« Le concept de nation unit plus qu’il ne divise. »
Balázs Orbán
Comprendre la stratégie hongroise, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« Le concept de nation unit plus qu’il ne divise. »
Balázs Orbán
Comprendre la stratégie hongroise, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« La protection de l’identité […] est devenue un devoir fondamental de l’État. »
Balázs Orbán
Comprendre la stratégie hongroise, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« Une nation est l’entité la plus élevée fondée sur des valeurs partagées par des personnes ayant la même identité. »
Balázs Orbán
Comprendre la stratégie hongroise, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« Le christianisme a été la pierre angulaire de la pensée politique hongroise à travers les époques et, plus encore, le cadre de son renouveau. Le renforcement de la pensée chrétienne et l’utilisation de la force dynamique des fondements culturels chrétiens ont toujours été un élément naturel de l’ascension hongroise. »
Balázs Orbán
Comprendre la stratégie hongroise, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2023
« La France a perdu ses mœurs. Non pas que les hommes de notre génération soient, en effet, pires que leurs pères… Quand je dis que la France a perdu ses mœurs, j’entends, qu’elle a cessé de croire à ses principes. Elle n’a plus ni intelligence ni conscience morale, elle a perdu jusqu’à la notion de mœurs. Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion : que le juste et l’injuste, dont nous pensions jadis avoir le discernement, sont termes de convention, vagues, indéterminables ; que tous ces mots : Droit, Devoir, Morale, Vertu, etc., dont la chaire et l’école font tant de bruit, ne servent à couvrir que de pures hypothèses, de vaines utopies, d’indémontrables préjugés ; qu’ainsi la pratique de la vie, dirigée par je ne sais quel respect humain, par des convenances, est au fond arbitraire. »
Pierre-Joseph Proudhon
Cité par Georges Sorel dans Réflexions sur la violence, 1908, coéditions Krisis/La Nouvelle Librairie, 2023
« Les mythes révolutionnaires actuels sont presque purs : ils permettent de comprendre l’activité, les sentiments et les idées des masses populaires se préparant à entrer dans une lutte décisive, ce ne sont pas des descriptions de choses, mais des expressions de volontés. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, coéditions Krisis/La Nouvelle Librairie, 2023
« Il faut juger les mythes comme des moyens d’agir sur le présent : toute discussion sur la manière de les appliquer matériellement sur le cours de l’histoire est dépourvue de sens. C’est l’ensemble du mythe qui importe seul. Ses parties n’offrent d’intérêt que par le relief qu’ils donnent à l’idée contenue dans la construction. »
Georges Sorel
Réflexions sur la violence, 1908, coéditions Krisis/La Nouvelle Librairie, 2023
« Dans la pensée libérale, le concept politique de lutte se mue en concurrence du côté de l’économie, en débat du côté de l’esprit ; la claire distinction de ces deux états différents que sont la guerre et la paix est remplacée par la dynamique d’une concurrence perpétuelle et de débats sans fin. […] Le peuple politiquement un sera, d’une part, tantôt un ensemble de travailleurs et d’employés, tantôt une masse de consommateurs. La souveraineté et la puissance publique deviendront propagande et suggestion des foules dans le champ d’attraction de l’esprit, elles se mueront en contrôle dans celui de l’économie. Toutes ces opérations de substitution visent très précisément à soumettre l’État et la politique à une morale individualiste. »
Carl Schmitt
La notion de politique (Der Begriff des Politischen), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Steinhauser, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2009
« Qu’un peuple n’ait plus la force ou la volonté de se maintenir dans la sphère du politique, ce n’est pas la fin du politique dans le monde. C’est seulement la fin d’un peuple faible. »
Carl Schmitt
La notion de politique (Der Begriff des Politischen), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Steinhauser, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2009
« Tous les États connaissent sous une forme quelconque, plus ou moins sévère ou clémente, ce que le droit public dans les démocraties grecques connaissait comme désignation officielle d’hostis. […] Ce sont toutes les formes intra-étatiques de désignation officielle de l’ennemi public : bannissement, ostracisme, proscription, mise hors la loi. Cette désignation est, selon le comportement de celui qui a été déclaré ennemi de l’État, le signal de la guerre civile, c’est-à-dire de la désintégration de l’État en tant qu’unité politique organisée. […] C’est la guerre civile qui décidera alors du sort ultérieur de cet État. Cela n’est pas moins vrai, mais bien au contraire encore plus évident pour un État de droit de caractère bourgeois. »
Carl Schmitt
La notion de politique (Der Begriff des Politischen), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Steinhauser, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2009
« L’État, unité essentiellement politique, dispose du jus belli, c’est-à-dire de la possibilité effective de désigner l’ennemi, le cas échéant, par une décision qui lui soit propre, et de le combattre. […] Le jus belli implique qu’il en soit disposé ainsi : il représente cette double possibilité, celle d’exiger de ses nationaux qu’ils soient prêts à mourir et à donner la mort, celle de tuer des êtres humains qui se trouvent dans le camp ennemi. Mais la tâche d’un État normal est avant tout de réaliser une pacification complète à l’intérieur des limites de l’État et de son territoire, à faire régner « la tranquillité, la sécurité et l’ordre. »
Carl Schmitt
La notion de politique (Der Begriff des Politischen), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Steinhauser, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2009
« De nos jours encore, parmi les peuples industrialisés, les grandes masses demeurent adeptes d’une obscure religion de la technicité car elles sont, comme toutes les masses, avides de conclusions extrêmes et inconsciemment convaincues d’y avoir trouvé la dépolitisation absolue, […] qui signifie la fin de toute guerre et l’aube de la paix universelle. […] Nous savons qu’aujourd’hui c’est toujours au nom de la paix qu’est menée la guerre la plus effroyable, que l’oppression s’exerce au nom de la liberté et l’inhumanité la plus atroce au nom de l’humanité. »
Carl Schmitt
La notion de politique (Der Begriff des Politischen), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1972, trad. Marie-Louise Steinhauser, éditions Flammarion, coll. Champs classiques, 2009