Citation

On sait que la volonté d’ordre et de forme constitue la base

« On sait que la volon­té d’ordre et de forme” consti­tue la base de toute civi­li­sa­tion tra­di­tion­nelle ; que la loi tra­di­tion­nelle ne pousse pas vers l’inqualifié, l’égal, l’indéfini, vers ce qui ren­drait les dif­fé­rentes par­ties du tout sem­blables, sous l’effet de l’homogénéisation ou de l’atomisation, mais veut que ces par­ties soient elles-mêmes, expriment de plus en plus par­fai­te­ment leur nature propre. »

Julius Evo­la
Révolte contre le monde moderne (Rivol­ta contro il mon­do moder­no), 1934

À propos de l'auteur

Giulio Cesare Andrea Evola, plus connu sous le nom de Julius Evola, né à Rome le 19 mai 1898 et mort dans la même ville le 11 juin 1974, est un philosophe, « métaphysicien », poète et peintre italien. Fortement influencé dans sa jeunesse par le futurisme puis le dadaïsme, ainsi que par la lecture de Nietzsche et Guénon, il est l’auteur d’une œuvre à la fois inclassable et radicale. « Érudit de génie » pour Marguerite Yourcenar ou « triste et insensé personnage » pour Umberto Eco, Evola est le théoricien d'un élitisme antimoderne, cherchant à concilier l'action politique contre-révolutionnaire avec les doctrines traditionnelles et affirmant la nécessité d'une « restauration héroïque » de la civilisation traditionnelle. « Compagnon de route » du fascisme et inspirateur de la droite radicale d’après-guerre, il est notamment l’auteur de Révolte contre le monde moderne (1934), Les Hommes au milieu des ruines (1953), Métaphysique du sexe (1958) ou encore Chevaucher le tigre (1961).