceux qui ne croient pas, ou ceux qui croient, peuvent regar­der ma façon d’agir avec une bien­veillante indul­gence. Peu m’importe : moi aus­si j’ai des doutes mais il me plaît, cer­taines fois, de les ignorer. »

Mario Rigo­ni Stern
Sen­tiers sous la neige (Sen­tie­ri soto la neve), 1998, trad. Monique Bac­cel­li, édi­tions La Fosse aux ours, 2000

On la sentait dans l’air…

« On la sen­tait dans l’air, l’odeur de la pre­mière neige : une odeur propre, légère, meilleure et plus agréable que celle du brouillard. Je parle du brouillard sain qui arri­vait une ou deux fois par an, au moment du pas­sage des alouettes. »

Mario Rigo­ni Stern
Sen­tiers sous la neige (Sen­tie­ri soto la neve), 1998, trad. Monique Bac­cel­li, édi­tions La Fosse aux ours, 2000

Il est inutile de se faire des illusions avec les chimères…

« Il est inutile de se faire des illu­sions avec les chi­mères d’un quel­conque opti­misme : nous nous trou­vons aujourd’hui à la fin d’un cycle. Depuis des siècles déjà, tout d’abord de façon insen­sible, puis avec le mou­ve­ment d’une ava­lanche, de mul­tiples pro­ces­sus ont détruit, en Occi­dent, tout ordre nor­mal et légi­time des hommes, ont faus­sé les concep­tions les plus hautes de la vie, de l’action, de la connais­sance et du com­bat. Et le mou­ve­ment de cette chute, sa vitesse, son côté ver­ti­gi­neux, a été appe­lé pro­grès”. Et des hymnes au pro­grès” furent enton­nés, et l’on eut l’illusion que cette civi­li­sa­tion – civi­li­sa­tion de matière et de machine – était la civi­li­sa­tion par excel­lence, celle à laquelle toute l’histoire du monde était pré-ordon­née : jusqu’à ce que les consé­quences ultimes de tout ce pro­ces­sus fussent telles qu’elles pro­vo­quèrent, chez cer­tains, un réveil. »

Julius Evo­la
Orien­ta­tions (Orien­ta­men­ti), 1950, trad. Phi­lippe Baillet, édi­tions Par­dès, 2011

Seule compte la résistance silencieuse d’un petit nombre…

« Seule compte la résis­tance silen­cieuse d’un petit nombre, dont la pré­sence impas­sible de convives de pierre” sert à créer de nou­veaux rap­ports, de nou­velles dis­tances, de nou­velles valeurs, et per­met de consti­tuer un pôle qui, s’il n’empêche certes pas ce monde d’égarés d’être ce qu’il est, trans­met­tra pour­tant à quelques-uns la sen­sa­tion de la véri­té, sen­sa­tion qui sera peut-être aus­si le début de quelque crise libé­ra­trice. »

Julius Evo­la
Révolte contre le monde moderne (Rivol­ta contro il mon­do moder­no), 1934

C’est à ça qu’on mesure la puissance…

« C’est à ça qu’on mesure la puis­sance : savoir jusqu’à quel point on est capable de vivre dans un monde où il n’y a plus ni sens, ni véri­té, ni but, ni loi, ni jus­tice, ni cau­sa­li­té – et vou­loir encore ce monde. »

Julius Evo­la
Teo­ria dell’Individuo asso­lu­to, 1927

Il est certain qu’aujourd’hui encore…

« Il est cer­tain qu’aujourd’hui encore, et pré­ci­sé­ment en Ita­lie, les rites par les­quels une com­mu­nau­té guer­rière déclare « pré­sents » les cama­rades morts au champ d’honneur, ont retrou­vé une force sin­gu­lière. Qui part de l’idée que tout ce qu’un pro­ces­sus d’involution a, de nos jours, doté d’un carac­tère allé­go­rique et au maxi­mum éthique, avait à l’origine une valeur de réa­li­té (et tout rite était action et non simple céré­mo­nie) doit pen­ser que les rites guer­riers actuels peuvent être matière à médi­ta­tion et à rap­pro­cher du mys­tère conte­nu dans l’enseignement dont nous avons par­lé : l’idée de héros qui ne sont pas vrai­ment morts, comme celle de vain­queurs qui, à l’image du César romain, res­tent « vain­queurs per­pé­tuels » au centre d’une lignée. »

Julius Evo­la
Méta­phy­sique de la Guerre (Dio­ra­ma Filo­so­fi­co, 1935), in Cahiers de l’Unicorne 7, trad. H.J. Max­well, Arche édi­tions, 1980

On sait que la volonté d’ordre et de forme constitue la base

« On sait que la volon­té d’ordre et de forme” consti­tue la base de toute civi­li­sa­tion tra­di­tion­nelle ; que la loi tra­di­tion­nelle ne pousse pas vers l’inqualifié, l’égal, l’indéfini, vers ce qui ren­drait les dif­fé­rentes par­ties du tout sem­blables, sous l’effet de l’homogénéisation ou de l’atomisation, mais veut que ces par­ties soient elles-mêmes, expriment de plus en plus par­fai­te­ment leur nature propre. »

Julius Evo­la
Révolte contre le monde moderne (Rivol­ta contro il mon­do moder­no), 1934

Le fait que la Monarchie n’apparaisse pas…

« Le fait que la Monar­chie n’apparaisse pas actuelle” prouve non pas un pro­grès, mais une régres­sion : cela signi­fie qu’une cer­taine par­tie de l’humanité est tom­bée tel­le­ment bas qu’elle n’est plus à la hau­teur d’une telle institution. »

Julius Evo­la
cité dans Tota­li­té, n°26, 1986

Les nuits étaient déjà froides et annonçaient l’hiver…

« Les nuits étaient déjà froides et annon­çaient l’hiver. Les étoiles avaient per­du leur trem­blo­te­ment esti­val et leur éclat était net et fixe : au cœur de la nuit elles allaient innom­brables. Dans ce pro­fond silence on per­ce­vait le vol des oiseaux migra­teurs et le pas­sage du temps. C’étaient des nuits faites pour mar­cher sans fin, avec bon­heur. »

Mario Rigo­ni Stern
Sen­tiers sous la neige (Sen­tie­ri soto la neve), 1998, trad. Monique Bac­cel­li, édi­tions La Fosse aux ours, 2000

À côté des grands courants de ce monde, il existe encore des hommes ancrés…

« À côté des grands cou­rants de ce monde, il existe encore des hommes ancrés dans les terres immo­biles”. Ce sont géné­ra­le­ment des incon­nus qui se tiennent à l’écart de tous les car­re­fours de la noto­rié­té et de la culture moderne. Ils gardent les lignes de crêtes et n’appartiennent pas à ce monde. Bien que dis­per­sés sur la terre, ils sont invi­si­ble­ment unis et forment une chaîne” incas­sable dans l’esprit tra­di­tion­nel. Sa fonc­tion cor­res­pond au sym­bo­lisme du feu éter­nel”. Grâce à ces hommes, la Tra­di­tion est pré­sente mal­gré tout, la flamme brûle secrè­te­ment, quelque chose rat­tache encore le monde au supra­monde. Ce sont les veilleurs”. »

Julius Evo­la
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomi­ni e le rovine), 1953, trad. Gérard Bou­lan­ger, édi­tions Par­dès, 1984

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